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Les sangsues mutantes >

Critique du Téléfilm : Les sangsues mutantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 14 décembre 2005 à 08:53

Sangsue goulue cherche jeune homme (…) et plus si affinités

Dans une contrée non définie, une équipe de natation universitaire se prépare pour des championnats. Peu confiants dans leurs capacités intrinsèques, une partie des nageurs dopent leurs performances grâce à l’absorption d’une substance illicite. Tous ces athlètes, ainsi que leur entraîneur, commencent cependant à s’inquiéter lorsque des morts étranges se produisent sur le campus. Des événements qui amènent les autorités à ‘interroger sur le fonctionnement de l’établissement.
Leeches est un film de David De Coteau, un des réalisateurs fétiche de la Full Moon, la compagnie de production du trublion Charles Band. Et les mots d’ordre de ce mogul de la série B, sorte de Roger Corman des années 90-2000, sont ; budget minime, un peu d’horreur, un soupçon d’érotisme et un scénario facultatif. Si l’on s’en tient à ces critères, on se rend vite compte que ce nanar peut figurer à une place de choix dans le copieux catalogue de la compagnie.
Leeches raconte l’histoire improbable de sangsues mutantes, devenues énormes à force d’avoir sucé le sang de types dopés. Rien que ce petit ‘’plot’’, cela vous en dit beaucoup sur la qualité scénaristique de la chose. D’ailleurs, on se demande vraiment dans quel bled l’action se situe pour que la piscine des nageurs soit envahie de ces sales bêtes, qui sont originaire de l’étang voisin, et dont la présence n’étonne personne. Y’a des sangsues dans les facultés américaines ? Autres que les cheerleaders, je veux dire…
Bref, ces sangsues, devenues énormes, attaquent avec la célérité d’un Droopy sous Prozac les résidents de l’université. On a donc droit à la vision de séquences d’une consternante stupidité. Est-ce que vous vous imaginez attaquer par des limaces en furie ? Non ? Normal, c’est impossible, à moins que vous soyez évanoui ou ligoté, je vois mal qui pourrait être terrassé par ces lymphatiques gastéropodes qui mettent vingt minutes à parcourir la longueur d’un orteil. Et bien, dans Leeches, c’est cependant ce qui arrive, avec grands renforts d’effets spéciaux absents, les comédiens étant obligés de tenir eux-mêmes les répliques de bestiole en position pour éviter qu’elles ne tombent au sol. C’est affligeant, mais c’est cultissime…
Dans ce film, il se greffe aussi une histoire dramatique dont la finalité est une morale sur les effets du dopage. Il y a les partisans de la shooteuse et les sportifs intègres, et ils se chamaillent tous comme des chiffonniers. Oui, mais des chippendales chiffonniers. Bien évidemment, le coach, aveuglé par son ambition, est aussi dans la combine et encourage les nageurs qui n’ont pas des résultats assez satisfaisants à plonger dans l’illégalité. Il finira sa vie misérablement, submergé par les assauts frénétiques des redoutables sangsues. Bien fait pour lui…
Cependant, Leeches se démarque des autres séries B direct-to-video qui envahissent les étagères des videoclubs. Et son particularisme vient du réalisateur lui-même. Car De Coteau - après de nombreuses années à avoir caché sa nature ou bien tourné certains films ambigus sous un pseudonyme féminin - est un réalisateur gay. Rien d’extraordinaire à cela, me direz-vous. Oui, sauf que lui, il le revendique maintenant ouvertement. Donc, exit les petites pépés siliconées en string brésilien – les archétypes habituels du bis américains – et bonjour les jeunes et beaux éphèbes en slip boxer. Le calendrier des rugbymen mis sur pellicule…
Bien évidemment pour ne pas choquer les chaumières, il n’y a rien de criard ; les jeunes gens sont hétéros, ils ont en effet des copines, et il n’y a aucune scène tendancieuse pouvant déclencher l’ire des censeurs. Cependant, de nombreux indices sont présents, comme ces nombreux plans gratuits – souvent filmés au ralenti et sur toutes les coutures - détaillant l’anatomie des nageurs et les rafales de sous-entendus entre eux au fil des discussions comme : « Je ne pourrais me passer de toi » ou « Tu m’es indispensable ». Les spectateurs les plus attentifs noteront également qu’il n’y aucun plan de fille à poil – pas même un néné – et que les sangsues prennent beaucoup plus de plaisir à sucer les mecs – euh, je sais, ce n’est pas très délicat ce que je viens de dire, mais c’est véridique. Bref, cette fac est un endroit où il ne vaut mieux pas faire tomber sa savonnette au sol dans les douches. A moi d’être au courant, bien entendu.
Les héros, car il y a en quand même, finissent par découvrir le pot au rose et ils mettent en échec la prolifération de ses sales parasites, un phénomène que l’on pensait d’origine accidentel. Mais DeCoteau, pour finir, s’amuse avec nous en mettant en scène l’apparition d’un véritable élevage de sangsues dans la chambre universitaire d’un brillant étudiant que l’on pensait, à tort, sain d’esprit.

20

Leeches est parfois de mauvais goût, il est mal filmé, mal monté, les effets spéciaux sont lamentables et les dialogues sont d’une consternante platitude. Pour résumer, Leeches est nase. Cependant, cette aberration est un véritable nanar, et elle est donc parfois très drôle si l’on a un tant soit peu le sens de l’absurde et de la dérision.

Critique de publiée le 14 décembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Assez marrant si pris au second degré
  • DeCoteau, un cinéaste militant

Que faut-il oublier ?

  • Ce film est vraiment mauvais

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