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Critique du Film : Cello
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Critique du Film : Cello

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 7 novembre 2008 à 1112

Cello Fan Killer

La jolie Mi-Ju est professeur de violoncelle. Mère de famille, elle vit dans une luxueuse propriété aux cotés de son mari, sa belle-sœur et ses deux filles – dont la plus âgée est handicapée mentale.
Mais ce bonheur clairement affiché va voir son aura se ternir peu à peu lorsqu’une ancienne étudiante la menace ouvertement et qu’en même temps, elle se décide à offrir un violoncelle à sa fille ainée… Jusqu'à ce que sa vie devienne un véritable cauchemar…


Cello est un film construit sur le thème de la responsabilité et des remords. C’est aussi un film de fantômes asiatique bien fourni en brusques effets sonores et en apparitions spectrales. Heureusement, Woo-Cheol Lee, le réalisateur, bien conscient du manque d’originalité de ces éléments dramatiques et cosmétiques a décidé de s’appuyer sur les ambiguïtés qui parsèment le script pour semer le doute dans l’esprit de l’audience et dépasser le cadre du simple yurei eiga à la coréenne. Ces manœuvres ne fonctionnent pas toujours, notamment sur l’esprit des spectateurs les plus familiarisés avec ce type de métrages, mais elles apportent au récit un franc regain d’intérêt, quelques interrogations qui font que l’on suit avec curiosité (à défaut de ressentir de la peur) les malheurs de Mi-Ju.
Le film se découpe en deux parties bien distinctes. Tout d’abord, le cinéaste se penche à travailler l’ambiance, à instaurer une atmosphère fantastique, de « haunted house », construit à base de séquences hallucinatoires, de terreurs nocturnes et d’évènements naturellement inexplicables. L’ambiguïté est basée ici sur la fragilité psychologique de Mi-Ju, qui suit un traitement médical régulier. On en vient à douter de la véracité des images horribles qui nous sont montrées. Cette partie est aussi riche en attitudes bizarres qui, dans un premier temps, vont nous paraître peu crédibles (ce qui va mettre la puce à l’oreille des spectateurs les plus avisés) comme la décision du mari de Mi-Ju d’embaucher une gouvernante suicidaire et muette au comportement étrange. Dans cette partie, Woo-Cheol Lee travaille à la fois le décorum (par une photographie de qualité) et les protagonistes, n’hésitant pas à nous offrir des variations de valeurs de cadres, jouer du zoom et des regards hors-cadre, le tout sur un rythme feutré, presque fantasmé. Elément majeur de la narration, le violoncelle (en permanence dans les bras de la fille muette) joue le rôle de médium dans le rapport entre la conscience de Mi-Ju et les horribles souvenirs qui hantent les tréfonds de son esprit.

La deuxième partie est purement horrifique, presque gore. Elle est initiée par la matérialisation du spectre (cette fois-ci, une très jolie fille et pas une espèce de gamine aux cheveux filasses tombant sur le visage)en lieu et place des vermicules noirâtres jusqu’alors aperçues. Les morts atroces dans l’entourage de Mi-Ju vont ensuite se succéder au cours de séquences assez dures (la chute de l’enfant dans le jardin) entrecoupées de révélations présentées sous forme de flashback. Si cette partie, comme la première, ne peut pas être sincèrement jugée comme étonnante d’originalité, elle n’est pas pour autant ennuyante. Très modeste dans son cinéma, travaillant les valeurs sûres, Woo-Cheol Lee construit habilement son film, sans esbroufe, et parvient à conserver en permanence l’attention du public. L’actrice Hyeon-a Seong, avec son jeu posé, presque nonchalant, joue d’ailleurs un grand rôle dans la réussite de l’entreprise.
La révélation finale, par contre, m’a un peu déplu. Peut-être parce que je me suis mis à la craindre dés les deux-tiers du métrage et que j’espérais finalement beaucoup mieux. Je n’ai donc pas été surpris par ces séquences explicatives et, plus ennuyeux, j’ai trouvé la méthode un peu facile. Cette conclusion m’apparaît en effet comme une manière un peu trop osée pour nous faire digérer les quelques incohérences et évènements peu crédibles qui parsèment le récit. D’autres n’ont pas été de mon avis…

La conclusion de

Cello est certes un film de fantômes asiatiques, mais il se démarque suffisamment de la masse pour être remarqué. Le violoncelle (Cello en anglais) joue à la fois un rôle de leurre et d’élément indispensable à la narration, et on retrouve cette ambiguïté à travers de nombreux autres aspects du film. A cela, il convient de signaler une réalisation solide (à défaut d’être révolutionnaire), une bonne qualité d’interprétation et une intrigue accrocheuse.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien construit
  • Une réalisation solide
  • Bonne qualité d’interprétation

Que faut-il oublier ?

  • Une fin un peu décevante
  • Guère effrayant

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