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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Midnight Movie
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Midnight Movie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 21 février 2009 à 1416

Dernière séance

Cinq années après qu’un réalisateur fou ait disparu dans des dramatiques et mystérieuses circonstances, son dernier film, The Dark Beneath, est projeté dans un cinéma de quartier – lors d’une séance de minuit. Un policier et un médecin sont présents dans la salle, car ils en ont venus à penser que si le cinéaste est en encore en vie, il ne manquera pas d’assister à la projection de sa dernière œuvre : un slasher movie…

Le film s’ouvre avec une séquence qui n’est pas sans évoquer le travail de John Carpenter dans L'Antre de la folie (le second degré en moins). On retrouve en effet la même atmosphère lovecraftienne mêlant démence et fantasmagorie, claustrophobie et ambiance clinique. Cette ouverture assez intéressante s’achève sur la vision d’un établissement psychiatrique déserté, aux murs et aux sols couverts de sang… un sang ayant également servi d’encre nécessaire à l’inscription de signes cabalistiques. Puis, un fondu nous amène à un générique très tendance (photo vive, effets stroboscopiques…) appuyé par une musique métal.

Changement de décors.

Le script nous amène cinq ans plus tard, dans un cinéma de quartier.  Changement de lieu, changement de ton. L’atmosphère est plus b-movie – le jeu calamiteux des comédiens confirme d’ailleurs cette impression – et prend de manière abrupte la direction du slasher movie fantastique. A ce moment, Jack Messitt développe un thème bien connu, pour avoir été visité de nombreuses fois ; le tueur masqué sort de l’écran pour massacrer les spectateurs. On pense bien entendu à Demons et à sa suite, de Lamberto Bava… à la différence près qu’avec les avoir tuées, le slasher les emmène dans son univers, c'est-à-dire dans le film.

Ces interractions entre deux univers (le monde réel en couleur et le monde fictif en noir et blanc, même méthode que dans La Rose pourpre du Caire) amènent quelques scènes intéressantes, comme quand les quelques spectateurs de la salle éclatent de rire en voyant leur copain se faire équarrir à l’écran, concluant (à tort) que ce dernier leur avait caché qu’il eut travaillé sur ce film. En même temps, ils sont vraiment cons, car si le film date bien de cinq ans, leur copain devait avoir au maximum 13 ou 14 ans à l’époque du tournage. Mais bon, on sait bien que ce type de films ne s’arrête pas à quelques incohérences.

Le slasher, mélange de Jason Vorhees et de Leatherface, est, quand à lui, assez charismatique, même s’il manque de masse musculaire. Ses meurtres ne brillent pas pour leur originalité amis ils ont le mérite d’être de plus en plus gores et violents au fur et à mesure que le récit progresse. J’ai eu l’impression que Jack Messitt, en quatre-vingts dix minutes, nous offrait une visite de l’histoire graphique du film d’horreur, avec un final paroxysmique pas très éloigné de la violence d’Hostel. J’ai trouvé cette façon de traiter le sujet (si telle était véritablement sa volonté) assez futée.

Au niveau technique, malgré un tout petit budget de un million de dollars, le cinéaste assure bien son ouvrage. Image en 35mm, prises de vue variées et montage bien rythmé assurent à Midnight Movie un niveau de qualité plus que convenable, d’autant plus que les effets spéciaux ne présentent guère de défauts. Seule la direction d’acteur est défaillante. Mais il me doit de dire que la faute en revient autant à l’absence de talent des interprètes qu’à un manque de maîtrise de Jack Messitt.

La conclusion de

Récompensé au festival de Chicago, Midnight Movie est une sympathique série B réalisée par un cinéaste consciencieux. Le manque de budget se fait bien entendu un peu sentir et les comédiens sont assez mauvais mais, malgré tout, le film reste en permanence divertissant. La maîtrise technique de Jack Messitt et le second degré dans lequel baigne le métrage sont les deux principaux atouts du premier long métrage de ce réalisateur plutôt doué.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement abouti
  • De bons effets gore
  • Un second degré bienvenu

Que faut-il oublier ?

  • La médiocrité de l’interprétation
  • Cela reste un slasher movie

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