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Critique du Film : Rubber
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Critique du Film : Rubber

Avis critique rédigé par Lionel B. le jeudi 16 septembre 2010 à 2052

Un film « no reason »

Il existe des ovnis du cinéma tels que Dans la peau de John Malkovich ou bien encore Eraserhead, des films qui peuvent paraître totalement absurdes par leur histoire mais qui font preuves d’une grande originalité. Rubber de Quentin Dupieux fait également partie de ces films extra-terrestres au scénario totalement improbable mais inédit. Pour preuve, il est question dans ce dernier d’un pneu tueur… Du jamais vu !

Le début du film donne le ton. Nous sommes dans le désert californien. Des chaises sont disposées au milieu d’une route ensablée de façons désordonnées. Une voiture arrive et commence à percuter toutes les chaises n’hésitant pas à faire des écarts pour ne pas en laisser une en état. Sa besogne effectuée, la voiture s’arrête. Un homme habillé en shérif sort du coffre et se place devant la caméra. Il s’adresse à nous : « Pourquoi dans ET de Steven Spielberg, l’extra-terrestre est marron ? No reason. » L’homme continuera à énoncer un speech sur les « no reason » de nombreux films, tous plus drôle les uns que les autres. En cinq minutes, Quentin Dupieux nous fait comprendre ce qui nous attend dans Rubber, un film « no reason » mais purement jouissif.

Par la suite un public situé dans ce même désert californien, qui s’est vu confier des jumelles, assiste au réveille du pneu. Cette scène donne l’impression d’observer le réveil d’un petit animal. Ce petit animal va par la suite apprendre à marcher, ou plutôt devrait-on dire rouler sachant qu’il s’agit d’un pneu. Après plusieurs chutes et avoir trouver la stabilité, notre héros en caoutchouc va commencer à prendre plaisir à détruire. Tout commence par une bouteille d’eau en plastic qu’il écrasera tel un enfant qui s’amuse à torturer des insectes. Il poursuivra d’ailleurs en écrasant un scorpion. Puis il sera confronté  à plus fort que lui face à une bouteille de verre. Mais le pneu découvre son pouvoir de télépathie et fait littéralement exploser la bouteille. 
Cette seconde séquence démontre à quel point Quentin Dupieux est parvenu à humaniser ce qui est pourtant un objet qui ne peut prendre vie.

Nos deux personnages principaux... Une histoire ambigüe

Désormais, le film va pouvoir prendre une tout autre tournure et s’orienter vers un style plus horrifique, vers une sorte de slasher dans lequel le tueur serait ce pneu. Ce dernier éliminera donc tous ceux qui se mettent sur sa route en utilisant ses pouvoirs psychiques. Ainsi les têtes vont exploser en nombre mais toujours de la même façon et c’est peut-être ici le seul défaut du film. On note ici une répétitivité dans les morts. Cependant, Quentin Dupieux, conscient de cela, fait un saut temporel de trois jours pour éviter que cette répétitivité devienne une longueur et qu’il puisse faire avancer son « histoire ».

N’oublions pas qu’il y a toujours des spectateurs qui suivent l’histoire à la jumelle. Du moins un homme en fauteuil roulant qui n’hésitera pas à donner son avis sur le film qui est en train de se dérouler. De cette façon, le réalisateur semble vouloir faire un pied de nez aux projections test grâce à cette scène totalement irréaliste et drôle en même temps.

Quentin Dupieux ne respecte en rien les codes du genre et cela ne le dérange pas du tout comme le démontre cette scène où les policiers font une partie d’échec et que l’un d’eux déplace un pion comme il le veut. Là, son adversaire lui rétorque qu’il n’a pas le droit, que se n’est pas dans les règles… mais qu’il peut quand même le faire. 
L’irrévérence du réalisateur ira même jusqu’à faire un gros « fuck » à Hollywood lors de la séquence finale.
Si le film surprend par son originalité, sa drôlerie, son humanité et son côté horrifique, il ne déçoit pas non plus du côté technique qui fait également preuve d’audace. En effet, Quentin Dupieux parvient à démontrer avec Rubber qu’il est facile de faire un film avec un budget minimal tout en lui donnant un aspect visuel magnifique grâce à un simple appareil photo ! Et oui, Rubber a été tourné avec un Canon EOS 5D Mark II, un appareil photo Full HD capable d’un rendu similaire à d’excellente caméra professionnelle pour un moindre coût.

La conclusion de

Rubber est un film qui divise. Soit on adore, soit on déteste. Pour ma part, j’ai adoré son côté décalé, hors des chantiers battus. Enfin un film original ! Drôle, émouvant et gore, Rubber surprend aussi par sa photographie léchée réalisée à partir d’un simple appareil photo numérique.

Que faut-il en retenir ?

  • Un sujet inédit
  • Donner de l'humanité à un pneu, c'est balèze !
  • C'est drôle et décalé Une belle photo
  • Quentin Dupieux ce qu'il veut et il le dit dans ce film

Que faut-il oublier ?

  • Un film qui en rebutera plus d'un
  • Un peu répétitif dans les meutres

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