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Les dieux eux-mêmes >

Critique du Roman : Les dieux eux-mêmes

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 22 février 2013 à 19:39

Avec Asimov, c'est du 3 en 1 !

« Ce serait une erreur d'imaginer que les gens demandent qu'on protège leur vie et leur environnement, et qu'il témoigneraient de la reconnaissance à un idéaliste qui mènerait le combat dans ce sens. Les gens ne pensent qu'à leur confort. »

Comme l'explique l'introduction du livre, Les Dieux eux-même est une sorte de défi qu'Isaac Asimov se fit à lui-même. Il écrivit ainsi cette histoire autour d'une impossibilité scientifique, celle d'un isotope imaginaire (le plutonium 186) inventé par son collègue Robert Silverberg, transformant ce qui ne devait être qu'une nouvelle en trois longues histoires, plus tard compilées en un roman qui parut en 1972.

La première partie se concentre donc sur l'histoire de la création de la Pompe à Electrons par le chanceux et opportuniste savant Hallam. Il y découvre par hasard l'existence d'un para-univers avec qui les hommes vont échanger des matériaux, créant une énergie aussi importante qu'inépuisable. Néanmoins, le jeune chercheur Peter Lamont va s'opposer à lui lorsqu'il va vouloir écrire la véritable histoire de cette invention. On suit le récit du point de vue de Lamont (Hallam étant présenté comme le méchant d'une histoire se déroulant dans le cercle fermé des universitaires/chercheurs qui semble inspiré par la profession de biochimiste qu'Asimov exerça). L'invention compte ici moins que la bassesse des sentiments humains, avec des volontés différentes s'affrontant et montrant d'un regard critique le comportement des savants. L'invention qui fait le lien du roman reste quelque peu en second plan, trop peut-être tant l'auteur est avare sur le fonctionnement de ces pompes si importantes. Il n'en reste que l'ensemble se lit avec une grande fluidité et on s'amuse assez de ces génies se comportant comme des gamins.

La seconde partie est la plus difficile à aborder puisqu'elle nous plonge dans le para-univers à la découvertes d'entités inférieures, les Fluides, des êtres vivants s'opposant aux Solides. C'est à travers trois de leurs entités, Dua, Odeen et Tritt, que l'on découvre un nouveau monde et une espèce fascinante. En effet, elle se divise en trois types d'entités : Les Rationnels (Odeen), les Émotionnelles (Dua) et les Parentaux (Tritt), chacun ayant un rôle bien défini, ainsi que le besoin des deux autres pour vivre et se reproduire. On suit le destin des trois personnages formant une même triade avec des objectifs distincts quant à l'existence de la Pompe à Electron. Il s'agit sans conteste de la partie la moins accessible du roman, celle où il faut le plus faire marcher son imagination pour suivre les créations d'Asimov. Mais si on fait l'effort, on découvre des personnages aussi naïfs qu'attachant, dont on suit l'évolution avec plaisir jusqu'à un final fortement sympathique. Asimov réussit, à travers cette petite histoire, à superbement mélanger du divertissement à une approche finalement très scientifique et abstraite de son récit. 

La dernière histoire, la plus longue, nous amène sur la Lune colonisée du XXIème siècle. On y suit l'arrivée de Benjamin Denison, une des victimes de l'ambition du professeur Hallam, qui veut retrouver une carrière de scientifique là où il le peut encore : la Lune. Il compte y travailler sur les thèses de Lamont (le héros de la première histoire) et attire ainsi l'attention de savants Lunariens qui dépêchent la fière Sélénè Lindstrom pour garder un œil sur le scientifique. Le récit, qu'on pourrait prendre pour de l'anticipation d'époque, joue beaucoup sur les différences entre la Lune et la Terre, notamment en ce qui concerne les différences de pesanteurs (le fier peuple des Lunariens s'oppose aux lourds Terriens, provoquant ainsi des différences de points de vue tout au long du récit). Même si certains passages feront beaucoup sourire (comme un curieux parallèle entre la colonie lunaire et un camp de naturiste dû au fait que la faible pesanteur rend obsolète le port de vêtement), on se plait à découvrir comment l'humanité pourrait vivre sur la Lune. On se retrouve donc plongé dans une science-fiction plus classique et un style plus caractéristique de l'auteur. Cela se traduit par les discussions des personnages, beaucoup plus importantes que leurs actions, ainsi qu'une intrigue plus soutenue aux enjeux bien plus importants que celles les deux autres histoires. Cette dernière nouvelle amplifie enfin les raisonnements sur l'environnement, le libre-arbitre et l'ambition.

73

Un roman un peu inégal de la part d'Asimov, mais qui est largement sauvé par sa dernière partie bien inspirée. Il reste dommage que l'auteur-scientifique nous laisse trop dans le flou par moments, et que le début de la seconde histoire soit trop abrupte. Néanmoins on prend plaisir à découvrir cette œuvre étrange où se mêle une imagination tenant parfaitement la route entourant des personnages à l'humanité très pertinente.

Critique de publiée le 22 février 2013.

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