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A la poursuite de la lance sacrée >

Critique du Téléfilm : A la poursuite de la lance sacrée

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 janvier 2011 à 19:33

Indy choucroute

Depuis des générations, la lignée von Haan revendique la propriété de la Sainte Lance, le fabuleux artefact dont se servit le légionnaire Longinus pour percer le flanc droit du Christ lors de la crucifixion. Comme de nombreuses autres personnes, les membres de cette vieille famille allemande sont persuadés que l'arme attribue à son porteur une totale invincibilité sur les champs de bataille et ils n'ont jamais cessé d'essayer de la retrouver. Selon la légende, le dernier conquérant à l'avoir tenue en main est Napoléon Bonaparte, qui l'a ramenée de sa campagne d'Egypte. L'empereur des français fut ensuite trompé par Goethe, qui lui déroba la relique pour la dissimuler en un lieu secret (historiquement, les deux hommes se sont réellement rencontrés au congrès d'Erfurt, en 1808). Toutes les autres Sainte Lance, y compris celles déposées à Rome et à Vienne, ne seraient donc que de vulgaires copies. Dirigeant les opérations de son château, le dernier héritier des von Haan n'a pas abandonné la quête familiale. Il a d'ailleurs kidnappé un éminent professeur d'université, le professeur Bachman, considéré comme le plus à même de retrouver la piste de ce puissant objet mystique...

Après l'Arche d'alliance, les trésors de Toutankhamon, Salomon et Marco Polo, le Graal, l'Eldorado, c'est la Sainte Lance qui se voit convoitée par les chasseurs de trésors. Dans cet ambitieux téléfilm allemand réalisé par Florian Baxmeyer, on assiste à une course engagée entre les sbires du puissant baron von Haan et un groupe de sympathiques archéologues cherchant à récupérer l'artefact pour s'en servir comme monnaie d'échange, afin de pouvoir libérer leur mentor, vieux professeur Bachman. Le récit va nous trimballer de Weimar à Berlin, nous faire visiter les jolies paysages bavarois et le temple de Walhalla, pour tenter de nous divertir avec une aventure dont l'atmosphère emprunte à la fois à Indiana Jones et au Da Vinci Code. Au menu, donc; fouilles d'églises, recherches d’indices cachés, décryptage de messages codés, exploration de vieilles galeries piégées, le tout géré à la manière d'un jeu de piste aujourd'hui bien reconnu; chaque énigme résolue en entraine une autre, qui amène les aventuriers investigateurs en un autre lieu, et cela jusqu'à la salle au trésor, où doit se déclencher le climax.

Bien entendu, le métrage de Florian Baxmeyer n'a pas l'ambition de faire aussi bien, dans le domaine du spectaculaire, que la tétralogie de Steven Spielberg, ni même rivaliser avec un volet de Benjamin Gates (le diptyque avec Nicolas Cage). Les moyens de production sont trop modestes pour ce faire (il suffit de voir le seul effet spécial - une ridicule superposition d'image - pour remercier Baxmeyer de ne pas avoir trop usé d'artifices numériques dans sa réalisation). Toutefois, depuis les agréables téléfilms des Aventures de Flynn Carson et un assez divertissant Les Mines du roi Salomon (réalisé par Steve Boyum, avec le regretté Patrick Swayze), l'on sait bien qu'un peu d'inventivité et l'entretien d'une ambiance pulp et décontractée suffusent à générer un honnête spectacle télévisuel. L'essentiel est de mettre en scène des héros bien sympathiques et un méchant charismatique évoluant dans un environnement pulp, plus fantaisiste que réaliste.

