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Critique du Jeu Vidéo : Heavenly Sword
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Critique du Jeu Vidéo : Heavenly Sword

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 23 février 2009 à 1104

Goddess of War !

Annoncé comme une exclusivité pouvant montrer à tous de quoi la PS3 est vraiment capable, Heavenly Sword tient ses promesses d’un certain côté mais ne réussit pas à se hisser au panthéon du beat’em all.

Développé par le studio anglais Ninja Theory (dont c’est le deuxième jeu après le party-game Kung Fu Chaos sur Xbox) le jeu se veut comme un film interactif basé sur un scénario épique et des interprétations crédibles. Et c’est bien là la principale réussite du soft qui nous conte l’histoire de la belle guerrière à la chevelure aussi longue que rouge nommée Nariko fille du chef de son clan qui a pour mission de protéger l’Heavenly Sword (l’épée du paradis apportée par les dieux). Cette épée ancestrale à le pouvoir de conférer à celui qui la manie une puissance extraordinaire mais en contrepartie, sa vie est absorbée par l’épée. Le clan de Nariko fuit donc au début de l’aventure l’armée du roi Bohan sorte de seigneur tout puissant voulant mettre le monde sous sa botte et mettre la main sur la fameuse épée. Et c’est lorsque son clan semble être à deux doigts de disparaître que Nariko décide d’utiliser la fameuse épée. Si le postulat de départ ne semble pas vraiment original c’est plus dans les cinématiques que l’histoire prend vraiment son sens avec des personnages bien écrits surtout les boss qui sont aussi givrés que dangereux… Il faut aussi avouer que le travail sur les expressions des visages est tout bonnement hallucinant, j’ai rarement vu un jeu proposer un tel panel d’expressions humaines réalistes. Tout cela grâce à de la motion-capture sur visage et au travail de gestion des acteurs par Andy « Gollum » Serkis jouant lui-même le roi Bohan dans la version originale même si les doubleurs professionnels de la version française s’en sortent très bien. Rajoutez à cela des graphismes sublimes vraiment digne de la nouvelle génération de consoles de salon avec des décors assez variés agréables à traverser où les développeurs semblent avoir puiser leur inspiration dans la Chine antique et médiévale. C’est donc au niveau de l’ambiance que le jeu s’en tire haut la main avec des musiques soulignant parfaitement l’action et des bruitages riches et variés.

Malheureusement le jeu en lui-même ne suit pas vraiment la qualité de l’emballage. Heavenly Sword n’est pas un ratage mais sa jouabilité est loin d’atteindre l’excellence qu’on pouvait attendre. Tout d’abord à trop lorgner sur God of War avec ses différents types de combat et les Quick Time Event on est forcément obligé de comparer les deux titres et force est de constater que le jeu de Ninja Theory ne fait pas vraiment le poids. A commencer par une durée de vie assez ridicule (entre 6 et 9 heures pour terminer le jeu) accompagnée par une certaine facilité qui rend certes le jeu très accessible mais renforce quand même la frustration de se voir progresser aussi vite. Au niveau des combats, ils sont quand même très agréables à regarder tant Nariko se bat avec une grâce destructrice impitoyable. Décimer les vagues d’ennemis est jouissif avec chaque type d’ennemi différent à battre selon le type de combat utiliser entre celui de base (l’épée se scindant en deux lames), le second qui permet de faire voler ses deux lames au bout de chaîne créant un cocon meurtrier autour de l’héroïne et le dernier faisant parler la puissance avec des coups plus lents mais plus puissants. Les différents types de combat sont facile à activer avec l’aide des boutons de la tranche. Les combos sont nombreux mais au final tout cela revient à marteler les touches comme un fou pour se défaire des ennemis de plus en plus nombreux (parfois il y en plusieurs centaines à l’écran renforçant le côté épique de l’ensemble) avec une certaine répétition sur la fin… Il existe aussi un autre type de gameplay lorsqu’on contrôle la féline Kai et son arbalète avec les carreaux qu’on peut diriger via les propriétés gyroscopiques de la manette sixaxis avec une certaine frustration au début (c’est en effet assez ardue de diriger les flèches) mais quand on y arrive cela devient assez marrant de faucher les ennemis dans les différents endroits de leurs corps. Dommage que les développeurs en est un peu trop abusé…

La conclusion de

Heavenly Sword est un jeu jouissant d’une mise en scène époustouflante servie par des graphismes sublimes et d’une ambiance digne des plus grands jeux. Malheureusement une trop faible durée de vie et des systèmes de combats pas exempts de tout reproche avec une certaine répétitivité aussi bien pour la jouabilité que pour la progression font que le soft de Ninja Theory est « juste » un bon jeu. Pas vraiment le jeu tout puissant un moment annoncé mais un jeu très sympathique montrant de quoi la nouvelle génération est capable.

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