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Critique du Film : La jeune fille de l'eau
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Critique du Film : La jeune fille de l'eau

Avis critique rédigé par David Q. le jeudi 24 août 2006 à 0122

On nage en plein conte pour enfant

On ne présente plus Mr Night Shyamalan, réalisateur qui a su se créer son public grâce à un « sixième sens » « incassable » et à des « signes » qui viennent sûrement de son « village ». Je fais partie de ce public, fan de ses films, mais en ce qui concerne la jeune fille de l’eau, il faut avouer que la mayonnaise a du mal à prendre. Il est vrai que la promotion du film n’a pas suffi à créer un engouement suffisant autre que celui créé par le nom du réalisateur et je n’arrivais pas à cerner le propos du film, propos qui est d’ailleurs rapidement mis en place. Mais parfois, le propos n’est tout simplement pas assez touchant pour certaines personnes et c’est sûrement ce qui donne cette note mitigée au film, note qui ne reflète que mon avis personnel puisque les autres personnes ayant vu le film avec moi l’ont trouvé plutôt réussi. Alors pourquoi cette note ?
Tout d’abord un film se construit autour des acteurs qui incarnent les personnages. Paul Giamatti est excellent dans son rôle de Cleveland Heep, un gérant bègue ayant perdu les choses importantes de sa vie. Son ami l’étudiante chinoise aussi est bien sympathique et rigolote, surtout lorsqu’elle forme un duo avec sa mère. Story (Bryce Dallas Howard) la jeune fille de l’eau est aussi flegmatique que Ralph Fiennes mais ça colle assez bien avec son personnage, hors de son monde et qui doit remplir sa mission sans trop en dévoiler aux humains. Mr Shyamalan a encore un rôle dans son film et cette fois-ci il n’y va pas avec le dos de la cuillère et campe un personnage clé qui aura pour but de guider l’humanité à travers le bon chemin – avec ça, il doit quand même avoir un peu mal aux chevilles notre cher Night. Dans l’ensemble les personnages sont corrects, mais ils nous sont trop peu montrés pour qu’on s’y attache - à part les deux principaux - et c’est peut-être là un des premiers défauts du film car il est ensuite difficile de leur attacher la moindre valeur.
Mais là où ça devient ennuyeux pour le spectateur c’est que l’histoire, si elle originale, il ne faut pas le nier, est tout de même très niaise et surtout dénuée de suspense. En effet, la nymphe est là pour éveiller un être humain et lui déclencher une sorte de sursaut mental pour qu’il puisse accomplir sa tâche sur Terre. Un conte poétique qui, ramené brusquement à notre monde contemporain perd toute sa magie. On apprend au fur et à mesure les ramifications de l’histoire – légende, but, ennemis, pouvoirs – par l’entremise d’une étrangère l’ayant entendu de la bouche de sa mère-grand mais qui semble prendre un malin plaisir à ne dévoiler l’histoire que petits bouts par petits bouts, histoire d’essayer de maintenir un semblant de suspense. Ajoutez à cela un « modus operandi » des plus bizarres pour le retour de Story dans son monde – on se demande d’ailleurs plusieurs fois ce qui l’empêche de replonger dans la piscine ? – et un espèce de chien-loup – plus communément appelé Scrunt - camouflé derrière les fourrés qui ne fait peur que lorsque le silence règne et que le mixeur son du film nous balance un grand cri dans les oreilles et vous comprendrez pourquoi la mayonnaise ne prend pas. On attend jusqu’à la fin une surprise dont le réalisateur à le secret mais elle ne vient pas et la réaction d’une personne dans la salle au moment clé du film résume assez bien l’ensemble : « on ne voit rien ».
Tout n’est cependant pas mauvais et certaines scènes valent le coup d’œil. Paul Giamatti nous gratifie d’une interprétation excellente à mourir de rire d’un tout jeune enfant à la limite de l’attardé mental. Quand à Bob Balaban (Mr Farber) il a droit à sa minute de gloire lorsqu’à moitié saoul il se retrouve face au Scrunt et qu’il se moque des clichés des films d’horreur. On pourra aussi rire des situations grotesques engendrées par la recherche des personnes spéciales devant entourer la jeune fille, comme la personne qui lit et interprète les signes dans les mots croisés ou la guilde de conseillers qui est en fait un groupe de jeunes défoncés à l’herbe. Ce sont ces scènes drôles qui gardent notre intérêt plus ou moins présent jusqu’à la fin et qui sauvent le film d’une pseudo psychologie bienveillante censée être éveillée en nous pour que les hommes cessent de faire la guerre et voient enfin le but de la vie.

La conclusion de

La jeune fille de l’eau peut s’en retourner patauger dans sa piscine, l’intérêt du film réside plus dans le personnage du gérant-guide, qui fait quasiment tout du début à la fin. Le message relayé par le film à du mal à passer tandis que le côté angoissant est survolé et artificiellement alimenté par les effets sonores tonitruants – mais attendus – aux moments les plus calmes. Une déception pour un réalisateur qui a su bien mieux mettre en valeur ses idées dans ses précédents films.

Que faut-il en retenir ?

  • Le jeu de Paul Giamatti
  • Une légende qui devient contemporaine
  • Les quelques scènes comiques

Que faut-il oublier ?

  • Le manque chronique de suspense
  • Difficile de se laisser prendre au jeu
  • Une fin ratée

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