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Le Chat Chapeauté >

Critique du Film : Le Chat Chapeauté

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 24 décembre 2005 à 06:34

Chat le fait pas trop, che film…

Dans une petite ville de province, Conrad et Sally habitent avec leur mère qui, surchargée de travail, a du mal à concilier sa vie privée et professionnelle. Conrad, le garçon, est aussi turbulent et agité que sa sœur est calme, pondérée et étonnamment mature. Un jour, la vie de cette petite famille va être chamboulée par l’arrivée d’un chat géant portant un chapeau magique.
Si, comme moi, vous avez visionné Le Chat Chapeauté seulement quelques jours après Charlie et la Chocolaterie, vous avez sans nul doute vécu une expérience aussi douloureuse que la mienne. Je ne connais pas le Dr Seuss – j’aime pas les docteurs – et je n’ai donc pas lu son célèbre conte qui se concentre sur les agissements farceurs d’un chat géant doté d’un chapeau magique, mais je peux vous assurez que le film ne m’a pas du tout donné envie de le lire à mes enfants.
Le film traite dans un premier temps, de manière assez manichéenne des difficultés rencontrées par ce que l’on appelle avec pudeur aujourd’hui les familles éclatées ou recomposées ; une mère dépassée par les évènements, l’arrivée mal perçue d’un nouvel homme dans la maison, la quasi-autonomie des enfants qui réagissent en fonction de leurs ressentiments d’abandon – Conrad – ou de confiance – Sally. Bref, tout cela est ultra conventionnel et sans surprise, la surprise accompagnant en fait l’arrivée du Chat Chapeauté.
Si l’on ne pas reprocher grand-chose au costume revêtu par Mike Myers – il en effet d’imaginer un chat géant autre que sous la forme d’un gros Sylvestre – on ne peut pas en dire autant des mimiques de l’acteur. Reconnaissable entre mille sous son déguisement, il n’est hélas pas drôle du tout, la faute à des gags la plupart du temps vraiment pas terribles, des répliques étrangement adultes dans un contexte interdit aux plus de 10 ans, et une pantomime assez balourde et quelquefois vulgaires. Cette situation paradoxale créé un décalage désagréable entre la mièvrerie BCBG du sujet et l’attitude à la Austin Powers du comédien, j’ai même eu peur un moment qu’il nous sorte son agrandisseur de pénis suédois. Finalement, contrairement à un Jim Carrey – parfait dans son Grinch et sous son Mask – le comédien – qui est très bon dans son domaine – n’est pas à l’aise dés lors qu’il doit oublier sa nature potache et pipi-caca pour laisser la place à la poésie et le rêve. C’est un peu comme les Bidochons au Pays des Merveilles ; ça craint !
Cependant, ce n’est pas le Chat qui atteint le comble de la vulgarité mais le personnage de Quinn – interprété par un Alec Baldwin peu motivé – qui en plus d’être un sacré salaud opportuniste essayant d’exploiter la détresse d’une femme isolée, est vraiment un gros dégueulasse, hygiénement parlant. On peut le comprendre quand on sait que les trois scénaristes sont les auteurs de Seinfeld, cette sitcom délicieusement incorrecte des années 90, mais on se demande vraiment ce que cela vient faire dans un joli conte pour enfants. Toute l’équipe technique aurait d’ailleurs mieux fait de se concentrer sur la direction d’acteur au lieu de s’égarer dans des séquences d’un goût douteux - le must du mauvais goût: le gag de la photo de la mère en page centrale de style Playboy !!!. Car les deux jeunes comédiens, Spencer Breslin et Dakota Fanning – la petite star de Disparition – sont souvent à la dérive, et ils doivent se contenter de débiter platement leurs répliques, droit comme des piquets, les bras ballants.
Restent les décors. Pour $100 millions, la production Universal a construit entièrement le village et même si on le voit peu, il faut admettre que c’est réussi. Les décors intérieurs, volontairement cartoonesque avec ses couleurs fluos est également convaincant. Même si cette débauche de vert me fait, personnellement, un pur effet vomitif. Néanmoins, même si l’on est loin des délires décoratifs de Charlie, le résultat est honnête. Les effets spéciaux signés DreamWorks sont également réussis et même si le poisson rouge parlant nous rappelle un peu trop Nemo, ce secteur est un des rares centres d’intérêt du film. Si l’on veut réellement en trouver un…

20

Le Chat Chapeauté est un film complètement raté. La faute à un Mike Myers qui se vautre dans le hors sujet et des éléments scénaristiques vulgaires qui n’ont vraiment rien à faire dans un film pour les petits. D’ailleurs, au Etats-Unis, la MPAA a classé le film PG, ce qui interdit sa vision aux plus jeunes spectateurs. Bref, trop cru pour les petits, trop naïf pour les plus grands, trop moraliste pour les adultes, ce film ne s’adresse à personne et mérite bien de disparaître dans un chapeau magique.

Critique de publiée le 24 décembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Décors et effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Mike Myers, complètement à l’ouest
  • Jeu d’acteur morne
  • Scénario ambigu
  • Souvent trop vulgaire

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