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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Jurassic Tiger, le tigre aux crocs d'or
Jurassic Tiger, le tigre aux crocs d'or >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Jurassic Tiger, le tigre aux crocs d'or

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 14 décembre 2007 à 1425

Jurassic Bouse

Depuis ce bon Jurassic Park, l’on ne compte plus le nombre d’expérimentations qui ont été opérées sur de l’ADN fossilisé. Le plus surprenant c’est qu’à chaque fois ces scientifiques décidemment bien peu prévoyants engagent leurs recherches sur des spécimens toujours plus dangereux. Et en général, quand ils s’aperçoivent de leur connerie, il est bien trop tard pour éviter la catastrophe. Une catastrophe qui se traduit la plupart du temps par une sale boucherie, pleine de argh et divers gargouillis sanglants.
Sabretooth n’échappe pas à la règle. Le professeur Bricklin, sous les traits de ce vieux nain de John Rhys-Davis, a beau grommeler « la prochaine fois, on expérimente sur un hamster », il ne peut nier que la boulette est de taille assez conséquente, notamment de par la longueur de ses canines. Eh oui, les savants ont encore fait les fous : ils ont lâché dans la nature un tigre au dents de sabre ! Et quand l’on apprend que la bestiole n’a pas bouffé depuis une bonne centaine de siècles, on se doute bien qu’elle va vouloir rattraper le temps perdu et ne pas se contenter modestement d’un steak haché Charral.


Et voilà nos généticiens – en plus de Rhys-Davis, on peut reconnaître Vanessa « gros-lolo » Angel – qui crapahutent dans les décors naturels des Montagnes Rocheuses. Le tout sous la protection d’un guide anachronique qui cherche à revivre les émotions d’Alan Quatermain chassant le lion dans la savane africaine. Finalement, ces joyeux drilles ne vont pas avoir du mal à retrouver la bête – en fait, il suffit de suivre les cris d’horreurs. Fin gourmet, elle a choisi comme menu du jour une bande de campeurs composée de ces stéréotypes propres aux films pour teenagers. Dans ces conditions, vous vous doutez bien que l’on a évidemment droit aux lignes de dialogue débiles et aux habituelles réactions stupides face au danger.
Le scénario « travaille » également à entretenir une certaine adversité au sein des deux groupes. Du coté des jeunes en villégiature, c’est bien entendu les rivalités amoureuses et les pulsions sexuelles des jeunes males en rut qui sont mises en avant – avec la présence d’un Josh Holloway qui ne s’était pas encore échoué sur une fameuse île. Du coté de l’expédition « permettez-moi d’en rire » scientifique, c’est beaucoup plus subtil. La généticienne aux poumons d’acier entetient en effet des rapports assez ambigus avec le guide mais surtout avec la créature. En effet, tel Bishop dans Alien, elle voue une admiration sans borne envers le gros matou et vise secrètement à le protéger. Toutes ces petites intrigues secondaires sont relativement bien mises en valeur par James D.R. Hickox, un réalisateur de séries B expérimenté, et c’est une bonne surprise. Mais, hélas, la matérialisation de cette conscience professionnelle est anéantie par deux aspects bien moisis.
Le premier est le jeu de Vanessa Angel ; une véritable catastrophe. Autant elle peut grandement être à la hauteur en rôle de potiche bien carrossée, autant elle se révèle horriblement nulle en manipulatrice machiavélique. Il faut être réaliste : elle joue comme un pied. A coté de cette calamité artistique, le jeu des autres comédiens est à peine meilleur – sauf Rhys-Davies, qui est très convaincant – mais ce petit mieux se voit miné par un doublage de niveau catastrophique. Un manque de synchro et des intonations de voix complètement à coté de la plaque qui nous ramènent à l’époque des doublages du bis italiens, dans les années 80. C’est dire…
Le second aspect est la qualité des effets spéciaux. Si les rares maquillages en gros plan de Brian Wade sont plus que corrects, on ne peut en dire autant des incrustations CGI. Souvent ridicules dans leur animation, elles n’arrivent même pas à fournir le minimum syndical, à savoir la conservation de la taille et de la morphologie de l’animal sur toute la durée du métrage. Le pire est la séquence de la mine, où la couleur du pelage de ce dent de sabre varie au gré des plans. Si l’on rajoute à cela les nombreuses erreurs d’incrustation qui dispose parfois l’animal dans des situations étonnantes, on comprend que ce film n’est pas été nominé aux oscars techniques.

La conclusion de

En conclusion, je dirais que si l’on devait comparer ce film plus récent Attack of the Sabretooth, l’œuvre de James D.R. Hickox s’en tirerait avec un maigre avantage. Mais force est d’admettre qu’il est quand même sacrément mauvais. Le cinéaste fait ce qu’il peut mais le scénario est trop prévisible, l’actrice principale trop nulle et les effets spéciaux trop limités. Le résultat, prévisible, est donc sans appel : une bouse. Une bouse parfois amusante, mais une bouse tout de même.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences sympathiques
  • Une réalisation propre, un John Rhys-Davies amusant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et sans saveur
  • Vanessa Angel à la ramasse
  • Doublages français lamentables
  • Mauvais effets numériques

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