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Critique du Film : In the Woods

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 juin 2006 à 05:16

Superpompier vs Sangliéharoulet

Chemise à carreaux verts et Chemise à carreaux rouges sont les pompiers d’une petite communauté rurale américaine. Des héros, en quelque sorte. Dés le début, on en vient à les envier. On se verrait bien à leur place, à – presque - sauver des petites filles et à boire des coups dans le pub du bled en compagnie de serveuses Coyote Girl, toute en discutant de conneries. Le rêve américain, quoi, à la mode redneck… Bien sur, leur sacerdoce se déroule au détriment de leur vie de couple et même de la santé de leur foie, mais qu’importe, lorsque l’on a la vocation solide, le lever de coude brave et un bon pote pour se balader en forêt, on peut dormir sur le canapé. Surtout, il faut le noter, que celui ci peut sembler moins inconfortable lorsque l’on a une femme dont le sujet de discussion tourne en permanence autour de la différence fondamentale entre une gerbille et un hamster.
C’est justement à l’occasion d’une promenade forestière entre copains – non, ce n’est pas de Brodeback Mountain dont je vous cause - que, pour Chemise à carreaux rouges et Chemise à carreaux verts, les évènements vont basculer dans le n’importe quoi fantastique. Au cours de cette partie de chasse au dahu, ils vont tomber sur un étrange site funéraire marqué par une massive croix tordue sûrement piquée sur le tournage de Blair Witch. En bon pompiers, ils se mettent à creuser, des fois que dans le trou, il y ai un squelette à ranimer. Hélas pour eux, ils n’y trouvent que le macchabée desséché du Razorback que Russell Mulcahy a du enterré dans le coin – probablement ne même temps que son talent . C’est alors que la forêt se met à gronder et à se gratter la gorge…
Les deux courageux pompiers s’enfuient alors comme un vol d’oies sauvages, apparemment poursuivi par un steadycamer monté sur mobylette – Lynn Drzick, la réalisatrice, doit être une fan d’Evil Dead -, puis vont se bourrer la gueule… euh, réfléchir sur le sujet… chez les coyotes girls. Les deux gus ont en fait réveillé un sanglier infernal invoqué par un sorcier il y a des lustres pour lutter contre une autre créature au cours d’une guerre de clans – illustrée, au cours d’un flash-back au couleurs baveuses, par deux figurants en panoplie Louis VX qui s’affrontent au ralenti. Oui, oui, c’est sur, car cette information vitale, on en prend connaissance à l’occasion d’une confrontation, les yeux dans les yeux, entre Chemise à carreaux rouges et le Sanglier géant à roulettes. Une créature porcine ayant d’ailleurs très mal vécue sa résurrection si l’on se fie à son aspect rigide et son inexpressivité faciale. A moins que cela ne soit du à des effets spéciaux pourris…
Si le Cochon des Enfers souffre de problèmes arthritiques, il n’en est pas moins reconnaissant envers Chemise à carreaux rouges, à qui il attribue le fait de l’avoir ressuscité. Il lui amène donc à domicile un flot régulier de petits cadeaux récupéré sur l’anatomie de divers donneurs d’organes involontaires qu’il croise au cours de ses équipées nocturnes. Cela attire bien sûr l’attention de la police locale et même du FBI, d’autant plus qu’un maniaque, tueur de jeunes filles et collectionneur de doigts, sévit dans la région. Quel scénario ! Quelle imagination ! Quel suspense !
Accueilli avec sa femme dans la famille d’un commissaire aux valeurs humanitaires exacerbées, Chemise à carreaux rouges va alors attirer involontairement dans la maisonnée son ami Sanglier - qui va confondre famille d’accueil et casse-croûte -, mais aussi l’ennemi ancestral du porcin, un humanoïde surpuissant, à la sale gueule, et suffisamment con pour passer à travers les murs au lieu d’emprunter les portes. Au cours des terrifiants évènements qui vont suivre, le commissaire et sa douce épouse verront leur bonté récompensée en étant respectivement transformé en brochette et en boudin noir, alors que la femme de Chemise à carreaux rouges se retrouve amputé du bras gauche. Heureusement que son époux est un secouriste si expérimenté qu’il parvient à effectuer un garrot sur son bras manquant !
En fait, le Sanglier et l’Ennemi, projections mystico-débiles de deux puissants sorciers, ne rêvent que d’en découdre pour régler un vieux différent. Ceux qu’ils vont finalement faire. Attirés dans la forêt originelle par la ruse des deux pompiers, ils se mettent copieusement sur la gueule avant de disparaître dans les limbes, littéralement pulvérisés. Délivrés de leurs encombrants animaux de compagnie, les deux compères peuvent alors retourner – presque – sauver des petites filles et boire des coups au pub des Coyotes Girls. Que c’est beau !

15

Le principal exploit de Lynn Drzick, entre autres, est d’avoir réussi à dénicher puis oser porter à l’écran un acteur principal possédant une rigidité faciale encore plus poussée qu’un Steven Seagal ayant gobé une grenouille. Une performance d’ailleurs à peine plus remarquable que le niveau de médiocrité des effets spéciaux ! On a la forte impression que l’équipe technique a eu le culot de renouveler les très mauvais effets de Razorback, un film qui, il y a vingt ans, était déjà pauvre en matière d’animation. Bref, si à cela, on ajoute la mise en image pataude d’un scénario qui, durant la première demi-heure, nous expose de longues et pénibles discussions basées sur les particularismes des hamsters et nous montre les minables performances d’un comédien poussif tentant de jouer l’ivrogne, on peut pas dire que l’on a tiré le gros lot en louant ce film. Pourtant, grâce à une forte densité du débit de conneries et un montage assez tonique, on ne s’ennuie pas trop à la vision de In the Woods. Ajouté au ton involontairement drôle et avec un peu de bonne volonté de ma part du spectateur, ces arguments peuvent facilement transporter ce navet insipide dans la catégorie des nanars rigolos.

Critique de publiée le 26 juin 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très nul
  • Effets spéciaux lamentables
  • Jeu d'acteur pitoyable

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