2000-2013 : quatorze méchants emblématiques des blockbusters hollywoodiens

Publié il y a 3 ans par Vincent L.

Et combien d'originaux ?...

De plus en plus, les méchants deviennent les personnages les plus intéressants des blockbusters hollywoodiens. Peut-être parce qu'ils sont plus libres sur ces derniers, les scénaristes nous ont offerts quelques beaux antagonistes ces dernières années. Petit classement subjectif des meilleurs méchants de blockbusters de 2000 à aujourd'hui !

 

2000 - Magneto (Ian McKellen)

Dans quel film ? X-men
Réalisateur : Bryan Singer
Scénario : David Hayter et Christopher McQuarrie
Création originale ? Non

La classe incarnée ! Le personnage est bien construit, les dialogues sont ciselés et l'utilisation des pouvoirs est intelligente. Cerise sur le gâteau, le comédien qui l'incarne est hyper-charismatique, même avec un casque ridicule sur la tête. Que demander de plus ?

Le truc en plus :
Michael Fassbender, qui incarne la version jeune du personnage dans X-Men : Le commencement, tient la route face à son ainé. On trépigne d'impatience en attendant de voir ce que va donner la rencontre des deux comédiens dans le futur opus de la franchise !

Cette année là, on aurait également pu citer :
Commode (Gladiator) ou, pour la blague, Profion (Donjons & dragons)

 

 

2001 - Lord Voldemort (Richard Bremmer)

Dans quel film ? Harry Potter à l'école des sorciers
Réalisateur : Chris Columbus
Scénario : Steve Kloves
Création originale ? Non

On aurait pu mettre Voldemort dans n'importe quel opus de la franchise cinématographique, mais l'année 2001 marque sa première apparition sur les écrans de cinéma. Ici, il n'est modélisé que par image de synthèse, et le comédien ne fait que prêter sa voix. Voldemort est le méchant emblématique d'une saga qui aura marqué plus d'une décennie de cinéma

Le truc en plus :
Ce sont en tout et pour tout cinq acteurs qui ont interprété le rôle : Richard Bremmer, Christian Coulson, Hero Fiennes-Tiffin, Frank Dillane et, bien sur, Ralph Fiennes dans son incarnation la plus connue.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Léon (Monstres & Cie), Imhotep (Le retour de la Momie) ou le Général Thade (La Planète des Singes)

 

 

2002 - Gollum (Andy Serkis)

Dans quel film ? Les Deux Tours
Réalisateur : Peter Jackson
Scénario : Peter JacksonFran Walsh et Philippa Boyens
Création originale ? Non

Techniquement, Gollum apparaît pour la première fois dans La Communauté de l'Anneau, mais il est véritablement découvert par le public au cour de ce deuxième opus, dans lequel le personnage prend une place centrale. La prestation d'Andy Serkis transparaît par delà le filtre des effets spéciaux, imposant Gollum comme le méchant emblématique de la saga (en tout cas bien plus mémorable que ne pouvait l'être l'incarnation de Sauron).

Le truc en plus : Même si on se souvient avant tout de Gollum, il ne faut pas oublier que la performance technologique de création d'un personnage en motion capture a été inaugurée plus tôt la même année avec Dobby dans Harry Potter et la chambre des secrets.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Le Bouffon Vert (Spider-Man), Le comte Doku (L'Attaque des Clones) ou Lamar Burgess (Minority Report)

 

 

2003 - Barbossa (Geoffrey Rush)

Dans quel film ? Pirates des Caraïbes - La Malédiction du Black Pearl
Réalisateur : Gore Verbinski
Scénaristes : Ted Elliott et Terry Rossio
Création originale ? Oui

Comment réussir à exister à coté d'un Johnny Depp complètement déchaîné ? Si Orlando Bloom n'a visiblement pas trouvé le truc, Geoffrey Rush y parvient largement grâce à tout son talent, créant un méchant solide faisant parfaitement contrepoint au héros de l'histoire, et exploitant à la perfection le registre de la classe dégoutante.

Le truc en plus : Bien qu'il perde son statut de méchant à la fin du film, Barbossa reviendra dans tous les opus de la saga, s'imposant petit à petit comme un personnage incontournable de la franchise. Sa relation avec Jack Sparrow est désormais l'un des ressorts comiques les plus efficaces des longs-métrages.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Monsieur Smith (Matrix Reloaded) ou le colonel Striker (X-Men 2)

 

 

2004 - Octopus (Alfred Molina)

Dans quel film ? Spider-Man 2
Réalisateur : Sam Raimi
Scénaristes : David Koepp, Alfred Gough, Miles Millar, Michael Chabon et Alvin Sargent
Création originale ? Non

Octopus, c'est la victoire de la mise en scène et de l'interprétation sur le scénario. Ainsi, un personnage au parti-pris d'écriture classique devient absolument génial du fait des petites subtilités introduites par Sam Raimi et Alfred Molina. Doc'Oc était déjà l'un des méchants les plus emblématique des comics, il est à l'heure actuelle l'antagoniste le plus réussi des adaptations cinématographiques.

