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Alien Outlaw >

Critique du Film : Alien Outlaw

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 6 décembre 2011 à 01:09

Cowgirl and Aliens

Une soucoupe volante sortie tout droit de la galaxie Looney Tunes apparaît soudainement dans le ciel d’une petite bourgade de l’ouest américain. Faisant tout d’abord peu de cas de ce phénomène, les habitants continuent de mener leur petite vie tranquille, en s’adonnant à leurs loisirs favoris: la pêche en rivière, le tir au revolver sur des vieilles boîtes de conserve, l’adultère, la récolte des courges... Les choses vont cependant changer, et même tourner au drame, quand ils vont apprendre à la leur dépend que les extra-terrestres fraîchement débarqués sont tout sauf d’aimables visiteurs! Heureusement, Jesse Jamesson, la gâchette la plus rapide - et la plus gironde - de l’Ouest, est là pour veiller au grain...

Outlaw Alien nous conte l’affrontement entre les membres d’une petite communauté rurale et des agresseurs venus d’ailleurs. Le sujet n’est pas nouveau. En effet, ce n’est pas la première fois que notre planète reçoit la visite d’aliens belliqueux, parfois venus sur Terre pour satisfaire leur passion pour la chasse. Ainsi, l’on se souvient que, au début des années 80, soit quelques années avant que Schwarzy ne se frotte au Predator, Martin Landau et Jack Palance furent confrontés à une créature hydrocéphale affichant le même goût pour la chasse à l’homme (Terreur extra-terrestre). Suite à son succès populaire, le tueur galactique aux dreadlocks connut ensuite de nombreux successeurs, sévissant principalement dans le registre du nanar et de la série B fauchée. A coté de cela, si le Predator a marqué les mémoires de par son look impressionnant, il est bon de signaler que nombre de ces intrus n’adoptent pas une apparence humanoïde. Certains appartiennent à la famille des invertébrés gélatineux (Le Blob), d’autres ressemblent vaguement à des créatures terrestres (les Critters), d’autres enfin, font dans le registre polymorphe The Thing). Bref, il faut croire que la Terre est une destination privilégiée pour toutes les sales engeances qui rodent dans le cosmos.

S’ils présentent une silhouette humaine, les extra-terrestres d’Alien Outlaw surprennent dans un autre domaine : leur équipement. En effet, passe encore leurs combinaisons spatiales, qui ressemblent à des tenues de mécano auxquelles on aurait greffé dans le dos deux bouteilles d’eau minérale -  à  cela il faut ajouter le port d’un vieux casque de moto agrémenté de quelques tuyaux. Elles ne sont finalement pas beaucoup plus ridicules que d’autres tenues vues dans des films plus prestigieux, et aptes à amuser les nostalgiques des films de SF vintage (La planète des vampires, les nanars d’Alfonso Brescia…). Le plus étrange est leur armement: de bons vieux six coups! Des pétoires sortis tout droit d’un film de John Wayne ou Clint Eastwood. A croire que Smith, Wesson et Colt ont des inconditionnels jusque dans les étoiles! Il en résulte une atmosphère étrange et potache, fruit du mélange entre éléments western et SF (dans le même genre, on peut citer Oblivion), avec des aliens adoptant carrément des attitudes de desperados. Ils savent même monter à cheval ! Trio de truands aussi stupides que méchants, ces visiteurs ne sont sur Terre que pour user de la gâchette et de la braguette. Et s’ils ont d’autres motivations, ils n’ont font pas leur priorité.

Phil Smoot, le réalisateur, a eu la bonne idée de cultiver l’aspect humoristique de son récit en faisant endosser le rôle de sauveur à une représentante du sexe dit faible. Prénommée Jesse Jameson, cette digne héritière de Calamity James et d’Annie Oakley est une sympathique jeune femme, souvent revêtue d’une panoplie de squaw bien sexy. As de la gâchette, Jesse travaille, comme ses illustres aînées, dans un Wild West Show, ces spectacles mettant en scène des épisodes de la conquête de l’Ouest américain. Et c’est d’ailleurs un peu sa faute si les aliens sont armés de revolvers puisque ces armes lui ont été dérobées quand son associé est tombé malencontreusement nez à nez avec eux.  Jesse va alors se dresser contre ces hors-la-loi venus de l’espace, entraînant le récit dans une véritable ambiance western qui, bien entendu, va atteindre son climax lors de l’inévitable duel.

Si Alien Outlaw bénéficie d’une ambiance bon enfant, extrêmement sympathique, force est d’admettre que le travail de Phil Smoot n’est pas exempt de tout reproche. Tout d’abord, techniquement, le métrage accuse son manque de moyen. La réalisation est hésitante, le montage souvent peu efficace (notamment dans les scènes de combat, qui manque de punch et de rythme) et la direction d’acteurs laisse souvent à désirer. Pour ce dernier point, à la décharge du cinéaste, il convient aussi de préciser que le casting manque sérieusement d’expérience - seuls les vétérans Lash La Rue et Sunset Carson (qui firent leurs carrières dans les années 40-50, notamment dans les westerns) peuvent être considérés comme des comédiens dignes de ce nom.  Ensuite, pour ce qui est du récit, sachez que la première heure se montre très bavarde, avec une succession de séquences légères peu digne d’intérêt (hormis un ou deux plans nichon). Durant cette partie, les apparitions des aliens se font rares et il faudra attendre le  dernier tiers du film pour que commencent les choses sérieuses.

45

Alien Outlaw est une petite série B de SF qui souffre de son manque de moyen et de son faible niveau de  professionnalisme. Par contre, force est de reconnaître que le film de Phil Smoot compose ces faiblesses par une atmosphère bon enfant, qui rend finalement le visionnage assez divertissant. A découvrir.

Critique de publiée le 6 décembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance bon enfant
  • Quelques bonnes idées
  • Le mélange des genres

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation perfectible
  • Jeu d’acteur médiocre
  • Des aliens peu convaincants
  • Un évident manque de moyens.

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