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Critique du Roman : L'Arche de la rédemption
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Critique du Roman : L'Arche de la rédemption

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 1 novembre 2006 à 1107

L'arche de la rédemption

"Le vaisseau mort était d'une beauté obscène"
Le monde des hommes est partagé entre deux engeances en conflit depuis des générations: les Conjoineurs et les Démarchistes. Le reste tente de survivre dans une neutralité relative. Or, les Conjoineurs sont sur le point de gagner la dernière bataille du côté de Yellowstone. Clavain, après avoir rejoint les Conjoineurs, décide de trahir de nouveau son camp en défiant Skade, la laissant en mauvais état. C'est en fait suite aux dernières décisions de cette dernière qu'il s'embarque dans une mission toute personnelle pour récupérer des armes effroyables localisées près de Resurgence. C'est là aussi que les manifestations de la présence des Inhibiteurs ne tarde pas à effrayer Khouri et Volyova, restées dans le système Delta Pavonis où Sylvestre avait disparu...
Nous voici donc revenus sur Yellowstone, après la parenthèse Chasm city. On retrouve donc les protagonistes survivants du premier volet: Khouri et Ilia Volyova. Cette fois-ci, ce roman ne saurait être entrepris sans avoir lu les deux précédents volets (l'espace de la révélation et la cité du gouffre) tant les éléments et le background en sont essentiels à la compréhension de ce roman. Alors les 1135 pages de ce pavés en poche valent ils le coup ? En grande partie, oui. L'intrigue principale est centrée sur ce personnage de Clavain, pas tout à fait Conjoineur dans l'âme. Et c'est à travers sa quête que l'on comprend enfin les tenants et les aboutissants de cette guerre des Inhibiteurs, mais il faudra pour cela attendre 1100 pages! Mais comme on dit, souvent le voyage est plus important que la destination. Oui, parce au long de ce long périple, Alastair Reynolds nous laisse entrevoir (enfin) l'ampleur de la menace des Inhibiteurs. "Les Inhibiteurs: ceux qui inhibent, ceux qui empêchent l'émergence de l'intelligence."
Mieux encore, on comprend un peu plus, à travers les réflexions de ce superviseur Inhibiteur -un loup- quels en sont les buts ultimes. Et à dire vrai, c'est un peu décevant. Tout ça pour ça ? C'est bien le problème. Une certaine inéluctabilité flotte dans le vide. Tout cela semble dès lors fort légitime.
Mais ce roman ne saurait être complet par cette seule révélation finale, sans quoi il serait bien vide. Reynolds nous raconte un pan entier de cette humanité, qui avait été éludé, dans les deux premiers romans du cycle. Les Conjoineurs sont donc un autre aspect de l'évolution des hommes. Il s'agit d'ailleurs de "super hommes", bien au-delà de cette race de pirates et banshees que sont les Ultras. Cette fois-ci, l'évolution est bien plus totale grâce notamment à cette organisation en ruche (en Nid Maternel) où chaque membre est en permanence relié. Les Conjoineurs en sont venus à différer largement des autres factions humaines. On les appelle aussi les araignées. A tout groupe correspond une représentation forte, Skade en est l'un des leaders charismatiques, dans tous les sens du terme:
"Skade avait une crête -une structure mince et rigide qui partait de son front, quelques centimètres au dessus de son nez, et qui suivait une ligne médiane de son crâne. La partie supérieure, étroite, de la crête était dure et osseuse, mais la surface était joliment striée de fines rainures verticales, parcourues par des schémas de diffraction moirés..."
Le cerveau a été remodelé pour accélérer les flux nerveux par dix, ce qui, provoquant un échauffement, doit être canalisé de manière accrue. Ainsi, par différents moyens, l'écart entre Conjoineurs et le reste de l'humanité s'accroît de jour en jour. Mais il y a des failles: cette organisation en Nid Maternel est composée en strates dans laquelle l'information confidentielle est de plus en plus filtrée, le résultat étant que seul un groupe restreint et inconnu de tous détient le pouvoir décisionnel. Clavain saura-t-il se dresser contre ce groupuscule montant ? A défaut d'y résister, saura -t-il y échapper ?
C'est donc dans un univers d'une grande richesse complémentaire à tout ce qu'on avait lu jusque là que Alastair Reynolds nous propose de nous immerger. Mais malgré ce foisonnement d'idées, on ne peut s'empêcher de souffrir de la longueur de ce roman, dont on ignore paradoxalement où l'on pourrait y faire des coupes.

La conclusion de

Troisième volet du cycle des inhibiteurs, l'intrigue principale est dévoilée, le sort de l'humanité est de plus en plus scellé. Attendons la suite, mais souhaitons qu'elle soit plus courte !

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