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Critique de la Bande Dessinée : Ombres
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Critique de la Bande Dessinée : Ombres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 mars 2006 à 0740

Le Chant des Stryges est une menace… mais lisez-le

Alors qu’il effectue une visite protocolaire sur une nouvelle base militaire, le président des Etats-Unis est victime d’un terrible attentat qui manque de lui coûter la vie. Grièvement blessé, il ne doit en fait la vie sauve que grâce à l’intervention d’une Ombre, un agent fantôme du gouvernement. Suite à une enquête rapidement expédiée qui met en cause ses compétences professionnelles, l’agent Nivek est tout simplement relevé de ses fonctions dans la sécurité et se voit licencié. Devinant dans cette éviction une manœuvre de dissimulation, Kevin Nivek décide alors d’enquêter personnellement sur les circonstances de cet étrange incident et se trouve une alliée en la personne de son amie, une jolie scientifique…
Ombres est le premier tome de la saga Le Chant des Stryges, une œuvre monumentale qui accouchera même de deux séries ‘’spin-off’’, Le Chant des Chimères et le Maître de Jeu. Dans ce premier épisode, on va assister à la réunion des trois principaux protagonistes récurrents à travers une histoire policière assez basique qui va basculer progressivement dans la science-fiction, ou la fantastique.
Le personnage principal est Kevin Nivek, un ancien agent gouvernemental écarté officiellement pour incompétence, et qui, en compagnie d’une amie pragmatique, va essayer de découvrir ce qui se cache derrière toute ce simulacre d’enquête. Car, en effet, il s’avère que ‘’la vérité est ailleurs’’. Cette accroche issue de la célèbre série télévisée X-Files vient rapidement à l’esprit lors de lecture de Ombres, tant les similitudes sont grandes, du point de vue de la psychologie des personnages principaux, de leur fonction – Melly a également le même job que Dana Scully : légiste scientifique - que de celui de l’intrigue générale, avec la découverte du corps presque entièrement détruit d’une créature inconnue.
Les ressemblances ne s’arrêtent pas là. Kevin Nivek a un contact haut placé qui peut très aisément être comparé à l’étrange Gorge Profonde des premiers épisodes d’X-Files, et la théorie de la conspiration est omniprésente et sacrément entretenue. A ces éléments très connus qui installent le lecteur sur un terrain assez balisé, Corbeyran, le scénariste, a eu la bonne idée de glisser dans l’intrigue un troisième larron, l’Ombre, élément féminin supérieurement entraîné pour les actions d’infiltration - et également super sexy -, qui me rappelle un mélange de Sydney Bristow, de la série Alias, et d’Elektra, la tueuse de Marvel.
Ainsi, par l’entremise de cet élément perturbateur, le récit part dans une narration aux enjeux et aux aboutissements multiples, qui donnent vraiment un ton particulièrement trépidant à l’ouvrage. Le cocktail résultant est assez réussi, avec de l’action, du suspense, et une certaine profondeur psychologique grâce à des personnages attachants, très humains et approfondis.
Du coté du trait, je dois dire que j’adore le style de Richard Guérineau. Un graphisme classique, précis, et d’une régularité métronomique qui colle parfaitement à ce récit ‘’calculateur’’ et de souche policière. Une rigueur qui d’ailleurs n’empêche pas les cadres ambitieux, et on peut s’en rendre compte par l’intermédiaire de quelques magnifiques planches qui, tout en restant dans le schéma classique, sont de très belles œuvres d’art.

La conclusion de

Doté d’un scénario trépidant et très astucieux, Ombres m’a fait l’effet d’un véritable apéritif ‘’bédéphilique’’ et une fois la lecture achevée, je n’ai eu qu’une seule envie : me lire toute la série. Il réunit tous les ingrédients de la fiction policière à base de conspiration gouvernementale, en y glissant des éléments flous – science-fiction, fantastiques, arts occultes ?- qui titillent notre curiosité. Une véritable réussite annonciatrice d’un grand cycle.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario intelligent et trépidant
  • Personnages intéressants et fouillés
  • Graphismes fonctionnels et efficaces
  • Excellent suspense.

Que faut-il oublier ?

  • Couleurs un peu ternes à mon goût
  • Usage de stéréotypes qui peuvent gêner.

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