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Critique du Téléfilm : Prehistoric Terror
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Critique du Téléfilm : Prehistoric Terror

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 novembre 2007 à 1831

Fallait pas qu’ils oublient leur Baygon…

Complètement boulimique de films de gros monstres, notamment d’animaux géants bien zarbis et mal foutus, je me jette régulièrement sur les produits Sci-Fi, une firme dont le catalogue commence à devenir aussi imposant en films de ce type que celui de la dynamique mais oh combien ! démunie Nu Image.
Cette fois-ci, la chaine câblée offre à ses spectateurs les plus masos (dont moi, bien entendu) un certains Prehistoric Terror, réalisé par le prolixe producteur de bis Richard Pepin et assisté dans son œuvre par une équipe totalement roumaine. Le titre, l’identité du producteur et la nationalité de l’équipe de tournage est déjà annonciateur de réjouissances, vous ne trouvez pas ?
Si l’on ose se pencher sur le script, l’on se rend bien rapidement compte que les scénaristes n’ont pas eu le désir (ou le courage) de faire dans l’originalité. On commence par récupérer pêle-mêle des concepts de Descent, de The Cave (qui l’eu cru, vu la médiocrité de ce navet), de Voyage au Centre de la Terre et d’Aliens. Puis, on secoue le tout bien fort et au final on obtient un cocktail peu innovateur qui narre les déboires d’une équipe d’explorateurs de mines face à des scarabées géants qui n’ont pas bouffé depuis mille ans (au moins !).


Bien sûr, pour faire bien, on prend bien soin de glisser dans cette histoire convenue, linéaire et ultra-prévisibles des complots secondaires. En effet, sachez que ces explorateurs sont divisés en deux types d’individus. Il y a tout d'abord les méchants employeurs qui, en place et lieu d’une aventure palpitante, cherchent en fait un gisement d’émeraudes en plastique bleu. Evidemment - comme ils sont très vils - pour cela, ils sont prêts à tout, même à molester le deuxième type de personnages; le gentil guide et la belle bimbo roumaine – une superbe brune « qui le vaut bien mais dont on se demande bien quand même ce qu’elle fout là ». De plus, si je vous dis qu’à la surface ces brutes ont un complice s’adonnant aux imitations vocales de Pollux (en doublage français, of course), et que ce dernier a pris en otage la progéniture et l’épouse du guide, vous n’avez plus aucun mal à appréhender les enjeux terribles qui sont exposés dans ce récit.
Vous allez me dire, ces chamailleries internes, nous, on s’en fout! Nous voulons voir des sales bêbêtes bouloter des humains, et cela le plus salement possible, tant que l’on y est. ! Chers amis, rassurez-vous, ces fameux scarabées (vu le titre, au début, je pensais plutôt voir débouler des tyrannosaures, mais bon…), ils vont assez rapidement pointer leur nez (euh… leur museau…euh non plus… leur machin quoi, avec leur grosses mandibules !). Conçus entièrement en synthèse, ils sont assez bien foutus, hormis le fait que sur de nombreux plans, l’incrustation approximative donne l’impression qu’ils ne touchent pas le sol lors de leurs déplacements. On en voit de toutes les tailles et de plusieurs types, les plus imposants atteignant quand même le volume d’un gros bœuf. D’ailleurs, cet aspect interpelle quelque peu l’esprit logique de nos héros :
- Mon dieu, mais qu’est-ce que c’est ? s’exclame la bimbo brune en voyant apparaître un insecte de la taille d’une Twingo - C’est un énorme coléoptère ! répond le héros - Je n’en avais jamais vu de si gros », s’étonne la bimbo. Tu m’étonnes…

Les bestioles vont donc commencer à harceler et attaquer par vagues les malheureux humains, avant de parvenir à sortir de la mine pour envahir les environs immédiats. Et ils sont très malins, ces coléoptères préhistoriques. Il faut les voir esquiver les tirs d’armes laser (si, si) qui leur sont destinés, en sautillant comme des puces ! Quel don de l’anticipation, des vrais insectes Ninja ! Par contre, quand ils sont mortellement touchés, il se passe quelque chose de vraiment bizarre. Ils explosent ! Mais pas de manière très logique, ils font juste un petit pop ! et disparaissent de la réalité laissant derrière eux quelques centilitres d’un liquide verdâtre qui tombent invariablement sur la tête de la même blonde. Etonnant, non ?
Enfin, si je vous causais d’Aliens au début de cette chronique, c’est parce que le climax du film va se dérouler dans la salle de la Reine des coléoptères, un gros scarabée qui se la pète terrible en se hissant sur ses papattes arrières afin d’imiter King Kong. Autour d’elle s’activent un tas de petits scarabées serviteurs et le sol de la salle est complètement recouvert d’œufs. Hors, les héros (les gentils quoi, seuls survivants de l’expédition) n’ont pas de lance-flammes comme Ripley mais ils sont très futés. Ils vont tout d’abord téléphoner aux insectes qui errent à l’extérieur (vaut voir pour piger, mais je vous assure que c’est ridicule mais vrai) pour les ramener dans la salle de la Reine. Puis, après avoir tirés une balle explosive sur Madame Scarabée, ils minent la pièce et prennent leurs jambes à leur coup, profitant que le petit peuple, privé de son leader et les antennes en berne, ne sait que faire. On a alors droit à la séquence pyrotechnique du métrage au cours de laquelle sont détruits les insectes, suivie par une poignante scène de retrouvailles familiales. Enfin, ça, c’est pour les courageux qui n’auront pas arrêté plus tôt le visionnage de cette débilité.

La conclusion de

Scénario linéaire, prévisible et rempli d’incohérences, comédiens has been cachetonnant mollement ou acteurs sans aucun talent, effets spéciaux numériques souvent ridicules, tel sont les ingrédients de Prehistoric Terror, une soupe de navets assez ennuyeuse concoctée par Richard Pepin. Au final, pas grand-chose à retenir, à par les quelques effets gore qui parsèment le film et la beauté de la roumaine Monica Dean, déjà remarquée dans le (médiocre) Incubus de Anya Camilleri. A oublier, comme bon nombre de produits Sci-Fi Channel.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario inintéressant et rempli d’incohérences
  • Interprétation molle et souvent mauvaise
  • Effets spéciaux souvent ridicules

Que faut-il oublier ?

  • Quelques effets gore

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