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Critique du Roman : Le Gouffre de l'absolution
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Critique du Roman : Le Gouffre de l'absolution

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 29 mars 2008 à 1838

Clap de fin

"Seule, au bout de la jetée, elle regarde le ciel. Sous le clair de lune, les planches forment un ruban bleu argenté qui part du rivage et s’avance sur la mer d’un noir d’encre. Les vagues viennent doucement lécher les piliers. Au-delà de la baie, vers l’horizon, à l’ouest, des traînées d’un vert très clair brillent comme si une flotte de galions avait coulé là, tous feux allumés…"
Sur Ararat, les survivants de Resurgam, dont Scorpio et une poignée de Porckos, des humains et le Conjoineur Clavain sont maintenant depuis vingt-cinq ans en train de se reconstruire une autre vie. Ils ont fui les Inhibiteurs, ces froides machines qui n’ont de cesse que d’éradiquer toute trace de civilisation humaine. Ils ne savent pas encore que sur Hela, Quaiche descend pour une mission qui durera plus longtemps qu’il ne pensait, dans le gouffre de l’absolution…
Faisant partie de la dernière génération d’écrivains britanniques, Alastair Reynolds s’est fait connaître pour son cycle des Inhibiteurs, commencé avec l’espace de la révélation, poursuivi avec la cité du gouffre, l’arche de la rédemption, et conclu avec le gouffre de l’absolution. Si les trois premiers volets de la saga ont enchanté les lecteurs et ont été encensés par la critique, nul doute que ce dernier roman était attendu au tournant. Il n’est rien de plus difficile que de terminer un cycle à succès. On pouvait se poser la question vu l’épaisseur du livre et ses quasi 1200 pages en poche. Verdict ?
Si ce roman n’est pas en soi un ratage, on ne peut pas dire que le le gouffre de l’absolution soit une réussite. Et ce n’est pas en diluant l’histoire et en expédiant la fin avec des considérations un peu fumeuses que la pilule devait passer plus facilement. Soit. Alastair Reynolds n’a pas su imaginer le dénouement parfait et donner la dimension d’une sortie avec classe, pour son chef d’œuvre. Peut-être n’avait-il aucune idée pour clore le cycle des Inhibiteurs ? Peut-être n’avait-il aucune idée de l’ampleur de son projet quand il a fini l’espace de la révélation ?
Ceci étant dit, ne boudons pas notre plaisir: on ne peut mettre un cycle à la poubelle parce que les deux cents dernières pages sont ratées. Si l'on prend le cycle des Inhibiteurs dans sa globalité, on a rarement lu une histoire dotée d'une telle concentration de bonnes idées. L'univers décrit tout au long des... de beaucoup de pages, est une merveille, à la croisée des genres vieillissants qui aujourd'hui reprennent du poil de la bête. Le cyberpunk, le space opera inspirent de nouveau les auteurs et de bien belles histoires sortent de ce magma d'influences diverses.
Si la destination est décevante, le voyage est loin d'être ennuyeux.

La conclusion de

Dernier volet du cycle des Inhibiteurs, le gouffre de l’absolution est aussi le moins bon. L'association d'un dénouement raté et d'une hypertrophie littéraire ne peut que décevoir les fans de la série. Cette mauvaise tournure n'empêche pas Reynolds d'avoir un talent pour créer un univers. Et pour cela, on ne le remerciera jamais assez.

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