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Critique du Film : Jack Brooks - Tueur de monstres
Jack Brooks - Tueur de monstres >

Critique du Film : Jack Brooks - Tueur de monstres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 23 avril 2009 à 1738

Le plombier vs les monstres baveux

Jack Brooks reste fortement traumatisé d’une terrible expérience où, enfant, il a vu ses parents et sa sœur dévorés par un loup-garou. Evidemment, personne, à l’époque, ne l’a cru et, aujourd’hui, il garde des séquelles de ce trauma ; comme une irritabilité maladive et incontrôlable.

Quelques peu insociable et lunatique, Jack Brooks tente de concilier les obligations de son métier de plombier avec celles d’étudiant et de curiosité pour psychiatre fumiste. Mais sa triste existence va basculer dans l’insolite quand son professeur de chimie le convie chez lui, afin qu’il puisse réparer la chaudière de sa vieille maison…

Jon Knautz, réalisateur de Jack Brooks Monster Slayer, a tout compris. Pour son premier long-métrage, ce néo-trentenaire a pris bien soin d’y réunir tous les éléments aptes à séduire les amateurs de série B, à savoir de l’humour noir, du gore, du craspec, des monstres ridicules, et un anti-héros très sympathique. Restait à construire avec cela un scénario qui tienne la route suffisamment longtemps pour éviter tout essoufflement, ce qui n’est pas toujours facile car la comédie gore reste un exercice périlleux. Et j’ai été ravi, mais vraiment ravi, de constater que ce débutant a parfaitement réussi ce défi. C’est bien simple : je ne me suis pas ennuyé une seule seconde durant les 90 minutes que dure le film !

Le script de Jack Brooks prend comme personnage central un anti-héros de construction classique. C'est-à-dire un loser projeté soudainement dans un univers cauchemardesque et qui, pour s’en sortir, doit user des maigres moyens que la vie a mis à sa disposition. Par conséquent, Jack Brooks peut être mis dans le même panier que Ash (Evil Dead), Jack Burton, ou plus récemment Shaun. Ainsi, c’est plus un « pétage de plombs », un raz-le-bol, qui le pousse à se jeter dans la mêlée, armé de ses outils de plomberie (un clin d’œil à Mario Bros. ?) pour dégommer goules et gros monstres dégueulasses. Le comédien Trevor Matthews (qui a également participé à l’écriture du scénario) étant en parfait accord avec son personnage - tant du point de vue physique que de par son interprétation impeccable -, la recette marche du tonnerre.

Même si son film est loin d’être de conception révolutionnaire, Jon Knautz a également eu la bonne idée de répartir les tâches et d’éviter quelques ennuyeux poncifs. Tout d’abord, il écarte deux icônes de série B de son récit : le buddy sympa mais encombrant et la douce girl friend  (qui joue souvent le rôle de la princesse en péril). Car si le personnage de la copine est bien présent, il est utilisé à contre-emploi, avec une petite amie antipathique et rapidement insupportable qui devient une sorte de croix supplémentaire posée sur les épaules de Jack. Ensuite, il confie une grande partie de la narration à un tiers : le personnage  de Gordon Crowley. La présence à l’écran de ce professeur de physique est d’ailleurs, pendant les deux tiers du métrage, presque plus importante que celle du héros. Et l’idée est géniale pour deux raisons…

La première est que ce personnage est sacrément bien construit et amène la plupart des séquences comiques par l’exposition de ses crises de mutation. La deuxième est qu’il est incarné par un comédien génial : Robert Englund ! Possédé par une entité infernale, le professeur Crowley va progressivement se transformer en monstre baveux, au cours de séquences grand guignol mêlant des éléments burlesques, gores et craspec. Amis du bon goût, passez votre chemin, car durant ces phases de mutations, tout n’est que gerbes de sang et de vomissures, le professeur finissant par se retrouver dans un état absolument immonde. Robert Englund, déchaîné, y est absolument irrésistible. Mais attention, d’autres scènes, qui ne mettent pas en scène Crowley, sont également très drôles, comme la visite de Jack Brooks chez le quincaillier gaga et narcoleptique.

Lorsque la mutation s’achève par la métamorphose du professeur en une créature grotesque, obèse et tentaculaire (rappelant à la fois Jabba the Hunt et tous ces monstres gluants qui pullulaient dans les série B des années 80), Robert Englund disparaît pour laisser plus de place au héros. Le métrage s’oriente alors vers une sorte de relecture très trash de Buffy contre les vampires. S’il y gagne en séquences d’action, il y perd un peu en délire sans, toutefois, voir son niveau d’intérêt disparaître complètement. Disons simplement qu’il est un peu moins fun, mais toujours aussi barré.

J’ai également bien apprécié les FX, qui marient les maquillages traditionnels avec des inserts numériques. L’ensemble est perfectible, bien entendu, mais il ne faut pas oublier que le budget du film ne s’élève qu’à 2,500,000 $ et qu’il y a beaucoup, mais vraiment beaucoup, d’effets spéciaux. De plus, malgré les quelques défauts relevés, j’ai trouvé très sympa d’avoir choisi un esthétisme (à la fois grotesque et libidineux) proche du travail des grands maîtres qui officiaient avec Brian Yuzna et Stuart Gordon dans les années 80 (comme Screaming Mad George, Everett Burrell ou John Carl Buechler) et de celui de Sergio Stivaletti sur Demons. David Scott, sur ce coup là, a fait de l’excellent travail et la réussite de ce film lui doit beaucoup.

La conclusion de

Quelle bonne surprise que ce Jack Brooks ! Bon, c’est vrai, Jon Knauz ne révolutionne pas le genre mais dans le domaine de la comédie gore bien trash et potache, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu aussi divertissant (à part dans le V Cinema). Du gore, du craspec, un anti-héros loser, des monstres ridicules et très méchants : j’adhère à 100% !

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance fun
  • Des personnages délirants
  • Des gros monstres baveux
  • Gore et craspec

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario qui n'invente rien
  • Une dernière partie un peu moins fun

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