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Premier Hors Série du Webzine OutreMondes

Publié il y a 10 ans par Christophe B.

Et c'est 100% gratuit !

Nos amis du webzine OutreMonde nous gratifient, pour commencer en beauté cette année 2007, d’un numéro Hors Série intitulé « Remake, Revisitages, FanFic », soit plus de 110 pages de littérature de SF, Fantasy et Fantastique à télécharger totalement gratuitement.

Le thème choisi par l’équipe rédactionnelle a donc rassemblé dix auteurs qui ont planché sur des textes en hommage à des grands noms de la littérature, à des thèmes « cultes » du cinéma, de la BD et même du jeu vidéo. Se sont greffés aux textes des illustrations originales d’artistes de talent, et notamment une superbe couverture signée Alain Mathiot.
Petit inventaire des trésors de ce numéro :
Le Cycle de Zondar de Romain Protat Illustration de Fabien Fernandez Extrait : « — C’était le quatrième cycle lunaire. L’astre obvoyant dardait ses rayons sur la morane du gale’ch et la plaine du Mordar se couvrait de givre opalin. Seul le cri perçant d’un grotan déchirait la robe de nuit qui couvrait le pays de Jont’har. Zondar parcourait les landes de Brool depuis presque douze octaves et son destrier, un grafeur de melzach aux longs poils roux et aux tentacules recourbés, commençait à syphiler son prétan. En son for intérieur, Zondar repensait au corps lascif de la princesse Clavix. Pendant qu’il courrait vers son destin, sauver la confédération des planètes de la menace que représentait l’union des sorciers menée par le gologuth Lord Kilgrove, une seule pensée lui traversait la tête… — C’est de la merde. — Pardon ? — C’est de la merde ! On ne comprend rien à ce que vous racontez. “L’astre obvoyant” ? Qu’est ce que c’est que ces conneries ! Et encore, je ne vous relis que les premières lignes. Le reste est encore pire… » Cette nouvelle hilarante, hommage appuyé à tous les textes, auteurs et fans d’heroïc-fantasy, est mon premier coup de cœur de ce numéro HS. L’auteur, Romain Protat, a un sacré talent. Un talent connu et reconnu depuis bien longtemps puisque ce scénariste et nouvelliste, de nombreuses fois primé, a sévit auprès des équipe de Canal + à la rédaction des sketchs pour La grande famille, Nulle part ailleurs, Fallait pas l’inviter, ou encore auprès de Kad et Olivier. Autre référence, et non des moindres, il est co-scénariste du terrifiant film Calvaire. Une pointure donc ! Et une nouvelle à ne pas rater.
L’Honneur des Loups de Sébastien Juillard Illustration de Annick DC Extrait : « Dans la lumière du crépuscule, un cavalier en armure avançait au pas, au milieu d'une jonchée de cadavres, promenant un regard morne sur le champ de bataille. Quelques milliers d'hommes nourrissaient la terre sèche de leur vie versée comme une libation aux dieux. Là, entre deux collines rocheuses, sous l'ombre grotesquement allongée d'une forteresse à présent ruinée, le capitaine Amalrus goûtait l'amertume d'une victoire pourtant éclatante et son cœur palpitait de colère. L'odeur des corps gonflés par la chaleur lui emplissait les narines, douceâtre et haïssable. Il détestait ces miasmes de charnier et les détesterait toujours. Sa jeunesse se gorgeait du miel du triomphe, de l'éclat d'une charge de cavalerie lourde et de l'exaltation des cris sauvages. Par Mitra, il aimait se battre ! Mais le spectacle d'une plaine silencieuse livrée à la mort lui tenaillait l'âme. Loin derrière, sur le fond d'or pâle du soir, la compagnie libre du capitaine Aquilonien avançait sous l'étendard, victorieuse mais lasse. » Second texte d’heroïc-fantasy, un récit plein de bruit et de fureur, et une grande bataille, comme il se doit. Une histoire rouge sang à l’image de la superbe illustration qui l’accompagne.

