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Critique du Film : Transmutations
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Critique du Film : Transmutations

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 juillet 2009 à 0052

Quand la grenouille est l'avenir de l'homme

Dans Hell Comes to Frogtown (Transmutations dans l’édition VHS française), Hell, c’est Sam, un mercenaire évoluant dans un monde post-apocalyptique dont une grande partie de sa population masculine survivante est devenue stérile, suite à une trop forte exposition aux radiations.

Les étalons sont donc rares, et Sam Hell compte parmi ceux-ci. C’est pour cette raison que le gouvernement - après l’avoir sorti de la prison où il croupissait pour… abus sexuel - le force a accompagner le docteur Spangle, une scientifique sexy, et une bimbo militaire dans une cité de mutants afin d’y libérer, et féconder, une grosse poignée de jolies esclaves. Vous avouerez qu’il y a pire comme corvée, non ?

Les dits mutants sont des humanoïdes batraciens organisés à travers une société archaïque dominée par une espèce de mélange entre Kermit la Grenouille et Jabba the Hunt (le commandeur Toty). Ils vivent tous dans une ville paumée dans le désert, ont des vieilles bagnoles piquées sur le plateau de Mad Max II, écoutent de la musique pourrie, mangent un truc verdâtre immonde (dont je n’ai pas compris le nom) et ont pour principale occupation le trafic de bimbos californiennes. Ils sont très cons mais ils ressemblent à des grenouilles et donc le plus difficile, pour nos amis, sera d’entrer discrètement dans la place.

Malheureusement, malgré la finesse du plan imaginé par nos héros (Sam entre dans la cité avec le docteur Spangle tenue en laisse !), le brave (mais un peu crétin) mercenaire va se retrouver en très mauvaise posture dans les geôles de Frogtown, alors que la scientifique finit dans le harem du chef des mutants.  Les affaires du trio d’élite (qui se balade dans un véhicule armé de couleur rose) semblent donc bien mal engagées. Mais c’est compté sans l’amitié de Lonney Toons, un ancien collaborateur de Sam, et l’amour d’Arabella, une grenouille strip-teaseuse…

Avec Hell Comes to Frogtown, le regretté cinéaste Z Donald G. Jackson revisite les films post nuke spaghettis des années 80 en y ajoutant des éléments comiques, pour tenter de transformer le tout en une rafraîchissante et innocente parodie qui brassent de nombreux éléments (qui vont de Mad Max à Star Wars en passant par le film d’heroic fantasy et le western). Pour ce faire, il crée le personnage de Sam Hell, un anti-héros qui évoque le Snake Plisken de New York 1997 puisque, comme ce dernier, il est contraint  d’agir sous la menace d’une punition (ici, un slip électrifié remplace l’injection de poison). Ensuite, il évite soigneusement le gore (zut !) et le coquin (re-zut !) pour mettre en forme un film finalement très policé, jouant à peine sur le subjectif pour créer une ambiance fun (on évolue très, très loin, par exemple, d’un pastiche comme Flesh Gordon).

A coté de Sam Hell se greffent deux personnages féminins : la blonde et la brune. L’une est une scientifique à (très) grandes lunettes et l’autre une version féminine de Rambo. Toutes les deux ont cependant un point commun, évident : elles sont très jolies. Reste enfin à rajouter les mutants, des versions batraciennes des Tortues Ninja, sauvages, lubriques et cupides, et quelques seconds couteaux, destinés à mourir de spectaculaire manière (Rory Calhoun, William Smith, figurent au générique de ce film).

Evidemment, l’humour de Hell Comes to Frogtown ne fait pas dans la dentelle de Calais ; Sam Hell remet ses couilles en place; Sam Hell veut bien coucher avec une grenouille, à la condition qu’elle se mette un sac en papier sur la tête, etc. Mais cela marche plutôt bien. On se surprend assez souvent à rire de bon coeur, à la fois des répliques débiles de l’ensemble des personnages, mais aussi des agissements de ces comédiens qui se prennent à ce jeu de n’importe quoi. L’ex-catcheur Roddy Piper est plutôt convaincant dans la peau de Sam Hell. Il n’innove pas grand-chose, on pourrait presque dire qu’il nous propose une version comique de Nada (Invasion Los Angeles, de John Carpenter), mais il est souvent très drôle. Les rôles féminins sont tenus par Sandahl Bergman - l’ex-copine de Swarzy dans Conan et grande spécialiste des séries B musclées  - et l’injustement méconnue Cec Verrell, très sexy dans son rôle de gunner de charme (c’est d’ailleurs elle qui nous offre le seul plan "coquin" du film).

Si la réalisation de Donald G. Jackson n’est en rien remarquable (elle est juste correcte et très conventionnelle), si les décors sont vraiment très cheap, j’ai cependant été assez surpris par la qualité des maquillages. En effet, prothèses et masques de latex qui permettent la mise en forme de cette communauté d’humanoïdes batraciens sont tous de très bonne facture.  Les principaux personnages, le cruel Bull et Arabella la strip-teaseuse, nettement mis en avant, sont d’ailleurs très convaincants. Bravo, donc, aux techniciens japonais des studios Steve Wang qui ont su faire avec un budget forcément très limité.

La conclusion de

La réédition de Hell Comes to Frogtown sur support DVD nous donne l’occasion de (re)découvrir un film culte de la meilleure des manières. Premier volet d’une série de quatre films de qualité variable, l’œuvre de Donald G. Jackson est une très honnête comédie, au scénario basique et crétin, certes, mais dotés de bons maquillages spéciaux et d’un casting très sympathique. L’aspect kitch est assumé, voire volontaire, l’humour ne vole pas haut, les situations sont totalement abracadabrantes, bref, tout est réuni pour satisfaire l’exigeant amateur de nanars. A voir.

Que faut-il en retenir ?

  • Atmosphère fun
  • Casting sympathique
  • Bons maquillages
  • Du Z qui s'assume bien

Que faut-il oublier ?

  • Scénario et dialogues débiles
  • Décors cheap
  • Réalisation sans originalité

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