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Critique du Téléfilm : Le Diable des Glaces
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Critique du Téléfilm : Le Diable des Glaces

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 février 2006 à 0738

Un démon qui m’a laissé froid

Lorsqu’une station polaire au coeur de l’Antarctique ne donne plus aucun signe de vie, on envoie les officiers Sam Cage et Callie O’Grady voir de quoi il en retourne. Arrivés sur place, les deux militaires constatent la mort de plusieurs des occupants de la base et découvrent deux survivants terrorisés. Les deux soldats décident alors d’en découvrir plus en explorant notamment une mine toute proche. C’est alors que le capitaine Sam Cage commence à être le sujet de fréquentes et d’horribles visions.
Après un début assez prometteur durant lequel on assiste à un voyage mouvementé dans un hélicoptère pris dans une tempête de neige, suivi par la découverte d’un corps congelé sur le chemin de la station, les deux principaux protagonistes arrivent sur les lieux des évènements. De suite, on déchante quelque peu, avec cette station polaire cossue de 10m² ressemblant plus à un chalet suisse qu’un laboratoire de scientifique.
Probablement fan du chef d’œuvre de John Carpenter, le réalisateur Daniel Z. Berk (un nom vraiment bien choisi), essaye alors vainement de nous plonger dans une ambiance paranoïaque dans le pur style de The Thing, en instaurant une aura de mystère plombée, illustrée par les hallucinations de Cage, que l’on devine déjà comme étant des flash back. On apprend aussi de la bouche des survivants, une blonde et un psychotique en bonnet de nuit, que les ennuis ont commencés lorsque l’équipe est arrivée au 7ième niveau de la mine, dans lequel ils supposent qu’une découverte a traumatisé certains de leurs collègues, qui ont soudainement décidés de s’entretuer.
Ok, donc, on le devine, les deux héros vont descendre dans la mine, qui se résume à un couloir de polystyrène miteux et une porte en plastoc. Une ‘’expédition’’ qui nous informe que certains soi-disant ‘’morts’’ sont encore ‘’vivants’’ et qu’ils visent à nuire à l’intégrité des héros. A partir de ce moment, le film bascule entre un traitement toujours aussi proche de The Thing, mais avec des petites infidélités du coté de la Nuit des Morts-vivants. Tous les ingrédients classiques du huis clos et du siège sont réunis, mais on ne va s’arrêter là, rassurez-vous. Car, en fait, tout cela n’est qu’une histoire de possession et de rivalité ancestrale entre deux frères démoniaques (on commence d’ailleurs à s’en douter dés le milieu du métrage).
Plus le temps (que l’on finit par trouver long) passe, plus l’on découvre que de nombreuses choses clochent dans ce film. Tout d’abord, dans l’attitude des ‘’monstres’’, qui ont l’air de plus vouloir effrayer le spectateur que de tuer les survivants, et qui restent vraiment flou en ce qui concerne leur véritable nature. Zombies, spectres, possédés, on n’en sait vraiment rien tant leur comportement varie en fonction des séquences, et le cinéaste essaye même de nous faire croire qu’ils peuvent se balader dans des tuyaux de climatisation, juste histoire d’introduire une séquence ‘’frisson’’. Une chose est cependant sûre au sujet de ces créatures, elles adorent coller leur nez à la fenêtre pour nous faire sursauter !

Je n’suis pas mort, je dors

La justification de la rivalité entre les deux demi-frères, le sacrifice d’une jeune femme aimé, est également mal amené et relativement bâclé. Même si l’on avait compris quelque peu la nature de l’enjeu, l’exposition rapide, et forcée par un flash back, de cette histoire peu crédible porte à sourire et désamorce encore un peu plus l’impression de stress que souhaite apparemment entretenir le réalisateur. Il aurait peut-être mieux valu orienter le sujet sur cette espèce de conspiration hégémonique démoniaque qui tourne, faute d’argument, en eau de boudin. On se contentera de pentacles scribouillés. Bof.
Au niveau de l’interprétation, on ne pas dire que les prestations soient mauvaises, surtout à la vue des conditions dans lesquels les comédiens doivent s’imaginer isolés dans une station polaire où la température extérieure avoisine les -30° Celsius. A ce sujet, le capitaine Cage, qui n’est pas humain, on l’aura compris, sort à un moment donné pour récupérer un corps et cela sans aucune protection particulière, et il en revient sans aucun symptôme de refroidissement. Une réaction physiologique inhabituelle qui n’étonne pas pour autant le docteur de la station (c’est la blonde !). Complètement illogique, surtout que Cage a déjà fait le coup un peu plus tôt en ne montrant aucune indisposition lors d’une ballade en pleine atmosphère viciée, alors que sa camarade crachait presque ses poumons. Difficile, dans ses conditions, de rendre son personnage crédible, n’est-ce pas ?

La conclusion de

Le réalisateur a essayé d’orienter ce troisième volet des Vengeance Diabolique (qui n’a vraiment rien à voir avec les précédents) dans le domaine de la terreur psychologique. Pour cela, il néglige les effets horrifiques et le gore, puis tente d’instaurer un climax paranoïaque avec ces quatre gus coincés par le froid et menacés par un mal mystérieux. Mais, bon, ça ne fonctionne pas du tout. A cause d’un scénario morne et banal, d’une interprétation quelconque, et surtout d’un manque flagrant du sens du suspense dans les prises de vue. Remarquez, quand dans un nom de cinéaste, il figure un Z et un Berk, qu’est-ce que vous voulez que ça donne ?

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire originelle prometteuse
  • Clayton Rohner dans le rôle de Sam Cage

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation fade et morne
  • Aucune horreur
  • Nombreuses incohérences

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