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Critique du Film : Les Survivants de l'infini
Les Survivants de l'infini >

Critique du Film : Les Survivants de l'infini

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 8 novembre 2007 à 1651

La fin de Metaluna

Avec l’aide de son équipe, dans un laboratoire ultrasecret, le professeur Charles Meacham mène des expériences sur les propriétés de l’atome. Un jour, après que son avion ait été mystérieusement contrôlé par une force électromagnétique inconnue, il reçoit par colis des étranges condensateurs miniaturisés et un guide de montage. Poussé par sa curiosité maladive, stigmate de sa profession, Charles Meacham construit, aidé de ce manuel, un extraordinaire artefact qui s’avère être un ‘’Interociter’’, un appareil de vidéotransmission sophistiqué. Et c’est alors qu’à l’écran apparaît le professeur Exeter, un étrange savant qui invite Charles Meacham à travailler pour lui…


Réalisé par Joseph Newman, Les Survivants de l’Infini est l’un des plus célèbres films de science-fiction des années 50. Avec son script complètement éloigné des thèmes maccarthistes et manichéens de l’époque, il raconte en fait la fin dramatique d’une civilisation avancée, victime d’un excès de suffisance lui ayant attiré l’antagonisme de races belliqueuses voisines. Et en plus de ce discours pessimiste d'une approche moins radicale qu’à l’habitude, le film surprend aussi par le fait qu’il met en avant des profils psychologiques complexes dans le développement de ses principaux portagonistes. Ainsi, les objectifs des responsables de Metaluna restent flous durant tout le film. Leurs actions reflètent les atermoiements et les errances d’un gouvernement à la structure autocratique qui ne sait plus comment éviter une extinction depuis longtemps annoncée. Même le professeur Exeter est un personnage cultivant le paradoxe. Paternel avec ses «employés » terriens, il n’hésite cependant à nous choquer en en supprimant très violemment certains, avant de changer d’attitude et tout mettre en œuvre – il va aller jusqu’à se sacrifier – pour sauver la vie de Charles Meacham et de sa belle assistante.

A ce sujet, dans cette œuvre, Charles Meacham et son alter-ego féminin, le docteur Ruth Adams, servent uniquement de témoins. Joseph Newman ne prend en effet aucun parti pris dans sa réalisation, laissant au spectateur le choix de décider si les actes désespérés – et donc souvent agressifs – des Metaluniens sont excusables. Si cela a comme mérite de nous inviter à nous plonger plus avant dans la situation pour en juger, cela a aussi le défaut de mettre ces personnages terriens en retrait, les transformant en éléments de second plan. Cette situation est nettement inconfortable dans la deuxième partie du film, où l’on a réellement l’impression que la présence en ces lieux étrangers du couple de terriens (pourtant incarné par deux « pointures » du cinéma bis, Rex Reason et Faith Domergue) n’a aucun sens, à part servir de mire à l’œil de la caméra. Dans ces conditions, c’est le professeur Exeter, interprété par un Jeff Morrow impeccable, qui attire le plus le regard, dans un rôle ambigu, mélange de fatalisme et de désespoir.

L’un des atouts qui fit dans les années 50 le succès des Survivants de l’Infini et qui lui assura une longue carrière sur les petits écrans, est l’indéniable qualité des effets spéciaux. Cela reste d’ailleurs, à mon avis, l’un des films les plus marquants de cette période, avec le fabuleux Planète Interdite. Les mattes painting représentant les paysages dévastés de Metaluna restent ancrés dans les mémoires de plusieurs générations de cinéphiles et les effets photographiques de Clifford Stine (la même année, il réalisait les incrustations très réussies de Tarantula) sont superbes, notamment lors de la séquence de bombardement de Metaluna par la flotte alien. Bien sûr, certains aspects prêtent aujourd’hui à sourire. Par exemple, le personnage du mutant - avec ses horribles prothèses à pinces et son énorme crâne en plastique - est d’un kitch absolu et pas crédible pour deux sous. Mais bon, pour rester positif, on dira que tous ces petits défauts apportent un charme désuet à une œuvre par ailleurs très plaisante.

La conclusion de

Les Survivants de l’Infini est une œuvre majeure du cinéma de science-fiction que tout fan du genre qui se respecte se doit d’avoir vu. Avec son scénario intelligent et ses effets spéciaux de très bonne qualité, il a marqué les années 50 de son emprunte. Il est cependant moins efficace que, par exemple, Planète Interdite, car par un choix délibéré d’apposer un traitement neutre, les personnages de Charles Meacham et de Ruth Adams restent en demi-teinte, privant le film de la plupart de ses possibilités héroïques. Le beau rôle revenant finalement au professeur Exeter, un très beau personnage « Jules Vernien ».

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario aux enjeux surprenants pour l’époque
  • Des superbes effets spéciaux
  • Une pléiade d’acteurs cultes

Que faut-il oublier ?

  • Parfois un peu trop kitch
  • Des personnages au fort potentiel sous exploités

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