75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Les Ruines
Les Ruines >

Critique du Film : Les Ruines

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 28 juin 2008 à 1639

Une adaptation certes pas parfaite, mais très satisfaisante…

Cette adaptation du best-seller de Scott Smith laissait augurer le pire. Distribué par Dreamworks et produit par Ben Stiller – tous deux plus enclin au divertissement familial qu’à la série B gore – on pouvait être en droit de craindre un long métrage aseptisé et mis en scène à destination d’un public de teenagers voulant gentiment se faire une petite trouille. Le film, sorti en catimini, entouré de critiques pas forcément très enthousiastes, sentait bon le nanar estival.
D’autant qu’à la base, le roman Les Ruines n’a rien de très grand public. Je ne vous exposerai pas ici le grand bien que je pense de cet ouvrage, vous renvoyant à la critique de Nicolas L. que je partage entièrement. Et si le film n’a malheureusement pas autant de qualité que le roman, son adaptation, bien que pas parfaite, n’en demeure pas moins très satisfaisante.


L’artisan de cette réussite est incontestablement Carter Smith, metteur en scène débutant qui faisait ici ses armes sur son premier long-métrage. Sa mise en scène, nerveuse et efficace, se révèle être le parfait miroir du style d’écriture de Scott Smith : à l’instar de ce dernier qui usait d’un style simple et découpé pour faciliter l’immersion des lecteurs dans l’histoire, la réalisation prend ici le spectateur par la main, pour gentiment l’emmener dans ces ruines, avant de ne plus le lâcher d’un semelle, le mettant au cœur de l’action, au milieu de ces cinq personnages. Utilisant très intelligemment les effets gores et glauques (ni trop, ni trop peu), il prend le spectateur aux tripes, l’obligeant bien souvent à se demander «mais qu’est-ce que j’aurai fait à sa place ?». A l’instar du roman, le spectateur est véritablement le sixième personnages de cette horrible histoire. Utilisant un montage très serré, faisant se succéder les évènements très rapidement (le film ne doit pas durer plus d’une heure vingt, générique mis à part), il insuffle à son film un rythme soutenu.
Adaptant son propre ouvrage, Scott Smith a eu la bonne idée de ne pas suivre à la lettre la trame de son roman. Un parti pris qui ne plaira pas aux fans du livre, mais qui a le mérite de rendre le film plus surprenant, le dernier tiers du film n’ayant pratiquement plus de rapport avec le livre. Mais la véritable bonne idée de Smith a été de jouer avec les différentes codes du genre, parfois en les suivant, parfois en les transgressant. Si l’on a ainsi constamment l’impression d’être en terrain connu, certaines scènes s’avèrent être assez surprenantes, certaines sur l’instant, mais d'autres, également, après-coup (la séquence pré-générique est à ce niveau très sympathique).
Tout cela est de plus particulièrement bien mis en valeur par des acteurs convaincants, en tête desquels se démarque le talentueux Jonathan Tucker. Si leurs personnages ne sont pas particulièrement bien écrit, leurs prestations élèvent le film vers un niveau peu souvent atteint dans les productions de ce genre.

Reste quelques petits points de détail du scénario (pourtant adapté par Scott Smith lui-même) qui vont fâcher, et qui vont très certainement énerver les lecteurs du roman. Car si, dans ce dernier, les personnages étaient le point central de l’ouvrage, qui prenait le temps de les décrire pour que le lecteur s’y attache, le film ne se donne pas cette peine. Nous avons ici quatre ricains partis en vacances au Mexique pour faire la fête et... c’est tout ; et si l’on sait que l’un d’eux fait des études de médecine, c’est simplement parce que cela sert dans le déroulement de l’histoire. À ce niveau, nous allons avoir deux types de réactions : ceux qui les trouveront fades et sans intérêts, et ceux qui auront le roman, qui se seront déjà attachés à eux et pour qui le film fonctionnement indéniablement mieux.
Enfin, on pourra regretter le faible budget alloué au film. Les fameuses ruines se résument ainsi à trois plans réutilisés sans cesse et les mayas en protégeant l’accès sont trois, parfois, sur les grosses scènes, ils montent à cinq. Si Carter Smith utilise intelligemment ses plans pour faire une grande place à l’implicite (ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas qu’ils ne sont pas nombreux), il pêche en revanche sur les effets numériques présents, peu nombreux, heureusement, mais indéniablement ratés.

La conclusion de

Réalisé de manière efficace et sans tant mort, Les Ruines est la bonne surprise de ce début d’été. S’il ne s’agit certainement pas là de la meilleur adaptation possible du livre, elle n’en demeure pourtant pas moins convaincante !

Que faut-il en retenir ?

  • Très bonne réalisation,
  • Acteurs convaincants,
  • Bonne gestion des effets gores,
  • Joue avec les codes du genre.

Que faut-il oublier ?

  • Personnages très fades,
  • Budget très faible,
  • Indéniablement mieux si on a lu le livre.

Acheter Les Ruines en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Ruines sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Les ruines

  • Voir la critique de Les Ruines : Le (ou la?) Monstroplante du Yucatan
    50

    Les Ruines - Critique du film par Nicolas L.

    Le (ou la?) Monstroplante du Yucatan : Les Ruines ne fait que récupérer le pitch du bijou de Scott Smith : cinq touristes, assiégés par des Mayas, devant cohabiter avec …

  • Voir la critique de Les Ruines : "Les ruines" et leurs Végétations interdites
    55

    Les Ruines - Critique du film par Richard B.

    "Les ruines" et leurs Végétations interdites : Malgré un départ bourré de clichés, « Les ruines » propose un spectacle saignant peu encore vu et un rythme plutôt bien soutenu. I…

  • Voir la critique de Les ruines : La colline à des yeux… et des dents
    80

    Les ruines - Critique du roman par Nicolas L.

    La colline à des yeux… et des dents : Les Ruines est un roman qui ne peut laisser indifférent. Personnellement j’ai adoré. J’ai adoré cette expérience, que l’on pourrai…

En savoir plus sur l'oeuvre Les ruines