Le truc en plus : Avant Alfred Molina, le rôle d'Octopus avait été proposé à Robert De Niro, Sam Neill, Ed Harris ou Chris Cooper. Finalement, Molina n'a pas été le choix le plus bankable (il reste l'un des grands acteurs les plus inconnus du grand public).

Cette année là, on aurait également pu citer :
Syndrôme (Les Indestructibles) ou Sonny (I, Robot)

 

 

2005 - Anakin Skywalker (Hayden Christensen)

Dans quel film ? La revanche des Sith
Réalisateur : George Lucas
Scénariste : George Lucas
Création originale ? Oui et Non

Le personnage d'Anakin apparaît pour la première fois dans La menace fantôme et, bien sur, dans son incarnation maléfique dès La guerre des étoiles. La revanche des Sith est le film de la transition, celui où le gentil Jedi devient le terrible Dark Vador. Peu convaincant dans L'attaque des Clones, Hayden Christensen propose ici une prestation bien plus convaincante (il faut bien reconnaître qu'il a ici quelque chose à jouer), parvenant à donner corps à l'un des méchants les plus emblématique de toute l'histoire du cinéma.

Le truc en plus : comme beaucoup d'autres méchants mythiques, de nombreux acteurs ont prêté leurs traits/voix à Anakin/Dark Vador. Outre Hayden Christensen, cinq comédiens ont incarné ce personnage : David Prowse, Bob Anderson, Sebastian ShawJake Lloyd et bien sur James Earl Jones.

Cette année là, on aurait également pu citer :
les Tripodes (La Guerre des Mondes), Kong (King Kong), L'Epouvantail (Batman Begins)

 

 

2006 - Le Chiffre (Mads Mikkelsen)

Dans quel film ? Casino Royale
Réalisateur : Martin Campbell
Scénaristes : Neal Purvis, Robert Wade et Paul Haggis
Création originale ? Non

Oui bon d'accord, James Bond, ce n'est pas (tout à fait) de la SF. Mais bon, Le Chiffre est sans conteste le méchant emblématique de cette année 2006, et cela est notamment du à la prestation du très charismatique Mads Mikkelsen, qui s'impose haut la main comme l'un des adversaires les plus réussis de la saga 007. Casino Royale marquant le très controversé reboot de la saga, on ne pouvait pas faire l'impasse dessus dans ce classement.

Le truc en plus : Mads Mikkelsen est le troisième acteur à prêter ses traits au Chiffre. Il a avant cela été interprété par Peter Lorre (dans l'adaptation télévisée de 1954) et par Orson Welles (dans le film de 1967)

Cette année là, on aurait également pu citer :
Davy Jones (Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit) ou l'Etat Totalitaire (V pour vendetta).

 

 

2007 - Megatron (Hugo Weaving)

Dans quel film ? Transformers
Réalisateur : Michael Bay
Scénaristes : John Rogers, Roberto Orci et Alex Kurtzman
Création originale ? Non

Megatron est le deuxième méchant 100% "numérique" de ce classement. Mais là où Gollum était interprété par un comédien (tranformé en post-prod), Megatron est une pure création industrielle doublée en post-production par un comédien. Le résultat n'est pas franchement inoubliable, mais Transformers reste une franchise incontournable dans le genre très particulier des blockbusters estivaux.

Le truc en plus : Hugo Weaving a déclaré publiquement qu'il ne connaissait rien à la saga et qu'il n'avait pas vraiment travaillé de personnage : "Michael Bay m’a parlé au téléphone, je ne l’ai jamais vu. Nous avons enregistré la voix pour le deuxième opus alors que je n’avais même pas vu le premier. Je ne savais pas vraiment qui étaient les personnages, ni ce qui se passait réellement. J’ai doublé le personnage, et du coup, les gens pensent que j’ai passé ma vie à travailler là-dessus, mais je n’y connais rien !"

Cette année là, on aurait également pu citer :
Xerxès (300) ou Lamia (Le Mystère de l'étoile)

 

 

2008 - Le Joker (Heath Ledger)

Dans quel film ? The Dark Knight
Réalisateur : Christopher Nolan
Scénariste : David S. Goyer
Création originale ? Non

Il fallait oser passer après la performance de Jack Nicholson, Heath Ledger l'a fait, et l'a réussi. De l'avis quasi-unanime, le Joker est le principal point fort du film, son intérêt dépassant même largement celui que peut avoir le personnage de Bruce Wayne/Batman. Impeccablement écrit, magistralement interprété, il est peut-être le méchant emblématique de ce classement !

