75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°1 : Réagissez en configurant votre AdBlock pour ne pas nous faire disparaître comme les dinosaures de Jurassic Park ;)
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film d'animation : Toy Story 3
Toy Story 3 >

Critique du Film d'animation : Toy Story 3

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 19 juillet 2010 à 1843

Toy Story 2.5...

Plus de dix ans après un second volet devenu culte, la saga phare des studios Pixar revient pour une troisième aventure cinématographique. Malgré cette petite appréhension à découvrir un film inférieur aux autres longs-métrages, qui avaient placé la barre très haut, ce Toy Story 3 était avant tout l'occasion d'organiser des retrouvailles entre le public et une galerie de personnages devenus mythiques pour plusieurs générations de spectateurs. Il ne faut ainsi que quelques secondes pour que la magie fonctionne et que la machine redémarre avec une redoutable efficacité, comme si, finalement, leurs dernières aventures remontaient à la semaine dernière. Woody, Buzz et toute la compagnie sont de retour, et autant dire que l'on est sincèrement heureux de les retrouver une troisième (et ultime ?) fois. Et si les spectateurs de la première heure ont grandi depuis Toy Story 1, ils vont se retrouver quinze ans plus tard devant une saga ayant évolué avec eux, et jouant très clairement la carte de la nostalgie.

C'est en effet là la plus grande force de ce troisième opus que de s'adresser spécifiquement à celles et ceux qui, plus jeunes, ont découvert Toy Story au moment de sa sortie. Andy, le propriétaire des jouets, a grandi, s'apprétant à partir pour l'université. Remisés dans un vieux coffre, les anciens jouets stars sont devenus obsolètes et inusités, destin ineluctable déjà au coeur du second volet. Intelligents, les créatifs de Pixar savent comment parler à leur public et n'ont pas perdu la formule permettant de créer des spectacles familiaux s'adressant aux petits comme aux grands. Mais là où les deux premiers usaient de gags à plusieurs niveaux de lecture et de clins d'oeil cinématographiques réjouissants, Toy Story 3 prend une direction totalement différente en proposant une aventure plus mélancolique, basée sur le constat cruel du passage du temps, de la mise au grenier des rèves d'enfance, s'adressant donc à celles et ceux ayant découverts ces personnages au cours de leur jeunesse. Et cela fonctionne...

En effet, ce que Toy Story 3 perd en humour, il le gagne en émotion. En fonction des diverses sensibilités, le changement sera plus ou moins bien accepté, mais il tout de même agréable de constater que sur le fond, ce troisième film propose quelque chose de différent mais de tout aussi réussi. Il y a beaucoup d'émotion dans Toy Story 3 - et ce d'autant plus si l'on a découvert le premier film enfant - mais qui ne sombre jamais dans un excès de pathos de très mauvais goût. A la barre de ce troisième film, Lee Unkrich (sur qui reposait la lourde responsabilité de succéder à John Lasseter) fait dans la sobriété, et c'est dans ce traitement simple que le film trouve sa plus grande justesse, mais également ses meilleures séquences. Le personnage d'Andy offre ainsi au spectateur un véritable miroir permettant de catalyser les émotions voulues par le réalisateur ; la technique est subtile, jamais niaise et évite la miévrerie avec une maestria qui réussira sans nul doute à toucher la partie adulte du public.

Les plus jeunes, quant à eux, n'auront très probablement pas encore le recul pour se sentir concernés par cette partie nostalgique ; à défaut, il leur restera tout ce qui a fait le succès des Toy Story à travers les deux précédents longs-métrages : des personnages forts, des dialogues amusants, de l'aventure, et, surtout, un rythme endiablé qui fait enchainer les séquences sans que le spectateur n'ait jamais le temps de s'ennuyer. L'humour présent dans le film s'adresse également à cette partie jeune des spectateurs ; en effet, à l'exception de tout ce qui peut tourner autour du personnage de Ken - dont le traitement très Queer fera surtout rire les adultes - les gags ne possèdent pas ici ces multiples niveaux de lecture (références cinématographiques, jeux de mots foireux) qui avaient fait, notamment, le succès de Toy Story 2. Ce qu'il a gagné en émotion, Toy Story 3 l'a donc perdu en humour, le film, pris dans sa globalité, étant nettement moins drôle et moins inventif que ses deux prédecesseurs.

D'une manière plus générale, Toy Story 3 s'avère être le plus faible des trois volets en raison de son absence assez flagrante de renouveau sur la forme. En effet, entre certaines redondances entre les gags (la réinitialisation de Buzz l'éclair), de nombreux points communs entre les méchants (dont le sort sera quasiment indentique), des séquences finales très similaires (le passage de la décharge rappelle énormément celui de l'aéroport) et une reprise des thématiques de Toy Story 2 (notamment sur l'abandon et le destin des jouets), on a souvent une impression de déjà-vu qui ne joue pas en faveur de ce troisième opus. D'une manière plus générale, dans tout ce qui ressort de l'action, la réalisation de Lee Unkrich ne fait que rappeler (pour ne pas dire reproduire) les séquences mémorables des films précédents. Si le résultat n'est donc pas désagréable - la formule reste efficace - son absence de renouveau ne réussit pas à porter le film au rang de ses deux grands frères.

Techniquement, Toy Story 3 est évidemment technologiquement supérieur à toutes les autres productions actuelle relevant du film d'animation en image de synthèse (mais pourvait-il vraiment en être autrement avec un film sorti de chez Pixar ?), et ce même s'il ne joue pas le pari de la fulgurance technologique à la Wall-E. En 2D, le film conserve ainsi un petit côté retro ayant une cohérence formelle avec le second volet (déjà bien plus abouti que le premier Toy Story). Le casting vocal contribue également à la réussite de l'ambiance générale, que cela soit dans les voix traditionnelles des personnages principaux (Tom Hanks, Tim Allen, Joan Cusack, qui maîtrisent impeccablement l'exercice), dans les petits nouveaux (Michael Keaton, qui dispose et du meilleur personnage et des meilleures répliques) ou pour les personnages très secondaires (Bud Luckey, qui donne par exemple au personnage de Rictus une identité très décalée).

La conclusion de

Retrouver les personnages de Toy Story plus de dix ans après le second volet fait souffler sur ce Toy Story 3 un agréable vent de nostalgie. Jouant avec la mélancolie liée au temps qui passe, Lee Unkrich livre l'opus le plus touchant de la saga, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie ou le pathos. Fonctionnant à un rythme démentiel, mettant en scène des personnages aujourd'hui cultes et s'adressant aux grands comme aux petits, Toy Story 3 conclue une saga mythique de manière aussi intelligente qu'efficace. Dommage, cependant, que le film ne fasse que reproduire les moments forts et les thématiques de Toy Story 2, ne réussissant jamais à réinventer la saga et à l'amener sur les sentiers nouveaux qui l'auraient élevé au rang de ses deux prédécesseurs.

Que faut-il en retenir ?

  • Le plaisir des retrouvailles,
  • Emouvant, mais jamais mièvre,
  • Un spectacle familial intelligent,
  • Fonctionne à un rythme endiablé,
  • Quelques séquences à mourir de rire,
  • Techniquement parfait (évidemment).

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario très proche de celui du second film,
  • Des thématiques dans la redite,
  • Globalement bien moins drôle que ses prédecesseurs.

Acheter Toy Story 3 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Toy Story 3 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Toy Story

En savoir plus sur l'oeuvre Toy Story