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Critique du film : The Darkest Hour [2012], par Jonathan C.

Avis critique rédigé par Jonathan C. le jeudi 5 janvier 2012 à 02h22

Battle Moscow

affiche US Darkest Hour

Timur Bekmambetov a encore frappé. Après avoir tenté la fresque SF épique avec les brouillons et bruyants Night Watch et Day Watch puis troussé le débile mais très fun Wanted pour les américains, l'ambitieux Timur, nouveau chef de file du cinéma fantastique russe, surfe sur la nouvelle vague des films d’invasion extraterrestre (après Cloverfield, Skyline, Transformers 3, World Invasion : Battle Los Angeles, Attack The Block, Cowboys et Envahisseurs, bientôt Battleship…), certes cette fois juste en tant que producteur, comme sur L’Eclair noir, Apollo 18 ou le plus réjouissant Numéro 9. Mais The Darkest Hour ressemble tellement à son cinéma pop-corn opportuniste, pseudo-cool et pompeux qu’on peut légitimement se dire que le réalisateur Chris Gorak (qui avait déjà touché au film-catastrophe avec le DTV Los Angeles : Alerte Maximum, dans lequel L.A. était ravagée par des bombardements toxiques) n’est ici qu’un yes-man au service du sieur Bekmambetov.

Comme d’autres films du genre, et comme l'avait déjà fait Timur Bekmambetov avec Apollo 18, dont le sujet était tout de même plus intriguant, The Darkest Hour fut vendu via une campagne marketing internet axée sur le buzz (mais les trailers et les affiches n’étaient pourtant pas très engageants), le complément geek (cf. le motion comic en forme de préquelle au film et sur lequel ont travaillé quelques noms connus du comics comme Ben Templesmith, Tom Fowler, Nathan Fox, Ron Chan, Brian Churilla, Becky Cloonan ou Pia Guerra : http://www.darkesthourmovie.com/comic/) et les faux documents (cf. les fausses vidéos sur le site du film : http://www.thedarkesthourisnear.com/). Son pitch est pourtant des plus rudimentaires : en voyage à Moscou pour affaires, deux jeunes américains (Emile Hirsch et Max Minghella) rencontrent deux charmantes compatriotes (Olivia Thirlby et Rachael Taylor) en boite de nuit. Soudain, c’est la panique : le courant est coupé, d’étranges lumières descendent du ciel et se posent partout dans la ville. Constatant rapidement qu’il s’agit en fait de créatures hostiles qui transforment les humains en tas de cendres, nos héros courent se cacher dans le sous-sol de la boite de nuit, et n’en ressortent que quelques jours plus tard (oui parce qu'on est pas dans The Divide, là), découvrant ainsi un Moscou dévasté et infesté d’aliens coriaces.

