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Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Killzone >

Critique du Jeu Vidéo : Killzone

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 22 mai 2007 à 18:09

Le meilleur du genre sur PS2

Parfois il arrive qu’un jeu nous entraîne dans son monde, on reste scotché par l’ambiance, le réalisme et la frénésie de son action et on ne veut pas quitter les yeux de l’écran ni lâcher le pad avant de l’avoir fini, Killzone fait parti de ces jeux. Killzone est un jeu d’action à la première personne de science-fiction développé par Guerilla Games, jeune équipe de Hollande qui en 2004 sort ce jeu qui est son deuxième après un jeu sur la guerre du Vietnam salué par la critique : ShellShock : ‘Nam 67. C’est donc le deuxième jeu du développeur qui fit parler de lui et on comprend pourquoi tant ce jeu est génial ! Le jeu nous plonge sur la planète de Vekta qui est une colonie humaine et qui se retrouve envahie par les colons de la planète Helgan où les habitants ont été génétiquement modifiés par le système de leur planète devenant les Helghasts. Le jeu démarre donc quand les forces ennemies atterrissent sans problèmes car les systèmes de défenses planétaires n’ont semble t’il pas fonctionnés…
Et c’est là qu’on intervient, nous pauvre joueur plongé dans une guerre violente en la personne du capitaine Jan Templar devant défendre sa tranchée devant des hordes de formes sombres arrivant par dizaines… Ca ne vous rappelle rien ? Peut-être la première guerre mondial pour ceux qui ont bonnes mémoires ou alors qui ne dormaient pas en cour d’histoire… Donc, même si le jeu se passe dans un univers de science-fiction, Guerrilla axe son jeu sur l’histoire sanglante du 20ème siècle avec déjà les Helghasts paradant bien en rang devant un dictateur avec derrière lui des bannières rouges frappés d’un symbole noir. Si le jeu reprend un peu ici l’icône nazie, les situations et les lieux visités rappellent quant à eux les grands conflits du siècle dernier, des tranchés (14-18), une ville en ruine (Stalingrad ou autres…), une jungle hostile (Vietnam) et même une plage à défendre face à des débarquements (6 juin 1944) mais cette fois-ci, c’est nous qui canardons les vagues ennemis montrant que même si le jeu s’inspire de faits réels, on assiste à aucun parti pris, aucune morale pompeuse ce qui est pas désagréable. Ce jeu reste un divertissement avant tout. On traverse donc avec loisir les différents mondes du jeu et viennent même s’ajouter une montagne enneigée et une station spatiale. Le dépaysement est garanti et les décors très réussis (surtout ceux dans la ville en ruine, et en premier lieu la gare et le centre commercial désaffectés) même si on est pas vraiment là pour faire du tourisme.
En effet, durant la première mission du jeu, on a un sentiment d’impuissance qui arrive tant on ne fait que reculer, protéger des positions et éviter tant bien que mal les regroupements ennemis dans des tranchés, si ce sentiment est grisant, il tend à disparaître au fur et à mesure de l’aventure même si foncer tête baisser n’est jamais la bonne solution et il faut parfois s’armer de patience pour avancer de quelques mètres. Mais on reste happer dans l’ambiance qui est un atout majeur du jeu, car autour de nous, la guerre vit, respire et se développe. Entre les bruits lointains de fusillades, on arrive parfois au milieu de deux forces s’affrontant et nous ignorant jusqu’à qu’on tire la première salve. L’histoire sans être une référence du genre se démarque bien avec son lot de trahisons, de passés troublés et d’échanges entre le commando que l’on dirige. On retrouve dans ce commando le bon soldat leader Templar, l’assassine et mystérieuse Luger spécialiste des basses-manœuvres, Rico le soldat rentre dedans et destructeur au vocabulaire peu châtié (ses échanges avec les autres sont des perles de grossièretés qui peuvent faire rire tant le bonhomme semble toujours énervé) et l’espion Helghast Haka qui est d’abord mal vu de ses camarades et au passé assez troublant. Cette joyeuse bande est bien sûr en charge de sauver la planète (du moins le plus possible parce que le but n’est pas d’éradiquer les Helghasts mais d’empêcher que d’autres vaisseaux atterrissent et pour cela rendre opérationnels le système de défense mais plus facile à dire qu’à faire et quelques personnages seront là pour nous mettre des bâtons dans les roues.
En ce qui concerne le jeu pur, là aussi c’est du tout bon avec des armes tout d’abord plus ou moins efficaces du pistolet au lance-roquette en passant par des lance-fléchettes empoisonnées (Luger), des mitraillettes de Vekta (Templar), helghasts (Haka) ou lourdes (Rico) sans oublier les grenades et le lance grenade assez jouissif. Le sniper et autres couteaux sont aussi de la fête pour faire mal aux forces ennemies. Ennemis qui se déclinent en peu d’aspects mais qui sont toujours aussi nombreux et coriaces avec une bonne IA sans atteindre des proportions immenses comme pour nos alliés qui se révèlent assez intelligent dégommant quelques ennemis mais ne pouvant mourir néanmoins. Sinon on combat des hommes, des tanks des sentinelles aériennes… On dézingue du pas beau avec plaisir avec une difficulté constante flirtant parfois avec l’exaspérant quand il faut atteindre le sommet d’une montagne en recevant des grenades de 3 tireurs différents sachant qu’une grenade fait perdre la moitié de la vie mais bon, à cœur vaillant, rien d’impossible ! La maniabilité est plus que correcte et la visée ni trop évasive ni trop « tête chercheuse ». Les 4 personnages jouables ont bien leur spécificités entre Templar qui est la moyenne de tous, Luger qui peut se faufiler partout et atteindre les ennemis par derrière sans se faire remarquer, Rico qui est plus meurtrier avec une puissance de feu augmentée (comme le nombre des ennemis qui doublent quand on joue avec lui) et Haka transportant plus de munitions et plus habile avec les armes ennemis mais quand il s’agit de rejouer avec un autre personnage, le niveau ne change pas vraiment donc l’intérêt est relatif… Pour les harcore gamers c’est néanmoins un plus. Quant au mode multijoueur, il propose un grand nombre de combattants, de cartes et de modes et en plus c’est jouable en ligne…

90

Un jeu qui est à mettre dans les meilleurs de la PS2 et qui entre au panthéon des FPS. De l’action frénétique bien orchestrée qui procure un dépaysement reposant sur des épisodes connus et qui procure un plaisir immédiat.

Critique de publiée le 22 mai 2007.

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