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Critique du Film : Ultimate Game
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Critique du Film : Ultimate Game

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 22 octobre 2010 à 1157

Du Neveldine et Taylor pur jus...

Mark Neveldine et Brian Taylor ont imposé leur vision du cinéma dès leur premier film, Hyper Tension, action movie totalement décérébré qui posait toutes les bases de leur travail : de l'action non-stop, un scénario ouvertement alibi, un premier degré assumé et un rendu visuel très proche du clip. Tout va très vite, il se passse toujours quelque chose à l'écran et, au final, même si l'on ressortait de leur film un peu plus bête que lorsqu'on y était entré, on ne pouvait que constater son efficacité, et ce même si le long-métrage ne pouvait vraiment être qualifié de "réussi" (il aurait fallu un second degré à la Shoot'em up pour donner un peu plus de profondeur au film). Les spectateurs ayant adhéré, les deux gugusse ont été autorisés à reprendre du service, pour un Hyper Tension 2 (tellement stupide qu'il ferait passer le scénario du premier pour du Bergman) et pour cet Ultimate Game, film aux apparences plus ambitieuses où le duo va se frotter à un univers sf et va s'essayer à l'exercice de l'oeuvre d'anticipation.

Comme avec un certain nombre de réalisateurs bourrins (Paul W. S. Anderson ou Michael Bay pour ne citer qu'eux), lorsque Neveldine et Taylor s'attaquent à un genre, celui-ci a peu de chance de s'en sortir grandi. Ainsi, il ne faut que quelques minutes pour se rendre compte que l'aspect sf d'Ultimate Game n'est qu'un alibi destiné à donner aux deux compères un terrain de jeu plus vaste, plus étendu, et où la somme de leurs délires peut être justifiés par le fait que 1/c'est le futur, et 2/c'est un jeu. Le scénario alibi - un peu plus poussé que celui de Hyper Tension, c'est vrai - est ainsi un mélange du Truman Show, de Running man, de La course à la mort de l'an 2000, de Nirvana (on pourrait également citer Le Prix du Danger, mais je doute de Neveldine et Taylor l'aient vu), de Surrogates, de Câblé, etc. Les références fusent encore plus vite que les balles dans Ultimate Game, mais, parce que l'on se trouve ici en présence d'idées renvoyant aux grands classiques du genre, on parlera plus d'inspirations que de honteux plagiats.

En fait, ce qui fait que l'on ne peut pas vraiment parler de plagiats est que Neveldine et Taylor sont allés piocher dans leur culture pop-corn pour accoucher d'un spectacle joyeusement décérébré qui, au final, ne reprend rien de ce qui faisait vraiment la force de ses modèles. Les divers concepts repris à droite et à gauche leur ont permis d'accoucher d'un pitch de base intéressant (la dissociation du couple joueur/personnage qui se trouve scindé en deux entités différentes), lequel n'est jamais poussé plus loin que sa bonne idée de départ, et ne sert par la suite qu'à justifier un défilé de séquences chocs. Oubliez l'aspect critique du Truman Show, l'intelligence de The surrogates, le côté politique de Running Man (livre pas film), Ultimate Game est juste un film d'action qui ne souhaite pas faire réfléchir le spectateur (surtout pas !). Par de nombreux côté, le film rappelle le travail de Paul W. S. Anderson, notamment sur La course à la mort, dans sa manière d'asceptiser l'oeuvre de base pour la transformer en spectacle con.

Et à ce niveau, il sera difficile de repprocher quoique ce soit Mark Neveldine et Brian Taylor : Ultimate Game est sacrément rythmé, il se passe toujours quelque chose à l'écran, les scènes d'action sont efficaces, on en prend constamment plein les yeux, et le tout est lié par un scénario, certes simple, minimaliste et déjà vu, mais bel et bien présent (et quand on a vu les Hyper Tension, on sait que ça ne les bloque pas d'enchainer les scènes d'action sans scénario). Résultat, malgré le ridicule de ce qui défile à l'image, on reste scotché devant son écran à attendre le prochain morceau de bravoure que vont nous offrir les deux gros boeufs qui font office de réalisateurs. Avouons le, on ne s'ennuie pas franchement devant leur film. Dommage, cependant, que le film soit doté d'un visuel vraiment dégueulasse, proche du téléfilm fauché (Pollack, un directeur photo à blacklister !), qui n'est vraiment pas amélioré par le style clippesque du long-métrage (Neveldine et Taylor ont parfois tendance à aller trop loin dans le montage épileptique).