The Darkest Hour

La première partie est pourtant prometteuse, et le début des hostilités renvoie à La Guerre des mondes de Steven Spielberg, toutes proportions gardées. Après une exposition efficace (les personnages sont bien esquissés), l’atterrissage des extraterrestres en ville (une scène graphiquement excitante) suivi du carnage dans la boite de nuit annoncent un bon moment en perspective, rien de très novateur mais de la série B généreuse et fun, et même un peu old school avec ses aliens envahisseurs qui désintègrent les humains comme dans les vieux films de SF, auxquels renvoient justement La Guerre des mondes ou Mars Attacks!. Mais bien vite, le récit sombre dans une torpeur désespérante qui témoigne d’une flagrante panne d’inspiration : au bout d’une demi-heure, il se passe systématiquement la même chose, c'est-à-dire pas grand-chose. Les personnages errent dans un Moscou désert et dévasté, un alien fait son apparition, ils se planquent puis continuent leur ballade, un autre alien surgit, ils se replanquent ou fuient, etc. Parfois ils rencontrent des survivants dont on se contrefout tout autant qu’eux. Une ennuyeuse monotonie s’installe, le temps de se désintéresser complètement du sort des personnages, campés par des acteurs inhabituellement mauvais qui déblatèrent des dialogues risibles et font des choix improbables. La bande-annonce voulait nous faire croire que ça pétait dans tous les sens, alors que l'action se fait attendre et qu'elle déçoit quand elle arrive. Au bout d’un moment, les morts s’accumulent dans une indifférence totale (les mises à mort sont toujours les mêmes), y compris parmi les personnages principaux, qu'on voit disparaitre sans provoquer en nous la moindre émotion (SPOILER ça aurait pourtant pu être le cas pour Max Minghella, le plus attachant du lot FIN SPOILER). The Darkest Hour prend la forme d’un survival balisé qui ressasse continuellement les mêmes situations, sur une musique pesante (pas dans le bon sens du terme) du décidément peu inspiré Tyler Bates, qui avait déjà énormément déçu avec son score de Conan. Nos héros tournent en rond à l’image du récit, qui n’a alors plus rien à raconter pas plus que les personnages n’ont d’objectifs si ce n’est celui, complètement stupide, d’atteindre l’ambassade américaine (pourquoi ??) ou de trouver un sous-marin (hein ?!), ou plus généralement de « rentrer chez eux » alors que le monde est envahi par des extraterrestres exterminateurs. Rudimentaire, la trame se rapproche de celle d'un mauvais jeu vidéo (et le film s'ouvre justement sur Emile Hirsch en train de jouer à un FPS, une note d'intention pas très fine), répétant le schéma avancer/se planquer/shooter/checkpoint, sauf que l'on est pas joueur ici mais simple spectateur, ce qui en devient beaucoup plus ennuyeux. Les personnages n’évoluent pas ; d’un éventuel récit initiatique, il n’y a que des restes idéologiques gerbants, inclus dans le "fabuleux" discours d’adieu solennel du chef des Spetsnaz (« Allez-y sans moi : j’ai Moscou derrière moi ! »), sur le modèle « Aujourd’hui nous avons appris à nous battre ; allez l'enseigner aux autres ». Le scénario se vide de toute sa substance et de son potentiel dés le début, le film devenant alors comme une bouteille vide, jusqu’à sa fin involontairement très drôle (halàlà, ce SMS rassurant de maman) qui annonce une grande et ambitieuse saga à venir. « C’est ici que ça commence », telle est justement la dernière réplique du héros sûr de lui, auquel on voudrait répondre plein de choses négatives comme « Ha merde, alors… », « C’est aussi ici que ça se termine, j’espère ! » ou « Ha, ça va enfin devenir intéressant ? ». Nous n'attendrons donc pas la suite avec impatience (si suite il y a), et ce même s'il pourrait y avoir les affrontements humains/aliens qui manquent terriblement ici.

Olivia Thilsby et Rachael Taylor

De bonnes idées sont exposées, notamment autour des créatures (des aliens invisibles qui ne voient pas à travers les vitres et qui peuvent se détecter à l’électricité) dont on apprendra au final les nobles intentions, à savoir voler toutes les richesses minérales de notre Planète (comme c’est original…). Mais ces bonnes idées ne peuvent aboutir à quelque chose d’intéressant au sein d’un script aussi creux et d’un récit si répétitif. Même l’invisibilité des créatures n’amène aucune tension, loin d’un Predator ou même d’un L'empire des ombres. Si les aliens, ou du moins ce qu’on en voit, sont bien foutus (on y croirait presque), le réalisateur fait l’erreur de finalement révéler leur vrai visage dans la scène du bus, et il n’aurait pas du puisqu’ils sont plus drôles qu’effrayants, ces aliens cartoonesques. Il n’y a même pas ici la violence bête et méchante des films de Timur Bekmambetov : tout est très inoffensif, sans aucune goute de sang (les victimes sont désintégrées, avec cependant moins de brutalité que dans La Guerre des mondes et moins de dérision que dans Mars Attacks!), et nos héros restent d’ailleurs toujours très propres comme s’ils sortaient juste de la douche alors qu’ils viennent de passer une semaine enfermés dans un garde-manger et qu’ils n’arrêtent pas de courir.
En plus de piocher dans les films récents du genre, The Darkest Hour évoque aussi, lorsqu’il part en vrille, SOS Fantômes (cf. l’armement loufoque pour éliminer les aliens et les méthodes pour les piéger) et même du bis rital (dés que les héros rencontrent les Spetsnaz ringards qui ressemblent à des méchants de 2019, Après la chute de New York). Emile Hirsch ose même comparer les attaques des extraterrestres à celles du requin des Dents de la Mer. Pourtant, au petit jeu de la comparaison avec la concurrence, The Darkest Hour n’en sort pas grandi. Sur un script tout aussi con et avec un budget encore moindre (10 petits millions de dollars !), le mal-aimé Skyline des frères Strause était plus généreux malgré son rythme bancal. Le tétanisant Cloverfield, qui a également couté beaucoup moins cher (25 millions de dollars), est bien plus nerveux et immersif, ou comment en prendre plein les yeux avec deux fois moins de moyens. Dans un autre registre, Attack The Block est plus inventif et affiche des extraterrestres originaux mais pas ringards. Et je ne parle même pas de Battle Los Angeles et encore moins de Transformers 3 ou de La Guerre des mondes. Comme les films de Timur Bekmambetov, The Darkest Hour est américanisé à fond et se fait bouffer par ses références. Les personnages sont d’ailleurs des stéréotypes sympathiques et typiquement américains, car même à Moscou les héros sont ricains (le personnage de la blonde russe vient cependant apporter un contrepoint, faut dire qu’elle ne sert à rien d’autre). Le fait qu'ils soient étrangers renforce d'ailleurs la quête de rentrer chez soi (on pourrait interpréter ça par un « Dehors les étrangers ! », mais ça serait trop facile...hum...).

