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Critique du Film : 2001, l'odyssée de l'espace

Avis critique rédigé par MRHA le vendredi 21 février 2003 à 11:23

Une étoile de la Science Fiction.

Une étoile de la Science Fiction
2001, l'Odyssée de l'Espace, un titre qui suscite immédiatement une réaction dans le cœur de n'importe quel cinéphile, certains lui vouent un culte, d'autres y sont hermétiques, mais l'essence même de ce film est cette réaction quasi-physiologique qu'il provoque. Le spectateur ne s'assoit pas face à un écran pour regarder des images, non c'est bien plus que cela : le spectateur est dans les images… images qui resteront imprimées dans sa psyché pour le restant de ses jours.
2001 commenca en 1964, Kubrick avait alors déjà une carrière prestigieuse (Docteur Folamour…) et décida de créer le film de Science Fiction qui marquera la rupture avec le Golden Age, il n'est plus question de soucoupes volantes et de robots cubiques ici, mais bien d'un projet presque scientifique, comme pour placer ce film dans la réalité de notre futur. Il fait alors appel au célébrissime auteur Arthur C.Clarke qui accepte de co-écrire le scénario, inspiré de sa nouvelle The Sentinel (Clarke est un des inventeurs des satellites de communications). Puis vient le temps de soumettre le film aux studios, c'est MGM qui y a le droit, tablant sur une dépense 6 millions de dollars pour ce projet titanesque (on ne refuse rien à Kubrick) et qui marqua le début d'un tournage à l'ampleur démesurée. Kubrick n'est pas du genre à faire avec ce qu'on lui donne, il faudra alors 4 millions de billets verts supplémentaires et 3 ans pour produire ce qui restera comme une marque majeure dans l'histoire du 7eme Art. Le travail conceptuel est faramineux vu la quantité de projets refusés par le réalisateur (lequels se chiffrent en milliers), les vaisseaux sont construit quasiment à taille réelle (avec la collaboration d'ingénieurs de la NASA), Et le tournage montre l'ampleur de l'obsession de Kubrick pour la perfection d'une esthétique principalement basée sur la symétrie. Puis au printemps 1968, un an avant le premier pas de l'homme sur la Lune, le film sort enfin dans les salles obscures. Les studios sont septiques mais ont tout de même laissé le film arriver à son terme sans trop contrarier Kubrick (qui était traumatisé par l'expérience de Spartacus), les critiques, elles, ne font pas de concessions : au mieux le film est incompris et plus généralement dénigré, la non-linéarité et la fin laisse perplexe… Kubrick s'enferme le soir de la première à double tour, ne voulant pas voir comment son œuvre (la plus personnelle de toutes) va être massacrée par son principal acteur: le public. Puis au bout de quelques heures on lui annonce un énorme succès populaire, une Science Fiction cinématographique d'un genre nouveau était né, une œuvre qui guidera toutes les autres dans les décennies à venir.
2001 est un film tout simplement beau. Il est difficile d'en parler en termes concrets tant il s'agit là d'une expérience personnelle de cinéphile, l'indicible beauté de ce film ne se commente que très difficilement. Le spectateur s'engouffre dans les images parfaitement composées pour n'en ressortir que plusieurs heures après la fin du film. L'histoire quant-à elle est encore moins explicable, car l'œuvre appartient à son public, chaque personne est différente dans son approche des problématiques abordées dans le film, certes il est question de la place de l'Homme dans le cosmos, de la machine (outil) par rapport à l'Homme (le créateur usurpé), de l'Evolution, mais au fur et à mesure que le film avance, il disperse les jalons établis de la problématique et c'est alors au spectateur d'attraper au vol ce qui lui conviendra le mieux, le summum étant cette fin bouleversante dont il existe quasiment autant d'interprétations que d'interprètes. N'allez pas faire l'erreur de vous réfugier dans la solution proposée par le livre homonyme d'Arthur C. Clarke, se serait faire injure à l'œuvre, prenez la en compte mais plus que tout cherchez votre explication, ce film ne s'arrête pas (commence dans une nouvelle dimension de la perception ?) A la fin du générique. Le monolithe est ce que vous en faites, c'est une des clefs du film qui vous laisse cette liberté que beaucoup de films vous refuse. Ou alors ne cherchez pas de signification et laissez vous vivre cette expérience surréaliste l'esprit libre, laissez vous fasciner par la richesse des plans, la beauté de la musique, la force des rares dialogues du film mais qui sont toujours fascinants…
Certains trouveront l'œuvre d'une lenteur entravant toute tentative de suivre le récit, c'est exact. 2001 est indéniablement un film difficile à suivre, mais l'Art n'a pas une vocation particulière à l'accessibilité, le spectateur en faisant cet effort (en luttant contre le sommeil pourrait-on dire) s'imprègne de l'œuvre. Après tout peut-on reprocher à des films comme Le Dernier Empereur d'être lents? C'est la nature même de ceux-ci : la contemplation.
2001 est un film qui vous condamne à devenir cinéphile.

98

Un film révolutionnaire et qui le restera toujours, intelligent, lent diront certains, mais de toute manière une démonstration d'une certaine idée du cinéma.

Critique de publiée le 21 février 2003.

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