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Critique du Téléfilm : Tempête de météorites
Tempête de météorites >

Critique du Téléfilm : Tempête de météorites

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 6 juillet 2010 à 1838

Apophis et compagnie

On ne compte plus, depuis l'extraordinaire succès d'Armageddon, le nombre de séries B et de téléfilms ayant pour thème la rencontre malvenue entre divers corps célestes et notre bonne vieille planète bleue. A chaque fois, c'est la même chose. Devant la menace et le désintérêt total des autres nations (qui ont surement autres chose à faire, comme organiser l'Euro 2012), les Américains, toujours disponibles pour sauver l'humanité de l'extinction et les McDo. de la destruction, gambergent dans l'urgence (le temps est compté, tic-tac, tic-tac!) à trouver un moyen pour éviter notre annihilation. Une équipe de scientifiques hauts en couleurs (un autiste surdoué en math et une blonde à forte poitrine sont toujours les bienvenus) est alors réunie par les officiels du bureau du président. Entourés de militaires un peu bouchés, grignotant des Donuts et buvant du café infect ("toujours aussi dégueu ton café, bob!"), noyant des tableaux noirs d'équations à têtes de Toto, traçant des jolies camemberts avec leurs logiciels - si ultra-perfectionnés qu'on peut tout à la fois y suivre les cours de la Bourse, décrypter le réseau cellulaire d'une métropole et calculer la trajectoire des comètes - ces éminences grises élaborent alors les plans les plus incroyables. Pour en arriver souvent à choisir le moyen le plus basique.

En effet, l'usage du missile nucléaire étant très tendance depuis ce fameux Meteor datant de la Détente, c'est en général la solution choisie par les autorités responsables. Une méthode classique qui a fait ses preuves et surtout... que les militaires, ces gens si pratiques, adorent! Moins compliquée à mettre en place que l'émigration vers Alpha du Centaure (Le Choc des Mondes), moins exigeante en stocks de corned-beef que la construction d'un gigantesque abris souterrain, un peu plus pratique que la conception d'une raquette de tennis géante ou d'un filet de pèche spatial, elle a également le mérite de pouvoir être efficace contre presque tous les types de menace (la pose de mine n'étant possible que sur les gros météores, et à l'unique condition que le planning de Bruce Willis ne soit pas trop surchargé). C'est donc encore une fois cette solution qui a été choisie par l'armée pour mettre un terme, dans Meteor Storm, aux averses de météorites sur San Francisco.
Oui, mais il y a un hic...
Et pas un petit... Du genre astronomhic...

En effet, pendant que son ex-mari-militaire, responsable des services d'urgence de la ville californienne, fait le malin sur sa moto Harley Davidson et gaspille son temps à chercher ses gosses débiles au lieu de s'occuper de ses concitoyens, le docteur Michelle Young, une astrophysicienne renommée et Harper, son assistance boulimique, ont découvert que le danger ne vient pas seulement des milliers de petits météorites qui (attirés par l'électromagnétisme d'ancestraux corps célestes reposant au fond de la baie) s'abattent sur San Francisco. Non, cette pluie de petits cailloux meurtriers n'est qu'une gentille introduction avant le bouquet final: un gigantesque astéroïde qui, d'ici quatre heures, fera connaitre à l'humanité le triste sort des dinosaures (la ponte des œufs en moins).

Le défi est donc grand et l'affaire compliquée puisqu'il faut envisager le lancement de deux types de missiles balistiques: l'un capable de détruire les petits météorites, l'autre suffisamment puissant pour dévier l'énorme Apophis (oui, c'est son petit nom et sachez qu’il existe réellement) de sa trajectoire. Et pour cela, il va falloir de plus convaincre les russes de mettre leurs satellites militaires à la disposition de la NASA (je n'ai pas compris pourquoi, j'ai dû m'assoupir un moment). Quel challenge! Pendant ce temps, l'orage de grêlons stellaires continue de tomber sur San Francisco et le motard, suivi par des journalistes pots de colle, n'a toujours pas retrouvé ses sales gosses.

