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Critique du Film : Street Trash
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Critique du Film : Street Trash

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 11 octobre 2006 à 0353

Un bon p'tit coup de gnole

En 1987, un film créé l’évènement dans les coulisses du regretté festival d’Avoriaz. On parle d’un nouveau Bad Taste – le film culte de Peter Jackson – ou d’un autre Evil Dead, l’inoubliable œuvre de Sam Raimi. Réalisé par un autre jeune cinéaste, Jim Muro, pour la somme de 700 000 $, Street Trash se rapproche, il est vrai, de par son traitement et son style provocateur, des deux chefs d’œuvre précités.
Le scénario raconte l’histoire d’une bande de clodos errant dans des quartiers pourris à la recherche de nourriture et de divers expédients. Et l’alcool, bien entendu, compte parmi les principaux objets de quête. Aussi, lorsque le commerçant du coin met en vente pour la modeste somme de 1$ une boisson nommée Viper – il l’a découverte dans une caisse planquée dans sa cave – ces immondes personnages se jettent dessus, usant de tous les moyens possibles pour s’approprier ce précieux nectar. Malheureusement pour eux, les effets secondaires de l’absorption de ce breuvage sont assez radicaux, transformant les consommateurs en un horrible tas de boue multicolore et visqueuse…


Violence, outrecuidance, vulgarité, souillure sont les quatre pierres de voûte de ce récit qui, au-delà d’une acerbe critique sociale sur les errances de l’ère Reagan, est surtout une occasion de dépasser les limites du dégueulasse. Sans une réelle tenue narrative cohérente, ni une grande maîtrise de la direction d’acteur (il faut dire aussi que la plupart des acteurs sont des amateurs), Jim Muro enchaîne alors les séquences de violence urbaine (vols, agressions, viols, castrations…) entrecoupées de scènes plus gores prenant pour sujet les effets dévastateurs du Viper.
On assiste alors à un spectacle un peu inégal qui semble sorti tout droit du catalogue de la Troma, d’autant plus que les effets les plus crus sont détournés par un humour noir bien relou et souvent graveleux. Certaines séquences sont franchement crétines et gratuites, dotés de dialogues idiots, et ne servent finalement qu’à donner une bouffée de plus à l’atmosphère délirante du film. Les effets spéciaux nous ramènent également à la compagnie de Lloyd Kaufman. En effet, les maquillages et les effets prothétiques sont l’œuvre de Jennifer Aspinall, qui a opéré sur les Toxic et autre Atomic Collège. Un travail efficace, saisissant et bien dégueulasse qui a pour particularité de contourner quelque peu les foudres de la censure en remplaçant les effusions d’hémoglobine par des peintures colorées.

Au niveau de la réalisation, même si Jim Muro n’a aucun passé dans le cinéma, il sait de quoi il cause. Il s’attarde donc à occuper lui-même le poste de steadycamer, et accumule les plans coulés, se détachant par cette méthode des habituelles champ / contre-champs propres à ce type de films de genre (à l’époque). La prise de vue est donc l’un des autres atouts de cette œuvre qui anticipe la future vague des réalisations caméra à l’épaule de l’ère DVD. Il faut savoir également que Jim Muro ne réalisera qu’un seul film, celui-ci (ce qui entraînera un bon nombre de rumeurs à son sujet) et entamera ensuite une carrière de steadycamer professionnel réputé (LA Confidential, Titanic, Rush Hours, Fast and Furious, etc.). La qualité d’image est également due à la présence de Dave Sperling au poste de directeur de la photographie. Un technicien expérimenté et talentueux, qui a travaillé sur des classiques du genre comme la série des Boogeyman (il a également débuté dans des production Troma).

La conclusion de

Au final, trop mal maîtrisé, ou trop timide, du point de vue narratif, Street Trash est une œuvre de moins bonne qualité que Bad Taste ou Evil Dead, les deux références du genre. Il reste néanmoins l’une des valeurs sures du cinéma horrifique des années 80, au même titre qu’un Basket Case ou un Elmer. Avec ce film, Jim Muro nous offre un spectacle bien dégoûtant mais très divertissant qui ravira les amateurs d’humour cradingue.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne maîtrise technique
  • Effets spéciaux bien délirants
  • Un esprit glauque bien retranscrit
  • Un humour noir dans le style Troma

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario inégal
  • Des ruptures de rythme
  • Une direction d’acteur poussive

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