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Critique du Téléfilm : Terreur sous la mer
Terreur sous la mer >

Critique du Téléfilm : Terreur sous la mer

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 11 avril 2006 à 0805

L’attaque des requins bidasses

Un institut de recherche maritime financé par l’armée travaille sur un projet classé top secret. Intitulé projet Blue Demon, il a pour but principal la création d’une escouade de requins mentalement contrôlés et conditionnés à la lutte contre le terrorisme.
Ouaouh ! Des requins sauveurs du monde ! Des Chuck Norris à nageoire ! Des Steven Seagal à multiples rangées dentaires ! Une idée géniale, non ? Autant vous dire qu’en bon amateur de films à requins chagrins et fan hystérique des deux personnes ci-dessus nommées, je me suis jeté sur ce petit film sorti l’année dernière dans la plus totale discrétion… Ha, tiens, je viens de voir que c’est un téléfilm… bah, tant pis. On devrait quand même bien se marrer.
D’ailleurs, le début est très prometteur avec ces quatre pétasses qui pénètrent par effraction dans le camp militaire, en coupant avec une gigantesque pince de 50 cm – modèle Rocco - un grillage électrifié qui a oublié de l’être. Raisons budgétaires, nous dit-on plus tard avec aplomb. Cela entraîne un énorme effort gymnique qui risque de filer les jupes de ces demoiselles, vue la taille du trou par lequel elles s’obstinent à passer. Et un effort qui nous parait d’autant plus bien inutile lorsqu’un plan large nous montre que cet obstacle ne descend même pas jusqu’à la berge. Il suffisait en fait que ces cruches passent par le bord de mer. Héhé ! On a déjà les zygomatiques en cavale !
En fait, les quatre crétines délinquantes sont là pour un test d’entrée dans le club des connes. Car la blonde habillée avec une couverture style Andy Warhol doit passer le test de la cloche. Normal, vous me direz ! Elle doit donc plonger dans l’eau et nager jusqu’à la bouée-cloche – ce film a un don pour utiliser la symbolique - qui se trouve à une centaine de mètres. Donc, elle se lance – pas trop fort, quand même – dans ce lagon que l’on a deviné habité par une bande de requins. Ben ouais, on est là pour ça, non ? Puis, elle patauge vers son objectif en nage chien-chien – elle a la sûrement pris des cours de natation avec le cabot de Paris Hilton – en criant : ‘’y’a quelque chose, j’ai senti quelque chose sous l’eau !’’ devant les quolibets des trois autres godiches.
Puis la police arrive, en faisant wouh wouh avec leur sirène. Quelle classe ces américains ! Impressionnés comme nous, deux des godiches fuient dans une barque et l’une, bien entendu, tombe à l’eau. C’est là que le requin intervient et la bouffe. On voit hélas pas grand-chose, surtout qu’au lieu de se diriger vers le bord – distant au grand maximum de dix mètres -, elle patauge – elle aussi - vers la bouée. On se dit alors qu’elle doit être attirée par la cloche. Le spectateur peut cependant avoir le soulagement de constater que le requin, généreux devant l’infirmité mentale de la jeune fille, en laisse quand même échapper une partie, à l’occasion l’un des ses bras . Celui-ci se réfugie alors auprès de la gonzesse assise sur la bouée. Cette dernière apprécie peu le cadeau. L’ingrate. Puis un voile pudique couvre ce drame terrible…
Le lendemain, le laboratoire – réplique de la salle de classe maternelle de mon rejeton – voit ses éminents membres très contrariés par l’évènement. Les scientifiques, une équipe de choc composée de deux époux chamailleurs, Nathan et Marla, et de Avery, un sosie de Sinclair (le chanteur disco) -, essayent d’expliquer à Van Allen, leur hilarant boss miniature, que le problème vient d’un trou dans le filet de protection et que les requins en synthèse qui se baladent dans ce bassin top secret, qui est situé à au moins trois kilomètres (fou rire assuré) des zones habités sont fiables. Sauf l’un d’eux, Red Dog – un requin rappeur ?- que la fille ne peut se résoudre à éliminer. Peut-être par affection, on ne sait pas, mais à chaque qu’elle dit Red Dog, elle devient fébrile. Le nain au cigare plus grand que lui s’énerve, gigote des bras et crie que les crédits sont épuisés et que l’armée va venir voir l’avancée des travaux dans 6 semaines… En bref, il va falloir se bouger, les amis.
