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Critique du Film : Dark Corners

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 12 décembre 2008 à 1513

"I have a dream..."

Susan Hamilton, une jeune femme éprouvée par ses difficultés a enfanter, vit de terribles cauchemars dans lesquels son alter ego connait une existence sombre et terrifiante. Alors que son entourage et les médecins mettent la répétition de ses horribles songes sur le compte du stress, elle décide - sur les conseils d'une amie - de consulter un hypnothérapeute...
En suivant les traces du cinéma de David Lynch, le jeune réalisateur Ray Gower décide d'explorer les tréfonds de notre subconscient avec un film à double trame narrative, chacune se voyant le reflet quelque peu déformé de l'autre. Déformée car si le monde de la blonde Susan correspond au monde "réel" tel que l'on peut communément le concevoir, celui de la brune Karen est un univers glauque et malsain, peuplé de gens vulgaires et sales comme des peignes. Ainsi, si les personnages qui peuplent les deux « dimensions » (l'une réaliste, l'une fantasmagorique) sont les mêmes et qu’ils abordent des attitudes quasi similaires, ils se différencient par une apparence physique qui, dans la projection onirique, se veut être en quelque sorte le recoin obscur (dark corner) de leur âme.


A partir d'un script bien élaboré et fourmillant de détails (il faut être très attentif durant la vision pour bien appréhender l'intrigue), Ray Gower s'amuse à nous égarer en passant sans cesse d'un univers à un autre (comme c'est durant l’assoupissement de Susan, on pense inévitablement aux Griffes de la Nuit, mais le film est bien plus subtil que ça). Puis, la fusion entre les deux trames devient de plus en plus forte au fil du métrage pour finalement aboutir à un "syncrétisme" narratif et philosophique total lors du dénouement - hélas un peu décevant par son climax légèrement poussif. De plus, histoire de pimenter le récit, certains personnages apparaissent dans les fantasmes de Susan avant qu'elle ne fasse leur connaissance dans la vie réelle; un détail important qui fait que, parfois, l'on n'arrive plus à se décider sur la véracité de tel ou tel univers. Au final, l'exercice de style est intéressant et, pour le spectateur appréciant les récits tortueux, Dark Corners est assurément une bonne expérience. D’ailleurs, comme souvent dans ce type d’histoire qui ne vous prennent pas par la main, chacun en tirera ses propres conclusions.
Le coté horrifique est également bien présent, le « même » serial killer sévissant dans les deux univers. En fait, avec ce Needletooth, on a affaire à un tueur psychopathe bien tendance, à la fois dans ses agissements comme dans son look, avec un comportement, emprunté aux thrillers horrifiques modernes (Seven, Saw, etc.). La photographie, très travaillée dans ses chromatiques, affirme d'ailleurs cette appartenance à cette nouvelle vague de shockers. Mais les apparitions de Needletooth ne sont pas les seuls passages horrifiques du film; d'autres séquences - comme le réveil du cadavre à la morgue - sont assez fortes graphiquement et, de plus, très efficaces dramatiquement.

Du coté des comédiens, il est à noter que Thora Birch s'acquitte plutôt bien de sa tâche, dans un double rôle finalement pas si facile que ça étant donné qu'elle porte sur ses épaules la quasi totalité des séquences. Toby Stephens - le prince Jean de la série TV Robin des Bois - incarne un hypnothérapeute dont le profil psychologique ne va pas manquer de rappeler un certains docteur Robert Elliott (Pulsions) aux cinéphiles. Enfin, pour finir, le britannique Christien Anholt (rappelez-vous, c’est lui qui interprète Nigel Barry, le collègue de Sidney Fox dans la série du même nom) interprète David Hamilton (si, si, mais il n'est pas photographe), l'attentionné - mais un peu ballot - mari de Susan. Globalement, tous s'en tirent avec les honneurs. Même les rôles de soutien, ce qui est assez rare dans ce type de série B.

La conclusion de

Malgré une dernière partie manquant de punch, Dark Corners est une bonne série B horrifique dotée d'un scénario intéressant et d'uné réalisation sans génie mais solide. Un film original, réalisé par un jeune réalisateur, qui devrait sans nul doute plaire à tous ceux qui aiment les films un peu tordus. Les autres, par contre, risquent fort de décrocher rapidement.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario original et intéressant
  • Réalisation consciencieuse
  • Bon niveau d'interprétation
  • Aspect horrifique bien présent

Que faut-il oublier ?

  • Une dernière partie manquant de force
  • Une révélation qui n'est pas vraiment surprenante

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