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Critique du Téléfilm : Mosquitoman
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Critique du Téléfilm : Mosquitoman

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 23 mai 2006 à 0944

Piqué au vif

Ray Erikson est un criminel. Un dangereux psychopathe condamné à vivre les dernières années de sa vie dans une cellule du couloir de la mort. Aussi, lorsqu’un laboratoire d’expérimentation génétique demande aux autorités son transfert dans leur service dans le but inavoué tester sur lui un nouveau vaccin, il ne manque pas de saisir cette ultime chance d’évasion, tout en semant la mort derrière lui (on ne se refait pas, n’est-ce pas ?).
Malheureusement, au cours d’une fusillade qu’il livre avec les gardes de la Sécurité vraiment très négligents, une balle perdue cause l’explosion de l’accélérateur de particule du laboratoire, l’accident projetant une grande quantité de vaccin génétiquement modifié sur le tueur et son otage.
Profitant de la confusion créée par la déflagration, Erikson parvient à s’échapper. Le dangereux fugitif entame alors une terrifiante mutation qui va le transformer en une hideuse et effroyable créature…
Bon, dés les premières images de la mutation de Ray Erikson, le spectateur comprend que Mosquitoman est une énième variation sur le thème de La Mouche, dans laquelle on y a introduit la thématique du serial killer. Après un début au scénario quand même assez peu crédible, dans lequel ce célèbre tueur parvient à tromper avec une terrible aisance la vigilance de ses gardiens, on assiste donc aux crimes abominables d’une créature mutante, mais finalement pas plus dangereuse que lorsqu’elle était de nature humaine.
Si l’on devait tenter un comparatif par rapport au film de Cronenberg, le rôle de Jeff Goldblum se verrait plutôt reporté sur celui de Musetta (c’est joli ça !) Vander, qui incarne Jennifer Allen, la jeune (et mignonne évidemment) scientifique touchée également par le produit. Moins gravement atteinte, elle subit une transformation plus progressive, à base de petites retouches de maquillages (parce qu’elle le vaut bien !) lui donnant le temps de minauder tout en appréhendant sa damnation annoncée.
Le script mélange alors ces deux destinées qui sont vouées à se recroiser dans un but purement fornicateur (enfin, comme d’hab, c’est plutôt le mâle qui insiste…), en s’attardant lourdement sur les conséquences physiologiques des mutations. A ce sujet, il faut dire que le choix du moustique comme donneur d’ADN est assez amusant. Le goût pour le sang de cet insecte entraînant des séquences de vampirisme dragico-comique du plus bel effet (notamment lors des ébats entre Jennifer et son ami).
Dans Mosquitoman, le rôle du gentil héros échoie à Corin Nemec – ex-star du show télé Parker Lewis – qui incarne un agent du FBI au look ‘’Fox Mulder’’. Comme par hasard, il se trouve être à la foi le flic qui a procédé à l’arrestation d’Erikson et le petit ami de la scientifique. Un peu anti-héros sur les bords, il se retrouve chahuté durant tout le film, le dénouement se consacrant essentiellement à l’entretuerie des deux mutants, avec ses yeux pour témoin. Pas crédible pour un sous, le personnage est cependant relativement sympathique, probablement de part son incompétente professionnelle.
Eléments inévitables dans ce genre de série B, les incohérences sont légions ; le moustique mutant possède un blindage en chitine qui stoppe les balles, le mâle pompe le sang de ses victimes, certains meurtres sont difficilement justifiables au niveau du script. Et comme dans tous les films de mutation débridée, rien ne nous explique comment se fait-il qu’un petit échantillon d’ADN étranger peut arriver à modifier totalement le code génétique du corps hôte (à part sa taille). Bref, la part belle est laissée au monstre, même si cela doit laisser un parfois un parfum de n’importe quoi !
Un monstre dont les exactions sont filmées de manière assez explicites. Et là, c’est une bonne nouvelle ! Le massacre dans l’hôpital, même s’il est relativement mal filmé et encore plus mal monté, est très riche en scènes gores et en découpages en tous genres. Membres tranchées, têtes arrachées, empalements, on se retrouve projeté en plein cœur d’un film d’horreur des années 80, le look du mutant géant appuyant encore plus cette impression. La synthèse superflue nous est épargnée, au bénéfice d’hectolitres de faux sang. Y’a pas à dire, ça rafraîchit !
Pour finir, un bon point également pour la bande originale du film, avec un style résolument jungle à base de percussions. Pas grand-chose à voir avec l’atmosphère du film, mais au moins le choix est osé et le résultat assez sympathique.

La conclusion de

Après la catastrophe Sharkman et son requin marteau débile, je dois avouer que je m’attendais à visionner une sacrée daube avec ce nouveau volet de série Mutants Generation de Nu Image. Au final, si le résultat n’est pas exceptionnel, le fil du vétéran Tibor Takacs est néanmoins plus que regardable et présente même certaines qualités, comme des effets spéciaux corrects et un gore bienvenu. Une pure série B, distrayante et sans prétention.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance bis sympathique
  • Acteurs corrects
  • Effets spéciaux convenables
  • Présence de gore
  • Musique originale

Que faut-il oublier ?

  • Scénario prévisible et sans arguments
  • Bourré d’incohérences
  • Dialogues vides de substance

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