Le truc en plus : Cette prestation est la seule de ce classement à avoir reçu un oscar. Certes, le funeste destin de Ledger a probablement joué, toujours est-il qu'aucun comédien avant lui n'avait eu de statuette pour un rôle dans un film de super-héros.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Sweeney Todd (Sweeney Todd) ou L'abomination (L'Incroyable Hulk)

 

 

2009 - Colonel Quarich (Stephen Lang)

Dans quel film ? Avatar
Réalisateur : James Cameron
Scénariste : James Cameron
Création originale ? Oui

Mouais, bon, ok, Quarich n'est pas un méchant absolument incontournable (il y a eu mieux la même année), mais Avatar reste à ce jour le plus gros succès de l'histoire du cinéma, on ne pouvait pas passer à côté. Ceci mis à part, bon, Quarich reste le prototype du méchant très méchant, et n'est clairement pas l'élément le plus réussi du film.

Le truc en plus : Stephen Lang est habitué aux rôles de méchants. outre Avatar, on aura déjà pu le voir dans le même registre dans Conan, Public Ennemies, La manière forte ou Haute Trahison.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Ozymandias (Watchmen), le T800 (Terminator Renaissance), Cobra Commander (G.I. Joe : le réveil du Cobra)

 

 

2010 - Bloodnofsky (Christoph Waltz)

Dans quel film ? The Green Hornet
Réalisateur : Michel Gondry
Scénaristes : Seth Rogen et Evan Goldberg
Original ? Oui

Au delà de la qualité du film (qui ne fait pas clairement pas l'unanimité à la rédaction), le méchant de The Green Hornet est une véritable réussite. En pleine crise de la quarantaine, talonné par une nouvelle génération de malfrats qu'il ne comprend pas, Bloodnofsky se cherche une identité. Certains achètent une nouvelle voiture, lui devient un super vilain.

Le truc en plus : C'est normalement Nicolas Cage qui devait interpréter le rôle de Bloodofsky. Mais face ax caprices de la star, il a été décidé de la remplacer par Waltz, qui avait fait forte impression dans Inglorious Basterds.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Le Loup-Garou (Wolfman), Franck D'Amico (Kick-Ass) ou les Prédators (Predators)

 

 

2011 - César (Andy Serkis)

Dans quel film ? La Planète des Singes - Les origines
Réalisateur : Rupert Wyatt
Scénaristes : Rick Jaffa et Amanda Silver
Original ? Non

Il s'agit du premier film de la franchise la Planète des Singes à prendre un singe comme personnage principal, et à montrer les tenants et aboutissants de l'intrigue par ses yeux. Mais au delà de la performance technique, c'est bien la prestation d'Andy Serkis, crédible à tous les instants du film, qui fait la différence est imposer César dans le panthéon de la saga.

Le truc en plus : Pour mettre en scène le personnage de César, Rupert Wyatt a avoué s'être inspiré d'Elephant Man de David Lynch.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Rattlesnake Jake (Rango), Sebastien Shaw (X-Men : Le commencement), Crane Rouge (The First Avenger : Captain America) ou Rackham le Rouge (Le secret de la Licorne)

 

 

2012 - Moriarty (Jared Harris)

Dans quel film ? Sherlock Holmes 2
Réalisateur : Guy Ritchie
Scénaristes : Michele et Kieran Mulroney
Original ? Non

Si, encore une fois, la qualité du film ne fait pas l'unanimité, la prestation de Jared Harris rend honneur au personnage de Moriarty. Classe, distingué, il offre un parfait contrepoint au Sherlock Holmes made in Robert Downey Jr. et parvient à bien concrétiser l'aura de menace et de danger que tend à lui donner le scénario.

Le truc en plus : Pendant longtemps, des rumeurs ont couru sur le fait que Brad Pitt interprète Moriarty dans cet opus. On a même dit que c'est lui qui l'avait doublé dans le premier film (où on ne voit pas son visage).

Cette année là, on aurait également pu citer :
Loki (Avengers), le Space Jockey (Prometheus), Bane (The Dark Knight Rises)

 

 

2013 - John Harrison (Benedict Cumberbatch)

Dans quel film ? Star Trek Into Darkness
Réalisateur : J.J. Abrams
Scénaristes : Roberto OrciAlex KurtzmanDamon Lindelof
Original ? Non

Si Eric Bana avait fait un méchant quelque peu fadasse dans le précédent film, Benedict Cumberbatch relève le niveau dans cette suite et propose un vilain iconique et mythique. Cerise sur le gateau, le scénario propose même quelques surprise à ce niveau.

Le truc en plus : Benedict Cumberbatch a été casté uniquement grâce à sa voix. J.J. Abrams a dit avoir pris sa décision après une simple conversation téléphonique, impressionné par le timbre particulier de l'acteur.

Cette année là, on aurait également pu citer :
Le Mandarin (Iron Man 3), Zod (Man of Steel) ou les Kaijus (Pacific Rim)

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  • C'est Commode, pas Comode et Voldemort est incarné par Ralph Fiennes, pas Richard Bremmer...
    Vivien, le 25 juillet 2013 23:43