la team de The Darkest Hour

The Darkest Hour est cependant visuellement correct : photo soignée composée par Scott Kevan (chef opérateur sur Cabin fever, Cleaner de Renny Harlin, Course à la mort de Paul W. S. Anderson, The Losers de Sylvain White, Borderland de Zev Berman, Hell Ride de Larry Bishop, le remake de Fame, la mini-série Mortal Kombat : Rebirth et Underworld : nouvelle ère), Cinémascope qui fait la différence avec un vulgaire DTV, effets spéciaux potables (parfois limite, quand même) pour un budget de 44 millions de dollars (les aliens étant invisibles, ça aide), environnement impressionnant…L'invisibilité des aliens et la désintégration des humains (un peu comme dans Blade) sont particulièrement réussies, en terme de visuel. Il manque surtout un peu de couleurs, encore plus en 3D. Comme Timur Bekmambetov dans ses Watch et Wanted, véritables best-of de plans aussi has been que jubilatoires, Chris Gorak se la joue tantôt Matrix (encore du bullet time) tantôt David Fincher (la caméra numérique passe-partout), mais il a cependant plus de légitimité que son collègue Bekmambetov puisqu’il fut auparavant directeur artistique sur des films comme Minority Report, Fight Club, Tombstone, The Barber – l’homme qui n’était pas là, Les Seigneurs de Dogtown ou Las Vegas Parano, ainsi que production designer sur la série Disparition de Steven Spielberg. C’est cette expérience auprès de grands réalisateurs qui lui permet de livrer un honnête travail factuel, avec l’appui d’une solide équipe technique (le réalisateur de seconde équipe fut assistant réalisateur sur Predator, Commando, Beetlejuice, Ghosts of Mars, Deep Impact, Anaconda ou Les Contes de la crypte, le directeur artistique est celui de Il Faut sauver le soldat Ryan, La Plage et Les Aventures du jeune Indiana Jones, etc. ). Dans l’ensemble la mise en scène se tient, offrant même quelques plans larges spectaculaires sur la ville envahie par les aliens, soit le strict minimum d’un film d’invasion extraterrestre, car dans le genre ce sont d'abord ces plans larges qui donnent une effrayante crédibilité à l'invasion et permettent d'en mesurer l'ampleur. The Darkest Hour a le mérite d’être assez bien fichu, et surtout de ne pas être aussi bordélique que les films du Timur (Night Watch et Day Watch étaient tout bonnement illisibles et ne pouvaient provoquer autre chose qu’un épouvantable mal de crâne, tandis que le jouissif Wanted partait dans tous les sens). Ca reste plan-plan mais il y a quelques idées de mise en scène (l’ellipse des jours qui défilent dans le sous-sol), le montage est plus clair (ce qui, de la part des monteurs des Hyper Tension, est étonnant, à noter que les deux lascars en profitent pour caser la sonnerie de portable de Chev Chelios/Jason Statham), la réalisation plus posée et contemplative (car amplement dédiée aux décors), les fautes de gout moins flagrantes quoique bien présentes (c’est le même prod designer que sur les Night watch/Day Watch, donc forcément...), et la 3D fait un bel ornement, inutile mais décoratif (donc pas si inutile que ça). On est donc quand même loin d'une production miteuse de chez The Asylum.

