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Critique du Film : La maison de cire
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Critique du Film : La maison de cire

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 9 janvier 2006 à 0928

Bienvenu au Musée de…, musée de…,de…,rrrron zzz !

Un bande de potes s’embarque en voiture pour se rendre à Bâton Rouge, afin d’assister à un match de football. Le soir venu, ils décident de faire halte et de camper dans une zone isolée. Durant leur bivouac, ils sont dérangés par un individu qui les observe depuis sa voiture, avant de quitter les lieux sans se manifester. Le lendemain, le groupe à la désagréable surprise de constater qu’une de leur voiture est en panne. Ils décident de se séparer…
House of Wax est le premier long métrage de Jaume Serra, un jeune réalisateur de clip-vidéo. Manquant de pratique dans cet exercice, il décide de suivre les sentiers balisés et de ne pas trop se hasarder à renouveler le genre. Cependant, il prend un premier risque en nous présentant de manière plus appuyée qu’à l’habitude, du moins dans ce type de films, les principaux protagonistes. Initiative louable, mais hélas inutile tant les personnages sont creux et rapidement cernables. Il y a le chevalier servant de la jeune étudiante sérieuse, le bad boy – frère de l’étudiante - qui n’en est pas vraiment un mais qui ne balance pas les potes, le copains très con mais vachement cool, et le black amateur de sport et de rap accompagné de sa copine, une blondasse portée sur les sucettes à l’anis. Au final, les «séquences d’exposition », que cela soit celle du fast-food, ou celle du campement - filmée presque entièrement en mini-DV à main -, finissent par devenir lassantes et, surtout, la deuxième traîne horriblement en longueur, les principaux interprètes n’ayant, pour ainsi dire, rien d’intelligent à dire.
La deuxième partie est initiée par l’arrivée de deux des jeunes gens dans la petite agglomération d’Ambrose. Le rythme ne s’accélère pas encore particulièrement et les enchaînements de cadres sans imagination, ainsi que le manque de prise de risque, font que notre intérêt n’est pas particulièrement éveillé. Seule la Maison de Cire nous fait ouvrir un œil, piquant un peu notre curiosité. En fait, cette maison est le seul intérêt du film, et heureusement, il est entretenu. En effet de nombreuses séquences sont tournées dans cet établissement lugubre construit essentiellement en cire, avec son sous-sol infernal nous rappelant la chaufferie de Freddie Krueger.
Au cours de cette deuxième partie, on va assister à un déballage massif de tous les poncifs chers aux films de teenagers. Les différents personnages, relativement lobotomisés, se dispersent inutilement, les jeunes filles apeurées pénètrent dans des lieux où je ne mettrais pas un pied, même armé avec un colt 45, les réactions de panique sont complètement absurdes et les situations improbables. Prenons comme exemple cette ville située à moins d’une demi-journée de Baton Rouge et peuplée uniquement de personnes assassinées coulées dans la cire ! Ils ne font jamais de recherches sur les disparitions dans cet état ou quoi ? Et la Louisiane en plein été, avec plus de 40° au soleil, vous en dites quoi ? No comment.
Bref, passons. Tous ces jeunes gens se font donc massacrer selon la bonne vieille recette du slasher sans imagination, renouvelant pour la énième fois les principes de Vendredi 13 et de Massacre à la Tronçonneuse. Sauf deux faux jumeaux, un garçon et une fille, qui vont profiter de l’occasion pour se retrouver sentimentalement en luttant face à deux frères siamois devenus fous. Et, à ce moment, bien que l’on ne puisse pas vraiment appeler ce film une œuvre gore, on a la surprise d’assister à quelques effets, notamment des morts violentes, bien crades et explicites. Etonnant de la part d’un Jaume Serra qui n’ose même pas être fripon lors des scènes qui demanderaient un minimum d’érotisme. Pourtant, lorsque l’on a Paris Hilton sous la main, on ne peut pas prétendre que la faute incombe aux comédiennes qui ne voulaient pas se désaper.
Paris Hilton, justement, parlons-en. La célèbre milliardaire délurée connaît la mort la plus ‘’jouissive’’ en se faisant empaler violemment dans un endroit inusité, sa cervelle de moineau. Comme d’habitude, elle n’a pas du comprendre l’allusion et par manque d’habitude – du moins de ce coté là de son anatomie - elle n’a forcément pas vu venir le coup. Très marrant, en tout cas. Les autres meurtres sont moins originaux mais sont quand même assez spectaculaires, comme cette décapitation au sécateur ou bien ce pauvre jeune homme coulé vif dans la cire bouillante, et qui reste en vie, prisonnier de son carcan.
La fin du film est marquée par la fonte totale du musée, alors que des nombreux protagonistes sont encore à la lutte à l’intérieur. Malgré la stupidité de la situation, je dois admettre que ces séquences m’ont bien fait rigoler, grâce à des effets spéciaux réussis et un montage soutenu et efficace. Cela ne fait aucunement peur, mais au moins, cela a le mérite de distraire. Ce qui, après un début poussif, peut apparaître comme un véritable soulagement. Malheureusement, une fin ouverte bien maladroite laisse entrevoir une possibilité de séquelle, ce qui, avouons-le, ne serait vraiment pas une bonne idée.

La conclusion de

House of Wax est encore une production Zemeckis / Silver et c’est encore un nanar, une série B pour ados qui ne parvient pas du tout à vous filer le moindre frisson. Restent quelques effets sanglants rigolos et des effets spéciaux plutôt agréables, mais cela suffit-il à fournir un produit méritant le respect ? Je ne le pense pas…

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux
  • Quelques effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Scénario peu crédible
  • Réalisation sans imagination
  • Personnages stéréotypés
  • Aucune ambiance

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