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Critique du Jeu Vidéo : Viewtiful Joe : Double Trouble
Viewtiful Joe : Double Trouble >

Critique du Jeu Vidéo : Viewtiful Joe : Double Trouble

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 20 janvier 2013 à 2200

Portable Joe !

Véritables pépites estampillées gamer de la génération 128-bits, les Viewtiful Joe furent l'oeuvre d'une équipe aussi importante qu'Ephémère, le Clover Studio, qui, en quelques années d'existence, se fit un nom et une réputation auprès des joueurs. Au milieu des années 2000, la franchise fit un détour sur la jeune Nintendo DS, exploitant les fonctionnalités de la portable aux deux écrans ; Atsushi Inaba et Hideki Kamiya respectivement producteur et scénariste de Viewtiful Joe 2, assurèrent le développement de ce nouveau jeu, Double Trouble, suffisamment réussi pour parvenir à laisser sa marque sur la console.

Double Trouble semble se situer après les deux épisodes GameCube/PS2, et met en scène un Joe faisant équipe avec sa propre sœur Jasmine. Cette dernière a l'ambition de devenir une actrice aussi célèbre que leur mère en faisant ses débuts au cinéma sous la caméra du vieux Captain Blue, l'acteur/réalisateur de cette nouvelle production. Malheureusement, la pellicule contenant le film est dérobée par des ennemis inconnus et Joe doit aller dans le parc d'attraction Movieland pour le récupérer (à travers ses décors, la série continue à rendre de nombreux hommages, des classiques du cinéma d'épouvante à Resident Evil en passant par Godzilla). Mais là bas, ses pouvoir ne peuvent s'activer que s'il est filmé par la V-Cam tenue par sa douce Sylvia...

Les principales nouveautés scénaristiques résident dans l'apparition de la petite sœur, ainsi que dans le fait d'évoluer dans le monde réel en étant constamment filmé. La première donne donc au scénario encore plus d'humour (dans un esprit geek bon enfant), Joe restant un héros décomplexé bien humain se chamaillant souvent avec sa sœur. Même si l'histoire est anecdotique, on suit les dialogues avec plaisir, notamment entre Joe et les boss. On regrettera néanmoins une fin quelque peu improbable, et ce même vis à vis du joyeux foutoir dans lequel la série nous a souvent plongé.

Si l'esprit de la franchise est donc bien présent, Clover Studio a également relevé un défi technique car les capacités de la DS étaient clairement limitées. On retrouve ainsi les décors volontairement factices, ou encore les différents bonus qui caractérisent la série. Et cela fonctionne ! On oublie vite que l'on est sur DS pour jouer à un jeu plutôt beau, à la fluidité sans faille. Les deux écrans sont par ailleurs bien utilisés : celui du bas servant au prisme de la caméra de Sylvia, celui du haut zoomant soit sur le héros soit sur les objectifs à accomplir (comme les boss ou les interrupteurs). Au niveau de l'ambiance sonore, les bruitages comme la musique sont dans la même lignée que les épisodes sur console de salon, donnant donc l'impression qu'on poursuit bien l'aventure sur console portable.

Même si ce portage de la licence est on ne peut plus fidèle (bien que les sauts aient été quelque peu bâclés), les développeurs n'ont pas oublié les spécificités de la DS. Ainsi, en plus de l'habituel pouvoir de ralentir le temps, cet épisode en invente trois nouveaux. Tout d'abord le fait de pouvoir secouer l'écran à l'aide du stylet, permettant ainsi de déplacer une pierre ou de faire exploser les ballons dont les ennemis se servent. Ensuite, à l'aide d'un coup de stylet horizontal, on peut faire bouger la partie supérieure de l'écran du bas ; cela permet donc de rapprocher des plateformes ou bien de casser des murs en deux pour pouvoir les traverser. Le dernier pouvoir permet, à travers un coup de stylet vertical, d'échanger les deux écrans pour avoir le zoom en bas ; ainsi on pourra interagir avec des éléments alors inaccessibles du décors ou encore écraser littéralement des petits ennemis.

Ces trois idées s'avèrent excellentes, et offrent de nouvelles perspectives de gameplay, notamment lors des phases de plates-formes mêlées à des énigmes ayant parfois besoin de plusieurs pouvoirs pour les résoudre. Ces énigmes apportent donc une bonne diversité à ce beat'em all qui va donc nous demander de savoir user de nos poings. Néanmoins, ces pouvoirs sont appréciables dans les moments calmes, cela est une autre paire de manche quand il faut aller vite. Ainsi on devra rapidement alterner entre les boutons et le stylet, ce qui fait que l'on joue constamment avec l'ustensile coincé entre deux doigts. Et son utilisation contre les boss se révèle parfois assez pénible, car l'ergonomie est peu satisfaisante quand il faut enchainer les traits horizontaux ou verticaux et des coups dévastateurs. Le tout fait que l'on évitera le plus possible d'avoir recours au stylet lors des combats importants (grâce au pouvoir de ralentissement situé sur un bouton de la tranche).

Autre point négatif important : la faible durée de vie, qui semble inhérente à la prouesse technique affichée par le jeu. En effet, les habitués de la série boucleront le jeu en cinq petites heures, ce qui laisse clairement sur sa faim (cela est d'autant plus visible qu'un des six chapitres du jeu ne fait que reprendre les combats contre les boss précédents, et que la chasse au score est peu récompensée). On pourra toujours améliorer sa vie et ses pouvoirs avec les jetons ramassés. Enfin, on peut saluer la bonne idée que les développeurs ont eu de bien segmenter les différents tableaux, avec des sauvegardes assez proches permettant de mieux appréhender le jeu sur une console portable. C'est notamment cette raison qui fait que le titre semble un poil plus facile que ses prédécesseurs, et ce même si un mode de difficulté extrême est toujours présent.

La conclusion de

A de nombreux aspects, Clover Studio a réussi à adapter sa licence au support DS. L'esprit de Viewtiful Joe est bien présent, que ce soit dans son ambiance caractéristique comme dans le fait d'avoir relevé haut-la-main le défi technique. On apprécie également les efforts fait pour rendre plus souples les parties sur console portable, mais aussi les bonnes idées concernant un gameplay adapté à l'écran tactile. Néanmoins, le jeu comporte quelques défauts importants, à l'instar d'une jouabilité pas toujours au top quand l'action est intense, ainsi que d'une durée de vie beaucoup trop courte.

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