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Le monstre disparu >

Critique du Téléfilm : Le monstre disparu

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 octobre 2005 à 10:30

Chupa Chups ? Non, Chupacabra…

Connaissez-vous le Chupacabra ? Quoi ? Non, non, ce n’est pas un nouvelle marque de sucettes, c’est une terrifiante créature increvable vivant en Amérique Centrale et qui pourrait être comparer à nos bons vieux loups-garous des chaumières. La première fois que j’ai entendu parler de cette bestiole, c’était dans un épisode des X-Files où ce cher Mulder en croisait un lors d’un séjour au Mexique.
Dans ce film, un scientifique américain a réussi à capturer un Chupacabra, et il l’a clandestinement embarqué sur un navire de croisière afin de le rapatrier chez lui. Bien évidemment, la créature s’échappe et dans un déluge d’effets spéciaux, elle massacre une partie de l’équipage et des passagers, avant d’être terrassé par un courageux descendant de St George !
En fait, pas vraiment, car Le monstre disparu est l’incarnation même du téléfilm fauché qui essaye de faire comme si… mais qui n’y arrive pas. Tout d’abord, les effets spéciaux sont d’une nullité affligeante, le réalisateur poussant même la limite du minable à son paroxysme, lorsqu’il essaye de nous faire croire que l’animation saccadée de cet étron en synthèse est un effet artistique. Puis l’intérieur du bateau fait pitié. On voit pratiquement toujours les mêmes pièces, les décorateurs se contentant de changer juste quelques meubles de place, et les couloirs de ce rafiot soi-disant de luxe ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un quelconque hôtel de passe.
Mais le comble du ridicule est atteint lorsque le commandant de bord – mais que fabrique donc John Rhys-Davies dans cette galère ? – demande des secours en faisant appel à l’armée et que cela entraîne l’arrivée en bateau pneumatique de 5 péquins en treillis, alors que dans la séquence précédente, le bateau de croisière se trouvait bien au large – la production n’avait même pas les moyens de louer un hélico ? Sachez-le, les débilités et les invraisemblances de ce type sont si nombreuses qu’il serait trop long de toutes les énumérer, et puis, les découvrir soi-même fait partie du plaisir à visionner un tel navet.
Tout le monde se met alors à courser le Chupacabra pendant que sur le pont, quelques membres d’équipage commencent à évacuer les 5 ou 6 figurants sensés représenter les passagers. Très cons, les marins et les marines se font massacrer sans s’apercevoir que même en tirant à bout portant, ils n’égratignent même pas la créature. Le scientifique a alors une lumineuse idée. Il ligote la fille du commandant de bord sur une table (la, on crie ohhh !), la barbouille de barbaque (la, on crie ahhh !) et fabrique une espèce de nasse pourrie pour capturer la bête (la, on rigole). Bien évidemment, ça foire et le savant finit en steak tartare, victime de sa folie. Quelle magnifique leçon de morale !
Les scénaristes s’étant vraiment défoncés (pas plus de 10 minutes probablement, mais de manière intense), le film bénéficie même d’une histoire secondaire comme dans les grands films catastrophe des années 70 avec les agissements d’un cambrioleur à bord du rafiot, qui passe son temps à ramener sa fraise et se faire arrêter. Les deux histoires se recoupent même de manière habile (ha ha ha !) lorsque le Lupin du pauvre se retrouve face au croque-mitaine chicanos. Avec un bon mot comme cerise sur la gâteau : sa cupidité l’aura tué ! Je vous l’ai dit, c’est de la grande écriture.
Mais le plus jouissif est sur la fin, lorsque le chef du commando des va-nu-pieds pète un fusible et devient aussi excité que Rambo sous ecstasy. Retrouvant la créature sur le pont, il se met à sulfater comme un malade, tout en balançant ses grenades comme des confettis, avant de crever comme un con. Une mémorable séquence doté d’un fort potentiel de nullité jubilatoire et si inutile (il est complètement inefficace) qu’elle en devient indispensable.
Pour l’anecdote, sachez que, finalement, le film trouve son St George par l’intermédiaire de Lance (Dylan Neal), que l’on devine comme étant le futur gendre de ce pauvre Rhys-Davies. Quand au Chupacabra, la créature sera abattue sans ménagement, malgré son fort potentiel comique. Hé oui ! Les américains ne rigolent pas avec l’immigration clandestine venue d’Amérique Centrale.

6

Le monstre disparu (on aurait vraiment aimé que cela soit le cas) est un véritable nanar maritime dans toute sa splendeur. Le genre de film pourri qui s’assume et qui aurait pu être intéressant si on y avait glissé un peu de délire et de gore. Le gros problème est que le tout reste très sage, comme de trop nombreux téléfilms qui s’adressent à un large public.

Critique de publiée le 12 octobre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Rigolo au dixième degré
  • La crise de folie du chef des commandos.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario débile
  • Réalisation fauchée
  • Effets spéciaux minables
  • Nanar pas assez délirant.

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