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Les Mangeurs d'âmes >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Les Mangeurs d'âmes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 25 août 2008 à 16:08

Celia et les démons

Invitée dans une party privée, la douce et timide Celia va connaître la pire nuit de sa vie, et la dernière puisque, droguée et violée, elle va succomber aux mauvais traitements infligés par une bande de jeunes salopards. Mais l'existence de Celia n'est pour autant achevée puisqu'elle reprend connaissance dans une dimension intermédiaire, située entre la réalité, le Paradis et l'Enfer. Un monde copie conforme de celui des vivants, excepté qu'en place et lieu d'une population humaine, Celia va y trouver des créatures cannibales et démoniaques: les Mangeurs d'âmes!
Le scénario des Mangeurs d'âmes part sur une excellente idée, très éloignée des habituelles histoires de fantômes et de morts-vivants. Ici, Celia (interprétée par Monica Keena) se retrouve coincé dans une sorte de purgatoire, protégée des monstres par une aura (le sanctuaire) à l'efficacité éphémère. Dans cette course contre la montre (elle dispose de deux heures pour atteindre la porte du "Paradis"), elle va trouver de l'aide en un étrange personnage qui se déclare être son ange gardien et réaliser que, non seulement elle peut avoir une vision du monde des hommes par l'intermédiaire des miroirs, mais que, de plus, elle peut interagir sur les objets inertes.


Le film se déroule donc essentiellement dans une demeure bâtie sur plusieurs dimensions (comme dans House, quoi). Pour bien marquer les différences entre les plans existentiels, le cinéaste Steven R. Monroe utilise différents filtres chromatiques. La méthode est bien entendu efficace mais il faut bien admettre qu'elle est si grossière qu'elle donne parfois au métrage un air de vidéo-clip un peu cheap. Même conclusion en ce qui concerne la construction des personnages, avec une héroïne ayant subi de multiples traumas, entraînant une fébrilité psychologique propice au développement de l'intrigue.
Cependant, malgré l'usage de ces grosses ficelles, le film se laisse agréablement suivre et intrigue un peu par la présence de personnages énigmatiques et des enjeux intéressants. En effet, Celia doit choisir entre assurer à sauver son âme ou perdre un temps précieux en tentant d'éviter à sa meilleure amie de subir le même sort qu'elle. Enfin, cet intérêt subsiste durant les deux tiers du film, car ensuite cela se gâte un peu. En effet, durant une grosse partie du métrage, Steven R. Monroe s'attache à installer une atmosphère posée, oppressante et onirique, privilégiant l'intrigue à l'action... avant de basculer dans le slasher satanique. Sans trop vous en révéler, je vous dirais simplement que le film finit par se transformer en une chasse à la "bimbo" un peu trop classique et forcément décevante, d'autant plus que la réalisation de Monroe - tous comme les très moyens maquillages spéciaux - ne possède pas grand chose de remarquable. On peut retenir néanmoins quelques séquences très soignées, esthétiquement parlant (surtout les scènes dites de "révélations" avec la mise en valeur de très beaux paysages).
Du coté de l'interprétation, Monica Keena se débrouille plutôt bien et évite autant que possible le cliché de la scream queen. Malheureusement, sur la fin, lors des séquences où pourchassée par les démons, Celia fuit dans les couloirs de la maison, le réalisateur ne peut résister à la tentation de la cadrer en mettant en évidence son avantageuse poitrine, en y oubliant un peu l’essentiel. Les autres personnages, nettement plus en retrait, ne permettent pas à leurs différents interprètes de se faire remarquer, sauf David Anders (le Adam de Heroes) qui effectue une performance intéressante dans la peau de Donovan, l'étrange "ange gardien" aux réactions parfois surprenantes.

45

Les Mangeurs d'âmes part d'une bonne idée, plus ou moins bien exploitée. Le film pèche en fait par une réalisation trop peu personnelle qui finit par basculer dans le thriller horrifique convenu. C'est dommage, d'autant plus que Monica Keena nous offre une prestation très convenable dans un rôle pourtant propice au cliché

Critique de publiée le 25 août 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de départ très intéressante
  • Une intrigue qui tient bien la route durant une heure
  • L'interprétation de Monica Keena

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux assez médiocres
  • Une dernière demi-heure ratée
  • Une réalisation sans panache

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