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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead Mary
Dead Mary >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead Mary

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 16 septembre 2008 à 1559

Evil Dead Mary

Un groupe d'amis se rend dans une cabane au fond des bois, près d'un lac, pour y passer le week-end. Se connaissant de longue date - à part une nouvelle venue, plus jeune qu'eux -, ces couples échangent leurs souvenirs dans une ambiance un peu plombée par le fait que l'un d'entres eux ait récemment décidé de rompre. On découvre donc petit à petit les divers secrets et expériences de ces trentenaires, ainsi que leurs diverses personnalités au fil d'une mise en place assez longue et posée, qui pourrait même sembler fastidieuse aux spectateurs les plus impatients. On ne peut donner complètement tort à ces derniers car les propos et les confidences échangés apparaissent parfois infantiles et immatures, plus proches d'intrigues adolescentes que de réflexions adultes. Néanmoins, on va se rendre compte que cette phase d'exposition est un passage incontournable, compte tenu de la démarche de "torture introspective" engagée par la suite par Robert Wilson, réalisateur de ce film.


La nuit tombée, entre deux pétards échangés et quelques bières descendues, ces jeunes gens entreprennent de se raconter des histoires "qui font peur" (encore une preuve de l'immaturité de ces personnages). Ils en arrivent à parler de la légende de Marie la Sanglante, et de la Dame Blanche - qui n'a rien à voir avec le fameux dessert en crème glacée. Répondant au défi, quelques uns des personnages s'en vont dans la salle de bain, où se trouve un miroir, une bougie à la main, pour vérifier par les actes la véracité de cette légende urbaine (où plutôt forestière dans le cas présent)... Et c'est à ce moment que le film va basculer dans l'horreur.
Il va d'ailleurs prendre une tangente étonnante. Alors que je m'attendais à voir surgir une créature occulte ou un slasher du genre Candyman, ne voilà-t-il pas que Robert Wilson m'offre une sorte de relecture d'Evil Dead et de The Thing, un huis clos paranoïaque mettant en scène une entité démoniaque qui s'empare de l'âme des hommes pour semer la discorde, la zizanie et la haine. L'effet de surprise fut, je l'avoue, total. Par contre, une fois celui-ci passé, je dois avouer que j'ai trouvé le déroulement des évènements un peu poussif. Si certaines séquences valent vraiment le coup d'oeil, notamment ce sympathique remake de la séquence de la prise de sang de The Thing - cette fois-ci, les occupants de la cabane envisage de couper la main d'un suspect pour vérifier si elle est repousse! (ce démon ayant des capacités de régénération) -, on ne peut que tiquer devant les attitudes parfois contradictoires des protagonistes et de l'usage de ficelles scénaristiques un peu trop culottées (les trois voitures qui ne démarrent plus, l'injustifié bruit sur le toit, le soudain orage). Robert Wilson veut nous étonner et nous inquiéter, c'est de bonne guerre, mais il a un peu trop tendance à oublier d'ôter ses gros sabots.

De plus, si le démon possède de grosses compétences de camouflage, une fois dévoilé, il adopte des attitudes provocantes, donnant par moment au métrage des allures "grand guignolesques" qui jurent un peu avec l'atmosphère générale. Seule la source du Mal reste discrète, ne se révélant à l'écran que durant des séquences où elle se retrouve en aparté avec l'un des protagonistes. Le reste du temps, elle utilise le passé des personnages (que l'on a découvert au cours de la première partie) - et surtout les histoires de coucheries! - pour les monter les uns contre les autres, afin de les fragiliser. Il est dommage que les différents qui finissent par déchirer l'harmonie du groupe se situent tous au dessous de la ceinture.
Les effets gore sont assez bons (quoique rares) et s'accordent parfaitement avec une réalisation et une photographie très soignée. Du coté technique, c'est du travail bien léché qui fait honneur au cinéma indépendant. Même constat concernant l'interprétation, avec de bonnes prestations d'acteurs peu connus (des comédiens de séries B de bonne réputation) mais non dénués de talent.

La conclusion de

Dead Mary est un film indépendant surprenant. Le scénario - qui brasse des éléments bien connus - ne se sort donc pas du lot mais il est utilisé avec habileté par Robert Wilson. La réalisation est bonne, la photographie très bien calibrée et les comédiens plutôt à l'aise. Il est simplement dommage que la longue mise en place mette en avant uniquement des arguments sexuels immatures (qui serviront ensuite de déclencheurs) et que la deuxième partie soit un peu plombée par quelques maladresses narratives.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation solide, bonne photographie
  • Interprétation de qualité
  • Une volonté de surprendre assez sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages bien développés mais un peu immatures
  • Une deuxième partie utilisant trop d'artifices
  • Quelques incohérences dans les comportements

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