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Critique de la bande dessinée : La Bataille de Mansourah #3 [2012], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 16 mai 2012 à 17h18

Croisade démoniaque


Cela faisait quelques temps que nous étions sans nouvelle de Guillaume de Sonnac, maître du Temple et agent du pape. Rappelez-vous, nous l’avions quitté alors qu’il se trouvait en fort mauvaise posture, dans les mains du sinistre Pélage, tout comme ses compagnons, pris au piège par les Ismaïliens et leurs alliés démoniaques. Un ensemble de situations tendues - qui font le fort de cette excellente série - qui rendait notre attente encore plus pénible. Heureusement, les auteurs et les éditions des Humanoïdes Associés ont fini par avoir pitié de nous.

Ce tome 3 reprend le cours du récit quatre années après la fin de l’opus précédent. Fidèles à leurs habitudes, IZU et Alex Nikolavitch ne changent pas leur principe de flux narratif, qui mêle avec malice histoire des croisades (ici, la Septième Croisade de Saint Louis) et ésotérisme (voire science-fiction) et use d’importants flashbacks explicatifs. La méthode se révèle, encore une fois, par son alternance de scènes très mouvementées et ses références réalistes, très efficace, notamment en favorisant un excellent rythme. Le ton, déjà bien violent, se durcit encore plus, chaque protagoniste n’ayant pour objectif que la pure destruction des autres. Les intérêts privés des personnages se dissolvent dans les enjeux, qui prennent une dimension cosmique. Les groupes explosent dans un maelstrom et tous vont se retrouver devant le fort de Mansourah pour un impressionnant climax final.

Le style graphique, toujours aussi cinématographique (une grande variation de valeurs de cadre), suit cette tendance au durcissement. Le gore est de plus en plus présent, le découpage adopte un schéma plus éclaté, plus chaotique, tout en restant raisonnablement organisé en gaufrier. Le trait hachuré de Zhang Xiaoyu a encore pris du volume et certaines planches, fascinent par leur efficacité dans les registres de l’épique et de l’horreur. De la bande dessinée viscérale, où la souffrance, la haine et la rage sont mis en exergue à travers les expressions et les mutations des personnages.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La Bataille de Mansourah #3 [2012]

Nicolas L.
90

Il aura fallu attendre deux ans pour découvrir le final de Crusades. Heureusement, l’on n’est pas déçu. Au contraire ! Un final apocalyptique, des révélations étonnantes, un récit bien rythmé, le tout excellemment servir par le coup de crayon de Zhang Xiaoyu qui ici encore franchi un palier dans son art. Un final en apothéose…

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien ficelé
  • Un récit palpitant et bien rythmé
  • Une ambiance oppressante et viscérale
  • Un trait vraiment efficace

Que faut-il oublier ?

  • Deux ans d’attente, c’est long !

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