C'est ce que Florian Baxmeyer et le scénariste Derek Meister ont tenté de faire, en s'inspirant d'œuvres plus ambitieuses à la fois dans la construction des personnages et le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on retrouve l'indétrônable couple composé d'un héros un peu fonceur et d'une jeune femme nettement plus réfléchie, histoire d'entretenir un petit climat d'amicale chamaillerie (ici, les différents portent principalement sur les l'organisation de leurs noces). A ce duo s'ajoute le fidèle compagnon, blagueur et un brin froussard, qui évoque autant Jon Carnahan (La momie) que Riley Poole (Benjamin Gates) ou Ralph (A la poursuite du diamant vert) et qui est chargé de lâcher la bonne blague quand la situation devient critique. Le professeur Bachman, lui, est calqué sur le personnage du professeur Jones (Indiana Jones et la dernière croisade), à savoir bourru mais sympathique. Quand à l'adversité, on assiste à la mise en place d'un trio de malfrats, composé du baron von Haan (cruel mais raffiné), de son vil bras droit et d'une exécutrice en tenue de cuir et débardeur (histoire de ne pas oublier que l'on a affaire à une production allemande).

Malheureusement, tout cela ne fonctionne pas très bien. De par la nature même de l'aventure, pour commencer. En effet, A la poursuite de la lance sacrée se déroule exclusivement dans la campagne allemande - l'on a même droit à un mariagebavarois traditionnel - qui, l'on s'en doute, n'est pas vraiment frappante par son exotisme. Cela n'aurait pas été très grave si l'intrigue avait introduit un quelconque niveau d'intérêt, mais force est d'admettre que cette enquête bourrée d'invraisemblances, embrouillée dans sa mise en place (la séquence d'introduction se déroulant dans la grotte est totalement incompréhensible) et s'enchainant de manière mécanique et peu logique (les gentils en bavent comme des malades pour pénétrer dans des lieux secrets, et cinq minutes plus tard, comme s'ils étaient doués d'un don de téléportation, les méchants les rejoignent) peine à nous passionner. De plus, l'humour (d'une finesse toute germanique), qu'il soit dans les dialogues ou les situations, ne fonctionne pas du tout et on finit même par être agacé par les joutes verbales entre Eik et Katharina (pour décider si le mariage aura lieu en Allemagne ou aux Caraïbes).

Pour ce qui est du casting, la star du film est assurément Jürgen Prochnow, seul comédien de renommée internationale à participer à cette production. Il interprète le rôle du baron von Haan, sans y faire preuve d'une très grande implication, il est vrai. Mais son talent suffit à rendre le personnage crédible, et parfois même impressionnant. Dans le camp des gentils, les amateurs de productions allemandes n'auront aucun mal à reconnaitre dans le rôle de Katharina Bettina Zimmermann, qui est une véritable star dans son pays. Cette belle brune athlétique semble d'ailleurs bien apprécier ce type de films puisqu'elle était également en tête d'affiche de Le secret du monde englouti, autre film d'aventure allemand. A noter d'ailleurs qu’A la recherche de la lance sacrée est le deuxième opus d'une série de téléfilms récupérant les mêmes personnages, Eik, Katharina et Justus (le premier volet, qui n'a pas trouvé de distributeur pour le marché étranger, lançait les héros à la recherche du trésor des Nibelungen et un troisième est actuellement en tournage). Cela explique pourquoi certaines situations, notamment dans les rapports entre les personnages, peuvent apparaitre obscures. Quand à Kai Wiesinger, acteur expérimenté qui interprète l'archéologue Eik Meiers, force est d'avouer qu'il manque tout de même un peu de charisme et de fougue.

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Nettement moins tumultueux que les aventures d’Alan Quatermain ou d’ Indiana Jones, un peu moins ésotérico-débilos que les enquêtes de Benjamin Gates et de Robert Langdon, A la poursuite de la lance sacrée fait partie de toute cette masse de téléfilms qui tente, avec plus ou moins d’habilité, de marier les deux styles. Ici, il faut admettre que c’est assez raté. Florian Baxmeyer n’arrive à aucun moment à insuffler un quelconque rythme au métrage et l’ambiance décontractée est mise à mal par un humour foireux. On finit par s’ennuyer un peu, et cela malgré les efforts d’un casting appliqué.

Critique de publiée le 27 janvier 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques passages amusants
  • Un divertissement sans prétention
  • Un casting appliqué

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario linéaire
  • Des personnages stéréotypés
  • Un manque de rythme
  • Un humour poussif

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