Sorti des scènes d'action, et bien, Ultimate Game est raté à tous les niveaux. On pense encore une fois beaucoup au travail de Paul W. S. Anderson, en ce sens que comme lui, Mark Neveldine et Brian Taylor ont l'air d'être de gros ados attardés à qui l'ont aurait laissé un budget conséquent. Tout est sacrifié sur l'autel du cool, mais, bien souvent, le cool est d'un ridicule presque affligeant. Même quand le film s'essaie à la critique (le gros répugnant qui contrôle une pin-up en est l'illustration la plus visible), on reste au niveau de la revendication adolescente gratuite et sans fondement, en tout cas bien trop caricaturale pour vraiment être pertinente. Ultimate Game s'apparente ainsi bien souvent à une comédie involontaire tant il a tendance à sombrer plus que de raison dans le ridicule, et tombe souvent dans le nanar une fois sorti des séquences d'action. Bizarrement on se surprend assez régulièrement à rire et à se prendre à ce jeu parfois grotesque.

Au final, ce qui fait donc vraiment chuter le capital sympathie du film, ce sont ses acteurs, tous exaspérants. Et pourtant, Ultimate Game bénéficie d'un casting trois étoiles, aussi bien dans ses premiers rôles que pour les seconds couteaux (Gerard Butler, Michael C. Hall, John Leguizamo, Keith David, Milo Ventimiglia, Kyra Sedgwick, Alison Lohman, Amber Valletta, Terry Crews, Zoe Bell), qui laissait penser que le niveau global d'interprétation serait solide. En fait, ce n'est absolument pas le cas, Mark Neveldine et Brian Taylor n'ayant visiblement toujours pas appris que la direction d'acteur fait parti intégrante du travail de metteur en scène. Alors tous cabotinent et en font des tonnes dans l'interprétation de leurs personnages. Si l'on excepte Gerard Butler (qui est tellement éteint qu'il semble constamment se faire chier), tous font leur petit show les uns à côté des autres en dégainant un jeu théâtral du plus mauvais effet. La palme revient ici à un Michael C. Hall, tellement parti en roue libre qu'il en devient crispant à chacune de ses apparitions (même Will Ferrell est un modèle de sobriété à côté de lui).

La conclusion de

Que l'on aime on non leur travail, force est de reconnaître que Mark Neveldine et Brian Taylor ont réussi à imposer un style bien particulier, et au combien reconnaissable, en seulement trois longs-métrages. Leur recette est simple, presque abrutissante, mais fait preuve d'une efficacité indéniable sur le plan du rythme et de l'action débridée. A côté de cela, mieux vaut ne pas trop leur en demander, et surtout pas de s'appuyer sur un scénario original ou de tenter de diriger un minimum leurs acteurs. L'histoire de leur Ultimate Game est donc archi-vue et revue, les comédiens y cabotinent comme ce n'est pas permis, mais l'ensemble est cependant suffisamment rythmé pour que l'on ne s'y ennuie pas. Ridicule, mais efficace...

Que faut-il en retenir ?

  • Tout ce qui peut tirer tire,
  • Tout ce qui peut se battre se bat,
  • Tout ce qui peut exploser explose,
  • Tout ce qui peut s'écraser s'écrase,
  • Tout ce qui peut réfléchir... euh...

Que faut-il oublier ?

  • Frôle souvent le ridicule,
  • Un scénario archi-convenu,
  • Des comédiens qui cabotinent,
  • Un visuel vraiment dégueulasse,
  • Un montage parfois trop épileptique,

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