Emile Hirsch dans The Darkest Hour

The Darkest Hour a la particularité d’être le premier film hollywoodien à avoir été entièrement tourné à Moscou, et en 3D, le tournage n’ayant pas été de tout repos (il fut notamment suspendu deux semaines à cause de la pollution atmosphérique de Moscou en plein mois d’Aout). Moscou y est d’abord dépeinte de façon beauf et caricatural (corruption généralisée, une boite de nuit branchée, de la vodka partout, de jeunes touristes américains qui viennent s'y éclater, une allusion à Rocky IV…), l’occasion de caser du rap local, un maximum de placements de produits et des marques connues traduites en russe, parce que McDonald ou Starbucks en russe, ben c’est rigolo, oui oui. Mais le principal intérêt de The Darkest Hour, c’est qu’il offre une visite touristique inédite d’un Moscou désert post-apocalyptique, proche du Londres de 28 jours plus tard ou du New York de Je suis une légende ; nul doute que Timur Bekmambetov avait ces références en tête lorsqu’il décide de produire ce film, sans oublier La Guerre des mondes de Spielberg que lui et Chris Gorak pompent sans vergogne. Les personnages, d’autant plus paumés qu’ils ne sont pas du coin, ont l'air minuscules dans l’immensité d’un Moscou devenu une ville fantôme. Rues désertes, véhicules abandonnés, vastes décombres, survivants qui s'emmurent chez eux, ressources pillées, air pollué par la cendre...Moscou ressemble alors à une ville de l'après-guerre, ou à une ville en pleine Occupation (aliens = nazis), ou même à ce qu'elle avait pu être, ravagée par la misère et la dictature sous le régime de Staline (difficile de ne pas y penser). Les jeunes héros y découvrent un pont brisé en deux par un cargo ou un centre commercial au milieu duquel trône la carcasse d’un boeing crashé. La ville est recouverte de cendres humaines (là encore La Guerre des mondes traine par-là) et s’illumine parfois lorsque approchent des extraterrestres belliqueux, pour un résultat visuel très convaincant, quoiqu’un peu trop joli et clean pour créer la moindre oppression ou pour instaurer une atmosphère lourde. Le tournage sur la Place Rouge fut particulièrement long et complexe (5 jours de tournage pour une séquence pourtant très simple), puisqu’elle fut filmée section par section afin de donner l’illusion qu’elle est déserte, alors que l'équipe n'avait pas eu le droit de la faire bloquer complètement. Le plus intéressant dans cette visite touristique onirique et fantasmatique, c’est que la géographie des lieux soit réellement prise en compte dans les déplacements, d’où l’importance des cartes, auxquelles se réfèrent souvent les personnages. Les vues d’ensemble sont saisissantes, et le réalisateur, qui est d’ailleurs un ancien étudiant en architecture et qui tentait déjà une représentation post-apocalyptique de L.A. dans son précédent film, se laisse aller à quelques élans de destruction (cf. l’immeuble qui s’écroule) et se plait à filmer cet environnement célèbre dévasté. Les décors sont ainsi le seul élément à peu près intelligemment exploité dans The Darkest Hour (on sent bien que le réalisateur est avant tout un bon directeur artistique/prod designer), et s’il s’y passe toujours les mêmes situations, c’est à chaque fois dans un lieu différent (une boite de nuit, un centre commercial, la Place Rouge, le métro, un appartement, etc.)…