Ce qui est étrange dans Meteor Storm, c'est la démesure de la panique au regard des nuisances. Certes, il tombe des cailloux qui percent les baies vitrées, les carrosserie des voiture, les cranes des passants et parfois même le béton (si, si!), mais au lieu d'aller se réfugier dans des caves (une technique qui a bien fait ses preuves pendant le Blitz, non ?), les habitants sont encouragés à engager une exode sauvage, créant ainsi des embouteillages monstres. Dans un sens, tant mieux, car cela nous permet d'assister à la chute d'un Golden Gate Bridge surchargé de véhicules (à travers l'une des plus mauvaises séquences CGI de ces dernières années) mais l'on a vraiment du mal à adhérer au sens logique des autorités qui, elles, parlent d'évacuation organisée sans en fournir la preuve. D'ailleurs, dés l'entame, et la chute de la première poignée de balles de golf spatiales, c'est le chaos total, avec des explosions inexplicables et des toboggans de Turnpike collés avec de la salive qui s'écroulent comme des châteaux de cartes.

Tibor Takács (décidemment, cet ancien collaborateur de Charles Band vit mal sa préretraite) utilise comme fil rouge un ménage de californiens très concernés par les évènements (comme souvent dans ce type de téléfilms, le thème du film catastrophe est lié à celui du drama à deux balles, bourré de poncifs). Une famille qui nous prouve ici que le principe de bébé Nobel est une utopie, tant les enfants de ces deux sommités sont des crétins. C'est bien simple, avant de les voir à l'écran, le spectateur est persuadé que papa et maman Young recherchent des enfants en bas âge. On est donc très surpris de voir surgir des jeunes crétins de 16 à 18 ans! Totalement irresponsables, ils se baladent en ville, forçant l'ex-colonel à abandonner son poste pour se lancer à leur recherche. Est introduit également dans le récit une équipe de télévision à la recherche du scoop ultime. Le traitement des personnages, qui n'obéit qu'à des clichés, rend leur sort final encore plus prévisible. Pierre qui roule n'amasse pas mousse, mais écrase les curieux...

Mais le pire reste les effets spéciaux. Les productions SyFy, Nu Image et CineTel ne sont pas réputés pour la qualité de leurs effets visuels mais, là, force est d'admettre que le studio Exile VFX repousse très, très loin les limites de la nullité. C'est bien simple, toutes les incrustations sont ratés, on se croirait revenu dans les années 50. Ils ne sont même pas parvenus à rendre crédible un plan où Tom Young, juché sur sa moto et filmé en studio, est incrusté dans un banal décor de paysage. Et ne parlons pas des explosions numériques, qui semblent modélisées sur un vieil Amiga des années 80. Une véritable fumisterie!

Au milieu de ce désastre (au sens propre comme au figuré), les comédiens essaient de rendre le spectacle plus digestes. Leurs personnages sont totalement inintéressants, la tache est donc très difficile. Heureusement, certains d'entre eux sont assez expérimentés et s'en sortent avec les honneurs. On retient surtout la performance honorable de Kari Matchett, qui interprète une scientifique peu crédible sans être ridicule. A coté d'elle, Michael Trucco a nettement plus de mal tant son personnage d'ex-colonel devenu boy-scout est surréaliste. Il s'en sort uniquement en puisant dans son capital sympathie, heureusement assez riche. Pour tous les autres, c'est au mieux très médiocre, souvent ridicule (mention spéciale au général Brock, un ahuri incarné par Kevin McNulty).

La conclusion de

Meteor Storm, téléfilm catastrophe distribué par Syfy, ne surprend pas les cinéphages avertis : il est en effet très mauvais, comme prévu. Le scénario est inintéressant et les personnages sans originalité, comme l’on pouvait s’y attendre. En fait, son seul exploit, il l’accomplit dans le registre technique, avec des effets spéciaux si lamentables qu’ils relèvent de la plus totale fumisterie.

Que faut-il en retenir ?

  • Des comédiens qui essaient de sauver les meubles

Que faut-il oublier ?

  • Tout est à jeter

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