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Critique de la Bande Dessinée : New Pondichery mon amour
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Critique de la Bande Dessinée : New Pondichery mon amour

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 1 décembre 2013 à 1253

La voix de Zafar-kass

Alors qu’à New Pondichery la situation devient de plus en plus tendue, les agents Louis et Marcel ont atteint le site du crash et exploré l’astronef. Pour le chemin du retour, ils décident de redescendre le fleuve sur une embarcation de fortune. Pour autant, le voyage sur ce tumultueux cours d’eau ne se montre pas moins mouvementé, notamment avec la toute proche activité volcanique.  Quand à Louis, ses périodes de repos sont de plus en plus souvent troublées par des rêves mettant en scène le dieu Zafar-kass

Après un premier épisode un brin décevant, force est de dire que l’on attendait un peu Yann au tournant. Dans le précédent album, ce scénariste en général plus inspiré nous présentait un univers, certes exotique et aventureux, mais s’engluant un peu dans la vulgarité facile et l’humour de bidasse. S’il voulait par cette méthode nous exposer que la gente féminine de cette société matriarcale ne valait finalement guère mieux que les hommes qu’ils ont remplacés, c’est réussi. Mais, au final, on se retrouve avec les mêmes archétypes que ceux généralement rencontrés dans ce type de space opera, les nichons en plus. On pouvait également trouver comme un peu grossière la manière d’appréhender les autochtones, une race humanoïde stupide, au langage petit-nègre. Au final, si le tome 1 de cette adaptation d’un roman de Stefan Wul se dévoilait assez divertissant, il péchait par la vulgarité de ses rapports humains. Malheureusement, dans ce tome 2, et sur ce point précis, cela ne s’améliore pas. Là encore, on se rend compte que l’inversion des responsabilités homme/femme n’apporte absolument rien de neuf. A la limite, on s’amuse de voir ces femmes « couillues » jurer comme des charretiers et employer des expressions à faire rougir la plupart des hommes , et finalement Marcel est un personnage qui ne renouvèle le genre « baroudeur de jungle » que par ses arguments mammaires (telle Lara Croft, elle a gagné une taille de bonnet en un épisode).

Bon, maintenant, ce tome 2 ne présente pas que des aspects négatifs. Loin de là. On apprécie particulièrement le développement des rapports métaphysiques entre Louis Doisy et l’environnement mystique de planète, matérialisés par la chimère du dieu Zafar-Kass. Un aspect qui nous laisse espérer une suite bien plus riche. Louis, alias Loulou, sera-t-elle le Muad’Dib de Zarkass ? On ose croire en un développement en ce sens, qui donnerait une autre dimension à l’intrigue. Yann a également assoupli sa vision des autochtones. S’ils continuent à balancer des boules de merde sur les passants et parler comme dans La case de l’oncle Tom, certains d’entre eux apparaissent comme plus malins que leurs congénères. On apprécie également l’introduction de « l’Evolué », un indigène « converti », caricature de ceux des périodes coloniales, fainéant, stupide et servile mais qui, par l’intermédiaire de quelques cases, laisse transparaitre un regard, un sourire furtif qui laisse à penser qu’il est moins con qu’il ne veut le faire croire. Yann serait-ils en train de nous mener en bateau ?

Pour ce qui est des dessins, Didier Cassegrain, je l’avoue, possède un style qui me sied. Cerise sur le gâteau, il colle parfaitement à l’atmosphère exotique, voire « alien » des lieux et à la nature, avec un environnement sauvage et dépaysant, de l’intrigue. Sa façon de « masculiniser » ses personnages, pour en faire des sortes de «shemales » un peu trash est aussi séduisant que dérangeant, et c’est, de toute évidence, le but recherché. Son coup de crayon particulier amène un style particulier à la faune majoritairement insectoïde et la flore de Zarkass, ce qui n’est pas un mal. Par contre, quid de l’encrage ? Quel est l’intérêt d’utiliser une palette de couleur aussi sombre ? Il y a des plans de nuit, d’accord, mais construire tout un album avec des tons si obscurs, cela finit par lasser le lecteur le plus patient. Parfois, ce n’est plus de la lecture, mais du décryptage.

La conclusion de

Avec ce tome 2, Piège sur Zartass tend vers le mieux. Les défauts fondamentaux ne sont pas complètement gommés, loin de là, mais l’intrigue prend une direction intéressante. Graphiquement, Didier Cassegrain nous offre un travail intéressant, voire séduisant, mais l’ensemble est un peu gâché par une mise en couleur beaucoup trop sombre.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario qui devient intéressant
    Un univers dépaysant
    Du planet opera original
    Des dessins efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Des archétypes peu séduisants
    Une vision de « l’étranger » un peu louche
    Une vulgarité gratuite

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