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Antoine Bauza nous présente Ghost Stories

Publié il y a 8 ans par Nicolas L.

Un jeu de coop' avec des fantômes chinois

Rencontré au Monde du Jeu en septembre dernier, Antoine Bauza m’avait présenté Ghost Stories, son dernier bébé, édité chez les belges de Repos Production. J’avais vraiment été séduit par sa présentation et nous nous étions promis de reparler de ce produit à l’occasion de sa sortie commerciale. Le jeu ayant été présenté ces derniers jours au salon du jeu d’Essen (Allemagne) et étant désormais disponible à la vente, j’ai repris contact avec son concepteur pour qu’il nous en dise un peu plus.
Antoine Bauza et Ghost Stories au Monde du Jeu

SFU: Bonjour Antoine, tu es concepteur de jeu depuis quelques temps déjà, Ghost Stories est ton dernier bébé, peux-tu nous en expliquer les principes?
Antoine Bauza: Ghost Stories est un jeu coopératif. Il plonge les joueurs (de 1 à 4) dans une Chine échappée la culture cinématographique fantastique.
Les joueurs sont des Taoïstes et doivent défendre un village contre les hordes de Fantômes d'un Grand Méchant, Wu-Feng. Le village est composé de 9 tuiles qui forment un carré. Chacune d'entre-elles propose une action aux joueurs (dans l'échoppe de l'Herboriste, par exemple, les joueurs peuvent faire le plein de composantes magiques). Sur chacun des quatre côtés de ce carré, les Fantômes attaquent !
Les Taoïstes doivent donc se déplacer, utiliser les actions des tuiles villages et bien sûr affronter les fantômes avant que le village ne soit hanté. Pour réussir, il va leur falloir impérativement coordonner leur effort. Chacun d'entres-eux dispose d'un pouvoir personnel qu'il faut utiliser judicieusement dans l'intérêt du groupe. Ils gagnent s’ils parviennent à exorciser Wu-Feng ; ils perdent si le village devient hanté (certains fantômes neutralisent les tuiles du village), s'ils perdent tous leur énergie vitale (points de Qi distribués en début de partie) où s'ils ne parviennent pas à exorciser Wu-Feng (10 Incarnations différentes, avec chacune ses pouvoirs, sont proposées dans la boite).
SFU: Le mode solo était-il prévu dés le départ ou a-t-il été introduit par la suite?
Antoine Bauza: Non. Dans le prototype que j'ai présenté à l'éditeur, le jeu était jouable de 2 à 4 joueurs. Le mode "solo" est une demande de sa part. Personnellement, je ne pratique pas le jeu de société en solitaire. Si je me retrouve seul, j'allume ma TV et ma console de jeux vidéo ! Ceci dit, c'est un mode de jeu qui est apprécié par certains joueurs (qui aiment, par exemple, découvrir les règles en faisant une partie pour ensuite l'expliquer à leur table ensuite) et il était facile à proposer dans Ghost Stories. Nous l'avons donc testé et ajouté.
SFU: Ghost Stories est un jeu coopératif, un type de produit assez difficile à mettre au point, notamment dans le secteur du maintien de l'équilibre des parties en fonction du nombre de joueurs. Est-ce que tu as ressenti cette difficulté lors de la finition de Ghost Stories? Le jeu a-t-il demandé de nombreuses parties tests?
Antoine Bauza: A ce jour, Ghost Stories est très nettement le jeu qui m'a demandé le plus de parties de test (150 de mon côté, sans compter celles de l'éditeur qui doivent être du même ordre de grandeur). C'est un jeu technique, avec plusieurs petits mécanismes qui demandent à s'articuler avec fluidité. C'est la recherche de cette fluidité qui demande beaucoup de travail. Faire un jeu riche tout en gardant des règles simples, voilà le défi !
La version surdimensionnée de Ghost Stories présentée à Essen

SFU: L'orientalisme et la culture asiatique sont des domaines qui te passionnent, ou voulais-tu juste amener un certains exotisme dans une mécanique précédemment établie, à la manière des jeux allemands?
Antoine Bauza: Je suis depuis longtemps passionné de culture asiatique. Plusieurs de mes projets ludiques puisent leur inspiration en Orient. Ghost Stories est le premier à voir le jour, mais ce ne sera certainement pas le dernier. Le thème de la Chine fantastique n'a quasiment pas été exploité dans le jeu de société. Je craignais même qu'il soit trop intimiste pour être conservé par un éditeur mais Repos Production a relevé le défi et l'a conservé. Je pense aujourd'hui que c'était un bon choix...
SFU: Repos Production est une société reconnue dans le domaine du jeu familial et très convivial et est considérée comme un éditeur de jeux d'ambiance . Comment en sont-ils arrivés à éditer Ghost Stories, un jeu finalement très éloigné du contenu de leur catalogue?
Antoine Bauza: Les belges à sombrero de Repos Production ont deux réponses à cette question. Le première est égoïste et complètement assumée : ce sont des fans de jeux de coopération et cela faisait longtemps qu'ils voulaient en éditer un. La deuxième est plus "défendable" en termes de ligne éditoriale : les jeux coopératifs sont des jeux de communication, où les échanges entre les joueurs sont omniprésents. De ce point de vue, ils ne sont pas si éloignés qu'il n'y paraît des jeux d'ambiance "habituels" édité par Repos Production. Une table de Ghost Stories peut faire autant de bruit qu'une table de Cash'n'Guns ou de Time's Up !
SFU: Les illustrations sont vraiment très réussies. Est-ce toi qui a décidé du choix de l'illustrateur? Sinon, as-tu pris tout de même part à l'orientation visuelle du produit?
Antoine Bauza: J'ai fait découvrir le prototype du jeu à Pierô, l'illustrateur, un peu par hasard, lors d'une rencontre ludique. Il a tout de suite été emballé, grand amateur de jeux coopératifs qu'il est. Quand il a appris que le jeu avait été signé par Repos Production, il s'est empressé de les contacter. Des essais lui ont été demandés ; ils ont convaincu et il a décroché le contrat. Lors de la réalisation, je ne l'ai pas lâché d'une semelle, l'abreuvant de références visuelles (avec les "classiques" du genre : la trilogie Histoire de fantômes chinois, les Mr. Vampire, l'exorciste chinois...). Je me suis assuré qu'on restait dans bien dans les frontières de la Chine, même si on a pris des libertés thématiques pour ne pas fermer notre univers aux joueurs dont la mythologie chinoise est inconnue. A côté des vampires sauteurs, on retrouve donc des créatures plus universelles comme les squelettes et les zombies.
SFU: Ghost Stories a été présenté à Essen, le plus grand salon mondial du jeu de société, avec notamment une version surdimensionnée. Quels enseignements as-tu tiré de cette épreuve du feu?
Antoine Bauza: Les 4 jours passés sur le stand de Repos Production resteront un excellent souvenir. Les tables de jeu n'ont pas désempli et les boites ont défilé. Pour l'occasion, l'éditeur proposait une version "collector" avec du matériel de jeu en plus (1 tuile et 5 cartes), un ex-ludis, un mug, un T-shirt. Pierô et moi avons dédicacé un peu plus de 250 boites dans une excellente ambiance. Côté enseignement, je réalise (je m'en doutais déjà) qu'une règle de jeu est un exercice de rédaction extrêmement difficile et que les joueurs trouveront toujours une question ou une ambiguïté à laquelle on n'aura jamais pensé!

TRES BIENTOT, LA CHRONIQUE DU JEU SUR SFU!

Diaporama photo : Ghost Stories [2008]

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