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Critique du Téléfilm : Le Gardien des enfers
Le Gardien des enfers >

Critique du Téléfilm : Le Gardien des enfers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 30 avril 2007 à 1604

Attila a du chien, et une épée magique, aussi.

La légende dit que, comme Dracula, le célèbre Attila, empereur des Huns, a signé un pacte avec le Diable. En l’échange de l’on ne sait trop quoi (son âme probablement, ou un steak tartare), le conquérant s’est vu offert par le Malin une épée magique, qui confère à son porteur le don invincibilité. Inutile de préciser, donc, qu’au cours des ages, cette lame a été grandement convoitée. Paraîtrait même qu’un certains Adolf Hitler se serait intéressé à l’affaire. C’est dire…
L’on est donc en droit d’être grandement étonné lorsqu’une équipe de vulgaires aventuriers découvre si facilement l’artefact, reposant dans une crypte sommairement dissimulée au cœur d’une vaste citadelle roumaine de 25m². D’autant plus que le plan de la cachette, ils l’ont découvert en étudiant les gravures de l’antique cuirasse d’Attila, qui reposait tranquillement dans un musée.


Seulement, qui dit chasse aux reliques, dit forcément adversité. C’est indissociable de l’imagerie pulp. Celle de Cerberus se présente sous la forme de deux types. Le premier est illustré par une bande de stupides mercenaires au service d’un richissime mégalomaniaque. Une équipe de gars si futés qu’au lieu de recopier ni vu ni connu les gravures de l’armure sur un croquis, préfèrent lancer à l’assaut du musée une véritable opération commando pour s’en emparer. Une opération qui va bien entendu tourner au bain de sang. Il faut admettre cependant que, un peu plus tard, ces abrutis restent suffisamment éveillés pour parvenir à piquer l’épée aux aventuriers, au cours d’une intervention musclée.
Le deuxième obstacle est de nature surnaturelle. En effet, très chiche de ses biens, Attila a confié la garde de son artefact à un animal légendaire : le Cerbère. Ainsi, dés qu’un individu entre en contact avec l’arme, le chien tricéphale numérique de taille involontairement variable apparaît, surgissant tout droit des Enfers. Puis, ensuite, une fois le compte de l’intrus réglé, il remet de ses petites papattes délicates l’épée à sa place (en fin, cela, on le voit pas, c’est une pure déduction de ma part vu que l’épée se retrouve systématiquement dans la crypte) et retourne dans son infernale niche, près de Satan ou autre démon.
Mais bon, cette fois-ci, cela ne se passe pas comme prévu puisque le Cerbère préfère apparemment l’odeur d’after-shave de l’un des aventuriers et se laisse distraire de sa tâche. Et même s’il parvient à mâchouiller l’un d’entre eux, il laisse filer à l’anglaise les mercenaires possesseurs de l’épée. Ainsi, pendant que ces derniers s’installent confortablement dans un village voisin et profitent de l’hospitalité balkanique, nos héros essayent de semer le chien-chien(-chien) d’Attila dans un réseau souterrain digne des galeries de Dien Bien Phu. On remarque, à ce moment, que ce chien est une véritable anguille, un émule de Passe-partout.
Finalement, après quelques pérégrinations souterraines, tout ce beau monde va se retrouver au village. Les habitants, voulant participer à la fête, mettent du leur en se faisant croquer par le Cerbère ou en prenant gracieusement une balle dans le buffet. C’est amusant quoique plutôt répétitif… Enfin, ce triolisme martial va s’achever, bien entendu, par la victoire des gentils, et il est inutile de vous préciser que la manière est plus que tirée par les cheveux.

Réalisé par John Terlesky, Cerberus est un pur produit SciFi Channel. C'est-à-dire qu’il regroupe tous les éléments apparaissant dans le cahier des charges de ce type de productions. Les principaux objectifs sont : de l’action, de l’humour et des effets spéciaux sympathiques, le tout s’appuyant sur un scénario simple mais efficace. Hélas, il faut dire que même si la volonté y est, le résultat est assez médiocre. Tout d’abord, il faut dire qu’entre un scénario simple et un scénario idiot, il y a une marge. Une marge qui est ici effacée tant le script de Cerberus est insipide et rempli d’incohérences narratives (et ne parlons pas des approximations historiques). Puis s’il y a un aspect qui donne tout son intérêt aux productions SciFi comme les Return of the Living Dead - par exemple -, c’est la violence graphique avec de nombreux effets gore numériques. On est donc surpris de voir en Cerberus un film excessivement policé et sobre en effets horrifiques. Ce qui lui retire une grande partie de ce qui aurait pu être son charme.
Au niveau technique, la réalisation est de facture très classique, directe et sans subtilité, alors que les effets numériques sont très inégaux. Ils peuvent être classés de moyens à calamiteux. Vraiment dommage quand l’on aperçoit à la tête du département des effets visuels un homme aussi expérimenté que Chris McIntire. A croire qu’il a eu du mal à s’exprimer en Roumain. Quand à l’interprétation, Sebastian Spence (First Wave) et consorts délivrent une prestation qui n’a rien de honteux, mais rien de mémorable non plus.

La conclusion de

Cerberus est une production de qualité très médiocre. L’ensemble manque vraiment d’originalité et ne présente guère d’intérêts. Ni du coté de sa réalisation, très commune, de ses effets spéciaux, très sobres, et encore moins du coté de son scénario simpliste et superficiel. Un produit direct-to-DVD largement dispensable.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation et interprétation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Scénario simpliste et rempli d’incohérences
  • Effets spéciaux très policés
  • Absence de ce fun propre au style pulp

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