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Critique du Film : Autumn, Fin du monde
Autumn, Fin du monde >

Critique du Film : Autumn, Fin du monde

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 26 décembre 2009 à 1542

Hideuse apocalypse

Une journée d’automne, dans un futur proche. Un étrange virus hémorragique décime soudainement l’humanité. Quelques minutes plus tard, plus rien, ou presque, n’existe. Seuls quelques survivants, immunisés sans que l’on ne sache pourquoi, tentent de s’organiser pour survivre sans chauffage, ni électricité. Michael, Karl et Emma figurent parmi les rescapés de cette apocalypse. En décidant de quitter la ville, ils n’aspirent qu’à trouver un petit coin tranquille pour redémarrer leur existence. Ils ne savent pas que, pour eux, le cauchemar ne fait que commencer.

Nous non plus, d’ailleurs...

Car Autumn – Fin du monde est à la fois le film post-apocalyptique le plus bordélique, le plus laid et le plus prétentieux qu’il m’ait été donné de visionner. L’accusation est sévère, vous allez me dire, il est donc de bon ton que j’argumente mes propos. Commençons par le scénario.

Autum – Fin du monde se veut être l’adaptation d’un roman de David Moody (que je n’ai pas lu). Comme Cormac McCarthy dans son best-seller La route, David Moody et Steven Rumbelow ont décidé d’appréhender la fin du monde à la manière d’un drame à dimension humaine, en se consacrant à l’exploration de la psyché des personnages, plutôt que de verser dans le traditionnel et spectaculaire film de zombies. On se dit : pourquoi pas ? Ce choix en vaut un autre. Mais, pour cela, il aurait fallu que les personnages, étudiés de si près, aient des comportements cohérents, à défaut d’être obligatoirement rationnels. Dans La route, par exemple, il n’y a plus rien, c’est une évidence. Dans Autumn, la catastrophe vient de survenir, les cadavres encombrent les rues mais ne se sont pas encore relevés (il n’y a donc aucun danger, hormis une éventuelle contamination), hors aucun des personnages n’a l’idée de chercher de l’aide, de localiser un hôpital, d’utiliser une radio ou même, un ordinateur portable branché sur le web. Non, ils vont se planquer dans une ferme (qu’ils mettent d’ailleurs une plombe à trouver alors qu’on l’apercevait de la route) comme si tout était perdu et attendent on ne sait quoi en matant la télé, en s’engueulant et en échangeant des propos d’une banalité sidérante.

Puis, il y a les contaminés. Cela commence comme une éradication de la race humaine (style Le Fléau), puis cela s’enchaine comme un vieux film de zombies vaudous (comme le métrage de Victor Halperin) avant de déraper dans le zombie movie moderne mélangeant les éléments de films de George A. Romero et de Danny Boyle. Ainsi, tout en continuant à se décomposer (ce sont donc bien des cadavres ambulants), les contaminés gagnent en intelligence et en vélocité. Hors, en fin de métrage, ces empotés n’arrivent toujours pas à faire chuter une ridicule clôture de bois mal fixée ni à blesser un type qui traverse leurs rangs (pourtant bien serrés).  C’est tellement débile que l’on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer, surtout quand certains passages s’avèrent être des pompages éhontés des classiques du genre (comme quand, sans aucune raison autre que le cliché, l’un des personnages se jette au milieu des zombies, de la même manière que le soldat Salazar dans Le Jour des morts-vivants).

Puis, il y a la réalisation.

Bon, d’accord, à sa décharge, Steven Rumbelow ne bénéficia pas d’un budget colossal pour réaliser ce film (1.5 millions de dollars canadiens), mais au lieu de noyer sa photographie dans une tonne de filtres chromatiques dégueulasses, il aurait mieux valu qu’il donne à sa réalisation un véritable sens artistique. Là, on se retrouve devant un film à la photographie en permanence surexposée, ce qui rend parfois l’image illisible et surtout très laide. Le cinéaste évite aussi soigneusement les effets gore (uniquement quelques vomissures sanglantes) et la seule scène où les zombies font montre de sauvagerie, c’est dans l’équarrissage d’un… caniche ! Le reste du temps, Rumbelow a posé sa caméra devant des acteurs cadrés en un rustique champ contre champ, mais il n’oublie cependant pas d’y introduire quelques ridicules erreurs de raccord. Sans oublier la misère des décors avec la réutilisation (même pas masquée) des mêmes tronçons de routes (un virage dans la campagne et une route encombrée d’épaves de voitures).

En fait, la seule satisfaction se trouve dans la performance des comédiens qui font ce qui peuvent pour rendre la situation de leurs personnages un tant soit peu intéressante. Bien que peu connus (voire débutants, comme Lana Kamenov), les acteurs parviennent presque à nous convaincre de la justesse de leur comportement, pourtant peu logique. De plus, la brève apparition de David Carradine sous les traits d’un survivant ayant cédé à la folie amène un incontestable plus dramatique.

La conclusion de

Je dois avouer que j’ai eu un mal fou à tenir jusqu’à la fin de cet Autumn – Fin du monde, sorte de béhaviorisme dramatique faussement intelligent doté d’une réalisation hideuse. Vouloir proposer une étude psychologique tout en utilisant des personnages aux profils dessinés de manière si incohérente, c’est vraiment n’importe quoi. Au final, on obtient un film ennuyant, laid, qui évite toutefois le pire grâce à un casting faisant son travail correctement (et c’est bien le seul dans ce cas).

Que faut-il en retenir ?

  • Un niveau d’interprétation générale convenable

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bourré d’incohérence
  • Une photographie hideuse
  • Faussement intelligent et original
  • Réalisation sans relief

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