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The Legend of Zelda : Spirit Tracks >

Critique du Jeu Vidéo : The Legend of Zelda : Spirit Tracks

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 5 janvier 2010 à 11:47

C'est Sheldon qui va être content...

Après le succès d'un Phantom Hourglass somme toute assez plaisant - même si très mineur comparé à d'autres épisodes de la saga Legend of Zelda - il était logique qu'un nouvel opus voit le jour sur la portable de Nintendo. Reprenant une formule quasiment identique, Spirit Tracks est donc, comme son prédécesseur, un jeu très orienté pour casual gamer - le public cible actuel de Nintendo - d'une facilité presque déconcertante et d'une jouabilité totalement intuitive. Fans hardcores de RPG, passez votre chemin, car ce nouveau Zelda façon DS est une nouvelle fois très court, relativement linéaire, et s'adresse avant tout à celles et ceux qui n'ont pas plus d'une vingtaine de minutes d'affilée à passer devant leur console.

Pourtant, même pour le casual gamer fan de Zelda, il ne faudra tout de même pas être trop regardant quant à la qualité du jeu ; en effet, dès les premières minutes, Spirit Tracks s'impose comme un jeu fénéant, opportuniste, utilisant sans une once d'originalité tous les éléments apportés par son prédécesseur, mais sans rien y apporter de nouveau. A la différence d'un Majora's Mask, qui utilisait le gameplay d'Ocarina of time pour proposer une aventure bien particulière, Spirit Tracks ne sait à aucun moment offrir une aventure originale, au mieux un récit classique et convenu à peine relevé par un scénario vraiment minimaliste (même pour un Zelda).

Ceci étant dit, si l'on n'est pas trop regardant sur le fond, Spirit Tracks reste malgré tout un jeu plaisant, et ce à l'instar de son prédécesseur. Le moteur graphique reste sympathique - toute proportions gardées, on reste en présence d'un jeu DS - avec ses environnements 3d et son utilisation du Cel-Shading, la maniabilité est une nouvelle fois totalement pensée pour les accessoires de la portable de Nintendo - écran tactile, bien entendu, mais également le micro ou le double écran - et la prise en main, très intuitive, se passe de tout tutoriel rébarbatif. Bien entendu, comme dans tout bon Zelda, la partie stratégie martiale est quasiment inexistante, les combats étant réglés en trois coups d'épée.

Mais si le casual gamer trouvera son compte à ce niveau, il risque de se prendre une sévère douche froide lors des phases de déplacements. Là où Phantom Hourglass proposait d'utiliser un bateau, Spirit Tracks, quant à lui, nous met aux commande d'un train (ce changement de mode de locomotion étant la seule vraie différence entre les deux jeux) ; néanmoins, là où le bateau offrait une impression de liberté, le train ne sait malheureusement proposer que des voyages désespérément linéaires qui donnent au joueur un sentiment de dirigisme particulièrement frustrant. Bien sur, si cela n'est en soit qu'une impression, les deux jeux étant aussi développés l'un que l'autre, Spirit Tracks pâtit fortement de ce changement peu judicieux.

En effet, les voyages en deviennent à ce point rébarbatifs qu'ils finissent, assez rapidement, par retirer tout intérêt au jeu. Passer des dizaines de minutes à regarder son train parcourir des voies ferrés, en donnant occasionnellement quelques coups de canon et en jouant avec le sifflet pour passer le temps, ça va quelques temps, mais lorsqu'on s'aperçoit que le jeu sera comme ça jusqu'à la fin, cela en devient désespérant. D'autant que les trains fantômes obligent plus que de raison à recalculer les itinéraires pour les éviter, voire à patienter à un aiguillage ne attendant qu'ils passent. Si vous avez vingt minutes à passer devant votre console, il est donc fort probable que vous les passiez à regarder un train.

Dommage, car en dehors de ça, le monde est paradoxalement aussi fouillé que dans Phantom Hourglass, et le nombre de quêtes secondaires s'avère suffisamment élevé pour palier à la très faible durée de vie de l'histoire principale. En solo, Spirit Tracks reste donc malgré tout qualitatif, et gageons que si les phases de voyage de vous ennuient pas trop, vous y retrouverez les mêmes sensations que devant son prédécesseur. En multi, en revanche, notons que l'amusant mode online de Phantom Hourglass a étrangement disparu au profit d'un petit mode sans grand intérêt.

65

Spirit Tracks reprend tous les ingrédient qui avaient pu faire le succès de son prédécesseur, Phantom Hourglass ; seulement voilà, si les phases de voyages maritimes offraient au joueur une relative liberté, l'utilisation des voies ferrovières dans ce nouvel opus s'avère au final être aussi dirigiste que pénible. Passer dix minutes à regarder son train faire tchou-tchou pour se rendre d'un temple à l'autre est juste ennuyeux, soporifique même, et réduit considérablement l'intérêt d'un jeu par ailleurs très qualitatif.

Critique de publiée le 5 janvier 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réussite visuelle,
  • Gadgets de la DS astucieusement utilisés,
  • Prise en main facile,
  • Jouabilité plaisante,
  • Bourré d'humour.

Que faut-il oublier ?

  • Des phases de voyage longues et pénibles,
  • Beaucoup trop facile,
  • Plus de mode online,
  • Où est l'originalité ?

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