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Les dieux eux-mêmes >

Critique du Roman : Les dieux eux-mêmes

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 31 octobre 2006 à 06:29

Les dieux eux-mêmes

« - Rien à faire ! s’exclama Lamont avec amertume. Je ne suis arrivé à rien. Son air découragé s’accordait bien avec ses yeux enfoncés dans leurs orbites et son long menton légèrement de travers. Même au meilleur de sa forme, il avait un air découragé. Et il n’était pas au meilleur de sa forme. Son second fiasco plus complet encore que le premier… »
Sur Terre dans les années 2070, un scientifique, Hallam, découvre « par hasard » le principe de la pompe à électrons, ce qui, par son application, conduit à l’abondance de l’énergie sur toute la planète et le monde entier vit dans un bonheur relatif. Relatif car la façon d’avoir trouvé ce principe est contesté par Lamont et Denison, car il semblerait que ce principe, dont la source serait un univers parallèle, aurait à long terme, des effets catastrophiques sur notre Univers…
On a beaucoup reproché à Isaac Asimov d'avoir un style assez froid et de ne pas suffisamment brosser ses personnages. Le cycle des robots mettait il est vrai en scène des robots doués de conscience mais sans avoir les sentiments humains de leurs créateurs. A ce niveau, les robots avaient "le peu d'humanité" requise pour être convaincants, puisqu'ils devaient se différencier des hommes pour, entre autre, ne pas les effrayer par trop de ressemblance. D'un autre côté, la psychologue Susan Calvin faisait montre d'une froideur exceptionnelle. Par la suite, les robots ne se sont pas humanisés pour autant, malgré leur amélioration évidente. R. Daneel Olivaw lui seul faisait preuve d'un plus altruisme (envers les hommes et l'humanité, bien évidemment). Ensuite, Fondation mettait des personnages de plus en plus humains (dont le mulet). Avec les dieux eux-mêmes, Isaac Asimov peaufine encore plus ses personnages, ce qui les rend cette fois-ci totalement crédibles. Tellement crédibles que les événements se déroulant dans la première partie concernant les professeurs et leurs guerres d'influence semblent totalement réalistes, à se demander s'il n'y a pas de vécu dans tout cela. Cette partie est d'ailleurs tout à fait passionnante.
La deuxième partie, elle, met en scène des formes de vie étrangères, ce qui n'est pas chose courante chez l'auteur américain. Malheureusement, s'il s'évertue à donner une dimension plus... disons poétique, cela devient vite ennuyeux, même si ce concept de trio génétique pour perpétuer l'espèce est assez intéressant. Les idées sont plutôt bonnes. En revanche, le développement l'est beaucoup moins.
Enfin, la troisième partie nous ramène sur Terre avec une intrigue "à la Asimov", c'est à dire comparable aux enquêtes de Daneel, si l'on est fan de cette lenteur caractéristique, cette réflexion autour du récit. Asimov en profite pour expliquer la physique, certains concepts, mais il ne réussit pas aussi bien à nous passionner que, par exemple, Gregory Benford dans son centre galactique. On en retient une légère amertume sur ce qui reçut les prix Hugo et Locus.

75

Les dieux eux-mêmes est un roman de bonne facture où Isaac Asimov étonne par ses personnages, mais pêche peut-être sur le développement de son histoire.
Prix Hugo 1973. Prix Locus 1973.

Critique de publiée le 31 octobre 2006.

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