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Critique du roman : Le Vaisseau ardent [2010], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 27 juin 2010 à 20h35

L'histoire du Pirate Sans Nom

"Tout n'a pas été dit au sujet du Manuscrit de l'île éléphantine. La presse a surtout mis l'accent sur l'exploit technologique et l'opiniâtreté des chercheurs qui ont finalement réussi à déchiffrer la langue prépharaonique, mais au détriment de son réel contenu..."

Quand le Nathalie accoste dans un petit port de pêche de l'ancienne Yougoslavie, au nord ouest de Split, Anton n'a que dix ans. Lui et son ami Jak en étaient déjà à chaparder la nuit quelques objets dans les bateaux qu'ils nettoyaient le jour; leur butin ressemblait à leurs yeux à de véritables trésors qu'ils entreposaient dans leur grotte de pirates. Or, le larcin à bord du Nathalie ne se déroule pas aussi bien que d'habitude. Un vieil ivrogne les empêche d'emporter les bijoux qu'ils convoitaient. Le lendemain, ils décident de venir voir l'épave humaine qui a ruiné leur projet. Dans la conversation qui suit, l'ivrogne commence à leur raconter une histoire, celle du Pirate Sans Nom. Ce sera à la fois le salut et la damnation d'Anton, une histoire qui le poursuivra pendant les cinquante années qui suivront...

Jean-Claude Marguerite a été successivement journaliste, écologiste, publicitaire, rédacteur, graphiste et a exercé quelques autres professions. Le vaisseau ardent est son oeuvre, un travail de dix huit années d'écriture, de recherches, de peaufinage. Un travail colossal pour un résultat tout aussi impressionnant: 1280 pages et quelques 1500 grammes d'aventures. Il est publié aux éditions Denoël.

A ceux qui croyaient que Le Déchronologue était d'une rare originalité sur les pirates, ils seront également enthousiastes à l'évocation de ce roman. Les histoires de pirates sont encore à l'honneur.
Avec la même précision historique, l'auteur décrit par le détail la vie des pirates. Et même plus. On y lit aussi l'enfance dure et dramatique du fameux Pirate Sans Nom, objet de quête de divers personnages, qui n'ont de cesse de rechercher l'introuvable. La question de son existence est d'ailleurs l'un des points centraux du roman. Mais cet hypothétique personnage est lié à une énigme encore plus incertaine, celle du Vaisseau ardent, appelé aussi bien Hollandais Volant que la fameuse Arche.
L'histoire nous emmène aux confins de la planète, pendant que les sauts temporels se multiplient pour donner une vision d'ensemble de plus en plus fine de ce qui s'est passé. Mais c'était sans compter les facéties de l'auteur qui nous égare une fois sur deux sur des pistes a priori plausibles. Ce qui n'empêche pas le dépaysement garanti dans chaque partie.
Certains passages sont magistralement racontés, en particulier le chapitre dit des "Petits", chargé d'une forte émotion, où l'on lit les pérégrinations des bandes  d'enfants des rues, à la Jack London, drame aussi tendre que cruel. Structurellement, l'histoire s'avère être un amalgame de récits plus courts (mais tout est relatif), à lire les transitions parfois inexistantes. Entre le récit de l'ivrogne, qui atteint son apogée dans "l'île noire" (encore un grand moment) et la conversation passionnante de Petrack et de Nathalie, le lien est ténu. Tout comme celui de l'iceberg creux, variation moderne de l'histoire de Peter Pan et des enfants perdus. Cette partie là réserve des moments uniques où le lecteur est un peu perdu au milieu de conversations surréalistes.

On l'a vu, tout n'est pas parfait (1: un rythme globalement à optimiser. 2: des transitions brutales. 3: il aurait vraiment dû au moins couper le livre en deux, car 1280 pages, ça peut effrayer. 4: inévitablement le roman a son lot de longueurs où des coupes sont encore nécessaires), mais on en ressort avec l'impression d'avoir vécu une drôle d'expérience et le sentiment d'en être sorti plus riche. L'entreprise était colossale mais pas vaine: le résultat est très satisfaisant.

La conclusion de à propos du Roman : Le Vaisseau ardent [2010]

Manu B.
85

Ce roman mérite tous les superlatifs. Très long, très lourd (au sens littéral) il possède aussi de très beaux passages et des personnages très attachants.  Le Vaisseau ardent est à mettre au rang des objets littéraires singuliers. Espérons que la publication en un seul volume ne freine les ardeurs du lecteur avide de grandes aventures. Grand mal lui en prendrait car Jean-Claude Marguerite est un grand conteur d'histoires, de celles où les rêves d'enfance se réalisent.

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