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Critique du Film : La Secte des vampires
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Critique du Film : La Secte des vampires

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 22 juin 2007 à 1506

Fashion victime... le vampire aussi

Inspecteur de police ayant un petit penchant pour la bouteille, Hank vient de se faire larguer par sa femme, une romancière spécialisée dans les récits vampiriques. Afin de lui changer les idées, son capitaine le charge d’une mission d’infiltration - sexy comme tout car il doit enquêter sur les faits et gestes d’une étudiante plutôt aguichante, et présumée disparue.

Leur rencontre va d’ailleurs virer en une véritable invitation à la débauche. Embarqué par la miss et ses amis, le flic atterrit dans un vieil hôpital désaffecté transformé en lupanar gothique aux couleurs chiadées. Bercé par une musique techno au rabais, Hank assiste fasciné à de véritables déballages de seins siliconés et de croupes tatouées qui, lascives, ondulent au son des loops et des patterns. Bref, vous avez pigé, l’on est en plein cliché « vampire moderne ». Le résultat est aussi sensuel qu’un coûteux défilé de machines agricoles. Cependant, notre ami au regard ahuri n’a cependant guère le temps de flâner car sa compagne a décidé de le prendre en main, et en bouche, avant de le chevaucher vigoureusement.

Puis, comme l’on s’y attendait un peu, toute cette clique se transforme soudainement en monstres assoiffés de sang (bon, juste le visage, car le budget ne permettait pas autre chose). L’ébauche de baise s’arrête, laissant tous les spectateurs vicieux comme deux ronds de flan, et la séquence se transforme en un extrait de baston tout droit sorti d’une chorégraphie de Buffy. Même les maquillages de vampires sont identiques, c’est dire le niveau. Cependant, le pire est à venir avec l’apparition du maître, une version boudinée d’un nosferatu, qui après avoir mordu le flic se voit obliger de fuir, la queue entre les jambes, car chassé par quelques rais de lumière venus de l’extérieur. Néanmoins, le mal est fait ; Hank est désormais contaminé, condamné à moyen terme à se transformer en une créature de la nuit.
Vous venez de lire un résumé des vingt premières minutes d’un scénario se consacrant essentiellement à suivre les mésaventures d’un flic « élu » refusant sa transformation. Nous sommes donc bien dans le domaine du vampire moderne, celui initié il y a quelques années par Anne Rice et devenu depuis une véritable mode dans les milieux gothiques chébrans. Et aujourd’hui, ce domaine contient encore plus de codes que celui, plus classique, du vampire aristo séduisant les jolies femmes pudiques. Ceci n’est pas une critique en soi, toute expressions artistique se devant de posséder ses propres codes, afin de favoriser l’identification. Cela est nettement plus préjudiciable lorsque ces codes se transforment en clichés… comme c’est le cas avec cette Secte des Vampires.

Au menu ; brune allumeuses, vêtements de latex, percings et anneaux divers, goût pour la musique de merde, les lumières tamisés à filtre bleu et les jeux de mots relous. Comme dans Dracula 2000, Underworld et autres séries B du même acabit, les vampires d’aujourd’hui sont au faît de la mode et claquent un max de thunes en fringues sexy et en gadgets bling bling, tout en cultivant un épicurisme si excessif qu’il en devient ridicule. Jadis véritables métaphores illustrant le désespoir d'une certaine tranche de jeunesse paumée dans les années 80 – comme dans Lost Boys ou Near Dark -, les récits de vampires sont devenus aujourd’hui des creusets dans lesquels sont fondus des personnages maniérés, stéréotypés et furieusement convenus (branchés?).

Dans La Secte des Vampires, Hank ne veut pas en devenir un. On se demande pourquoi. Sa vie humaine est à chier, et les vampires lui proposent une vie éternelle, remplie de sexe et de plaisirs. Est-ce le fait qu’il faut détruire une autre vie pour subsister qui le dégoûte ? J’en doute, vu qu’il n’est nullement nécessaire d’achever sa victime pour se nourrir. Donc, déjà, à ce niveau là, ça ne tient pas la route, c’est un peu comme si un gagnant du loto refusait d’empocher son magot. Et ce ne sont pas les seules interrogations qui surgissent durant le métrage. Ainsi, l’existence des ces vampires est étrangement dénuée d’objectifs. Ils prônent l’omnipotence et la supériorité de leur race, mais leurs ambitions s’arrêtent à de répétitives soirées de broute-minous et de rave party (Si l’on suit le raisonnement du réalisateur, Paris Hilton, Britney Spears et Danielle Evenou sont donc des vampires).

Au-delà des ces carences de script, le film pêche aussi par sa réalisation. Richard Brandes, spécialiste de la série Z et du téléfilm, manque totalement de style. Il se contente de pomper à droite et à gauche la plupart de ses plans. Le problème c’est que ses goûts s’orientent plus du coté de Buffy contre les Vampires que de celui du Dracula de Coppola. Ses vampires, à part la fille qui est à peu près potable, sont par conséquent ridicules de par leur exubérance, leur cabotinage et leur prétention. De plus, le personnage central, peu sympathique car terriblement passif, ne prête guère à l’empathie, et sa mise en danger n’entraîne par conséquent aucun suspens. Un manque de tension entretenu par un montage manquant totalement de rythme. Bref, une véritable leçon de monotonie cinématographique… un remède pour les insomniaques.

La conclusion de

La Secte des Vampires est le parfait représentant de ce nouveau type de cinéma de consommation. Véritable produit de fast-food filmique, le métrage de Richard Brandes se contente d’aligner sans passion et sans aucune originalité une tripotée de plans déjà vus par ailleurs. Véritable produit de commande pour remplir les grilles de programme des chaînes câblées qui pullulent aujourd’hui, la Secte des Vampires est le parfait reflet de cette tendance actuelle de produire juste pour le principe, en écartant consciemment, par manque de talent ou d’envie, toute notion de création artistique.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement propre

Que faut-il oublier ?

  • Véritable festival de clichés
  • Maquillages médiocres
  • Réalisation sans talent, et sans passion
  • Aucun suspens, aucune émotion
  • Scénario sans surprise

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