Six semaines, c’est d’ailleurs pile poil le temps que met l’équipe de maintenance- trois surfeurs vachement décontractés et potaches - pour daigner aller réparer le filet troué. Faute d’être des efficaces réparateurs – on les voit farfouiller sans raison dans les plantes sous-marines ( ?) -, ils font un excellent encas aux 6 requins microsoft© qui en profitent pour aller voir ailleurs si la bouffe n’est pas plus copieuse.
C’est alors qu’arrivent les militaires sur le site. Enfin, deux bidasses stupides qui saluent même les plantes vertes et un général hystérique, fumant un gros cigare, prenant des airs mystérieux, menaçants et solennels (parfois les trois même temps) et qui parle aux poisons en plastique de la classe de maternelle – faut voir pour apprécier la scène à sa juste valeur, j’en ai encore mal au bide. Une enquête menée tambour battant sur l’incident des plongeurs amène la conclusion que Nathan est un traître à la nation. Il aurait ouvert l’enclot des requins. Il est donc mis aux arrêts dans un bureau, surveillé par un gardien lobotomisé.
Convaincu de l’innocence de son mari, Marla parvient à libérer Nathan en usant de ses charmes et d’un pistolet à fléchette. Une situation qui donne occasion à une séquence hilarante durant laquelle le gardien stupide comprend tout de travers les répliques de Marla et finit par se prendre une fléchette hypodermique sur le zizi. On pourrait en rire. Mais on aurait tort car pendant ce temps, les requins ont attaqué les civils – un pécheur qui nage à reculon. La situation est dramatique. Le climax est poignant.
Grâce à un radar trafiqué avec un téléphone portable et un briquet, les deux fugitifs arrivent à temps – on a quand même la joie de voir un surfeur se faire croquer – pour sauver le monde en court-circuitant le système de contrôle neurologique des requins. Toujours avec leur bidouillage informatique, il résolvent le problème de cette arme ultrasecrète en 15 secondes… Tu parles d’un appareillage de pointe ! Le plafonnier grillé, les squales disparaissent corps et âmes du tournage ! Frustration terrible…
Mais ce film trépidant nous réserve encore des surprises. Car un requin – devinez lequel - a réussi à s’échapper. Il est en effet contrôlé par le général Remora et son sbire Avery. Et il a pour mission de détruire la réplique Playmobil du pont de San Francisco. Me demandez pas pourquoi, j’ai rien compris aux élucubrations du général fou qui finit par se faire capturer, coincé dans une bouée, au cours d’une séquence dotée d’un hallucinant faux raccord. Il n’y parviendra pas, bien sûr, car repris en main par les héros, Red Dog va faire demi-tour et offrir un cadeau explosif au général Remora en personne.
A Hollywood, certains scénaristes devraient suivre une thérapie, c’est certain…

La conclusion de

Ce qui force l’admiration de ce nanar désopilant, c’est le nombre de séquences stupides, entrecoupés de gags grotesques, qui jalonnent le film. Et la décontraction, avec laquelle tous les intervenants ; acteurs, réalisateurs et responsables de ces effets spéciaux vraiment limites, abordent ce métrage rend le résultat encore plus délirant. Une façon éhontée d’assumer pleinement son incompétence ou sa fumisterie. On pourrait être complètement révolté par cette attitude, cela serait bien légitime, mais si l’on prend le choix d’en rire, je peux vous assurer que l’on passe un bon moment à mater cette ineptie. Et vous vous doutez bien que ce fut mon parti.

Que faut-il en retenir ?

  • Hilarant, si abordé au dixième degré

Que faut-il oublier ?

  • Franchement… Tout

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