The Darkest Hour

A la mode pendant un certain temps (Alpha Dog, Into the Wild, Speed Racer, Les Seigneurs de Dogtown, Harvey Milk, Hôtel Woodstock), le d'habitude excellent Emile Hirsch s’est pourtant fait beaucoup plus rare ces deux dernières années, et ce n’est sans doute pas The Darkest Hour qui va le remettre d’aplomb, surtout avec une aussi piètre prestation, la plus mauvaise de sa filmographie. A ses cotés, Max Minghella, fils du réalisateur décédé Anthony Minghella, fut lui aussi habitué à beaucoup mieux (Agora et The Social Network), à se demander ce qu’il vient faire dans cette galère, tout comme la très jolie Olivia Thirlby (révélée en fille ambiguë de David Duchovny dans Si j'étais toi de Vincent Perez et en bonne copine d'Ellen Page dans Juno, elle sera aussi la juge Cassandra Anderson dans le Dredd de Pete Travis). La blonde Rachael Taylor est cependant un peu plus habituée au genre, puisqu’elle fut l’héroïne du Man-Thing de Brett Leonard et du Spirits de Masayuki Ochiai, puis la sidekick analyste dans Transformers (elle se fait également trucider par Kane dans See No Evil). L’emmerdeur de service (qui a cependant un discours presque émouvant pour justifier son comportement lâche) est incarné par le suédois Joel Kinnaman, le héros du très nerveux Easy Money, remarqué aussi pour ses rôles dans la saga Johan Falk et la série The Killing. Timur Bekmambetov offre aussi des rôles amusants à ses acteurs fétiches Dato Bakhtadze (le Boucher de Wanted) et Yuriy Kutsenko (Ignat dans Night Watch et Day Watch). Mais tous ces acteurs ont en commun d’être tous mauvais ici alors qu’ils furent si bon ailleurs. Piètre directeur d’acteurs, Chris Gorak les laisse s’empêtrer dans un scénario insipide pour cette série B creuse et sans grand intérêt qui se prend très au sérieux, beaucoup trop pour en devenir fun et décomplexée. Mais le plus inquiétant, c’est que le coupable d’un script aussi indigent, qui est certes son tout premier, soit aussi celui du Prometheus de Ridley Scott (pour rester dans le film d’invasion extraterrestre).

affiche russe Darkest Hour

La conclusion de à propos du Film : The Darkest Hour [2012]

Jonathan C.
43

Loin du ride horrifique promit par l'affreuse affiche française ou du blockbuster qu'on pouvait aussi en attendre, The Darkest Hour s'avère être une série B qui, malgré un bon départ et des effets spéciaux honorables, mouline rapidement dans le vide, la faute à un scénario lamentable qui fait tourner ses héros en rond jusqu’à ennuyer le spectateur, puisque les situations, en plus d’être éculées, sont toujours les mêmes, dans un schéma narratif rébarbatif au rythme mou. Les acteurs, tous mauvais alors qu’ils n’ont pas l’habitude de l’être, ne sont pas aidés par des dialogues indigents et des personnages aussi creux que caricaturaux. Bouffé par ses références et par les films concurrents du genre invasion extraterrestre, le réalisateur se prend trop au sérieux (plus de folie et de décalage aurait été salutaire) et finit par ne plus rien avoir à raconter ni à montrer, jusqu’à une fin ridicule qui prête à rire tout en annonçant avec conviction une grande saga. The Darkest Hour vaut uniquement le détour pour sa vision inédite d’un Moscou post-apocalyptique déserté et en ruine dans lequel errent les protagonistes et les aliens. Le traitement géographique du décor est d’ailleurs l’un des rares bons points de ce ratage produit par l’inénarrable Timur Bekmambetov, dont les Night watch et Day Watch étaient tout de même beaucoup moins regardables que ce The Darkest Hour qui a le mérite d’être court et pas trop mal torché.

Que faut-il en retenir ?

  • Le décor inédit d'un Moscou désert et dévasté
  • Le coté visite touristique post-apocalyptique
  • Effets spéciaux et réalisation corrects
  • Un bon début
  • Olivia Thirlby est vraiment jolie

Que faut-il oublier ?

  • -Scénario et personnages creux
  • Situations répétitives et récit monotone
  • Acteurs et dialogues mauvais
  • Une fin ridicule
  • Aucune tension

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