La Grande Aventure de Grégory Covin Illustration de Valérie Larouche Extrait : « Restant à cheval, les deux frères fendirent la foule, avant de se positionner au centre de la marée humaine. Et Al’Tor de scander, une main levée vers le ciel : — Avis à la population, mon maître, le grand Le Guerek, est de passage dans votre cité, et se propose de rencontrer le seigneur des lieux afin de lui proposer son aide. S’il en a besoin. Mais qui n’aurait pas besoin de l’expérience du terrible Le Guerek ? — Le Guerek, le guerrier qu’on a retrouvé mort l’année dernière, dans le lit d’une femme qui n’était pas la sienne ? lança une voix. Il n’est pas rentré dans les bonnes annales celui-là. Il y eut un blanc. — Il s’agit de son fils, reprit Al’Tor, sans se démonter. — C’est un cheval de labour, que vous avez là, leur fit-on alors remarquer. — Nous sommes poursuivis par le terrible K’hraa, le dieu serpent, et voyageons ainsi incognito, avoua Al’Tor, les yeux mis clos tout en chuchotant. Il conclut son petit discours en acquiesçant, comme s’il venait de faire la plus grande confidence de tous les temps. — Et sans arme ? Pas d’épée, d’armure, rien ? lança une autre voix. C’est pas très malin, tout ça... » Un texte en hommage à l’archi connu univers du Disque-Monde de Terry Pratchett. L’histoire poétique de deux anti-héros naïfs, d’une magicienne de 80 ans prisonnière dans le corps d’une fillette et d’un petit chien qui n’est pas du tout ce à quoi il ressemble…
Mers Oniriques de Nicolas B. Wulf Illustration de Elie Darco Extrait : « Les parois rocheuses sont ciselées de symboles incompréhensibles et plus anciens que l’homme lui-même. Des gravures représentant des créatures hideuses et pourtant majestueuses habillent la roche sur ses portions les plus hautes. Pourraient-elles avoir été idolâtrées comme des divinités par le peuple antique qui les a à jamais immortalisées dans la pierre ? Ici, une créature tentaculaire dévore des sacrifiés, ou des adorateurs fanatiques qui souhaitent ne faire plus qu’un avec leur déité informe ; là, une abomination obscène et indescriptible, conglomérat chaotique de matière et d’excroissances phalliques, semble se mouvoir continuellement, comme pour prendre une autre forme encore plus indicible. » Une superbe plongée horrifique et onirique dans un univers hommage à la Lovecraft. Inutile d’en dire plus, le grand Chtuhlu risquerait de débarquer dans les parages, il est des choses qui ne doivent pas être dévoilées…

L’Horreur de Penndergast de Fred Guichen Illustration de Bernie Extrait : « Tom Wills était de mauvaise humeur. Son maître l’avait envoyé à l’autre bout du monde dans des conditions qu’il supportait difficilement. Pour ce qu’il en savait, cette petite île située à la pointe du Cornwall se trouvait peut-être vraiment sur le bord extrême de la Terre. Au-delà ne semblait exister qu’un infranchissable abîme d’eau salée, à la surface duquel luttaient sans relâche des vents qui ne pouvaient souffler, selon le jeune homme, que de l’enfer humide des anciens Celtes. » Une nouvelle en hommage au pulps des années 40, dans laquelle apparaît le fameux détective Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain, aux prises à une monstruosité toute droit sortie des cauchemars de Lovecraft.
L’histoire de la ville infectée et de Jacques le meneur de feux follets de Nico Bailly Illustration de Magali Villeneuve Extrait : « C'est le maire qui fit appeler Jacques. — Ma ville est malade ! lui dit-il. Cette ville, dont j'ai préféré oublier le nom, était effectivement infectée par la peste lazarienne ; les habitants du cimetière arpentaient les rues. Et franchement, qui à envie de re-croiser ses aïeuls alors qu'ils devraient être sagement enterrés ? » Voici mon second coup de cœur de ce numéro. Un très court texte inspiré par une célèbre fable, que chacun reconnaîtra, le tout dans une ambiance et un univers poétique que ne renierai pas Tim Burton.

Retirée de Syven Illustration de Bernie Extrait : « Grace respira à pleins poumons l’air froid, à l’écoute de la ville. Les klaxons stridents, les ronronnements des moteurs, les rugissements des sirènes. Des frissons lui brûlèrent le corps. Sous ses mains et ses pieds, la peau devenue collante adhérait au béton. Grace bondit sur la façade et rampa à toute vitesse jusqu’au toit du gratte-ciel. Là, aplatie sur le parapet, elle écouta encore. Son bras se tendit, et de son poignet, un filin de soie jaillit. » Voici un beau texte qui rend hommage à l’univers des comics, plus particulièrement à Marvel et notamment à Stan Lee et son compère Steve Ditko. Vous y retrouverez quelques super-héros bien connus mais sous des traits surprenants. Mais j’en ai déjà trop dit…
Dawn of the dead Philantropists de Stefan Michel Illustration de Cyril Carau Extrait : « Joshua reprit conscience et ne vit rien, non pas le rien du tout, mais un rien légèrement inquiétant, teinté de l’angoisse du néant, naturel à tout être humain qui se réfugie dans la sécurité et la présence à la moindre contrariété. Et là, toute cette absence de tout, ça lui fichait franchement la trouille. » Vous avez aimé la série des Morts-Vivants de George Romero ? Vous aimez les films de zombies en règle générale ? Alors vous allez adorer cette nouvelle qui va vous plonger dans l’esprit d’un ressuscité. Et on y trouve de drôles de choses dans la tête d’un mort-vivant…

Histoire de Science de Valérie Larouche Illustration de Tiger 222 Extrait : « Elle s’éveilla brusquement, les draps collés à son corps. Une fois de plus, elle avait rêvé. Entre deux battements de paupières, elle observait le plafond trop blanc dans l’obscurité. Les ombres dansaient et recréaient les images de son rêve avec tant de réalisme qu’elle dut se convaincre de leur nature illusoire. Les flammes, les cris, l’éclat métallique d’une lame, l’horreur, le sang, les visages tordus de douleur, le massacre, la mort ; un songe et rien de plus. » Cette nouvelle nous fait pénétrer dans un univers très particulier, celui du jeu vidéo (développé dans bien d’autres formats) mondialement connu : Final Fantasy. Un univers aux codes très définis pour les aficionados, mais une nouvelle à laquelle les néophytes prendront tout autant de plaisir. On ressent tellement l’envie de l’auteur de faire revivre ses héros favoris qu’il s’agit ici de la fanfic par excellence.
Déferlante de Sébastien Clarac Illustration de Nathy Extrait : « Au début il y avait… En fait, on ne sait pas trop, il faut bien l’avouer. Par contre, pour la suite, là on sait ! Il faut le dire vite, mais on sait, à peu près… Au début, donc, le regard de l’homme se posa sur l’horizon et il rêva de l’atteindre. Il courut, courut et courut encore. Essoufflé, il s’arrêta. Voilà comment l’on pense que tout débuta. À moins qu’au lieu de courir après l’horizon, ce fut pour tenter d’attraper la Lune. Raison, disent certain, pour laquelle, afin d’atteindre la lune on planta des menhirs dans un passé lointain (exit le symbole phallique défendu par certain). Mais ceci est contestable, n’est-ce pas ? Les deux thèses se valent. Chacun a sa préférence, moi j’ai un faible pour l’horizon. » Ce dernier texte porte bien son titre. Cette nouvelle est une véritable déferlante de clin d’yeux à une multitudes d’univers et de héros de SF. De Jules Verne à Star Wars, à vous de dénicher les références de l’auteur dans cette nouvelle un peu décousue aux entournures mais certains passages sont de purs plaisirs de fan.

Voilà, j’espère que cette longue News vous aura donné l’envie d’aller explorer ce numéro Hors Série d’OutreMonde. Je le répète, c’est gratuit et à une portée de clic, il suffit d’activer le lien qui suit :
Bonne route !

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