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Critique du Jeu de cartes : Ali
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Critique du Jeu de cartes : Ali

Avis critique rédigé par Amaury L. le mardi 2 octobre 2012 à 1110

Le baba au rhume...

Ali Baba est bien embêté, les quarante voleurs guettent sa sortie de la caverne aux mille merveilles. Comment filouter les brigands afin qu'ils ne lui dérobent pas ses précieux trésors ? La ruse semble le meilleur moyen...

Les ingrédients du baba...

Ali se cache dans une petite boîte qui renferme en son sein une figurine cartonnée Ali ressemblant à Élie Semoun aux dires de certains, quarante cinq cartes Trésor avec des illustrations sympathiques de Stéphane Poinsot et neuf jetons Alerte. Sans tomber complètement sous le charme, Ali demeure d'une qualité très honorable.

Vue du matériel.

La recette du baba...

Rassembler un maximum de cartes Trésor différentes constitue l'enjeu de Ali.

A tour de rôle, chacun incarne Ali Baba et sollicite la mémoire des autres participants. Le joueur détenant la figurine Ali pioche une carte de la pile, la montre à tous et la place dans sa main à l'abri des regards. Les autres représentent la bande de voleurs. On commence par celui sur la gauche de Ali Baba. A son tour, un voleur énumère, l'ordre d'énumération n'a aucune importance, toutes les cartes présentes dans la main du joueur Ali Baba.

Si le voleur réussit, Ali Baba pioche une nouvelle carte, rendant la tâche plus délicate ou s'arrête. Certains trésors sont bruyants, étincelants ou très lourds et handicapent Ali Baba dans sa quête de richesse. Dans ce cas, Ali Baba récupère le jeton Alerte correspondant.

Une manche se termine quand un voleur commet une erreur dans l'énumération (Ali Baba garde trois trésors et une distribution équitable a lieu sauf pour le fautif qui ne reçoit rien), lorsque Ali décide de s'arrêter (il choisit sa carte en premier et ensuite c'est au tour des voleurs), ou Ali récupère un troisième jeton Alerte identique ou différent, les voleurs se partagent le butin accumulé lors de ce tour.

La partie se clôture quand le chef des voleurs est pioché. On termine le tour en cours et on compte les points (un point par carte Trésor différente).

Quelques exemples de carte Trésor.

Où se cache ma mémoire ?

Avec Antoine Bauza à la manœuvre (auteur de 7 wonders), on attendait un petit jeu qui sorte de l'ordinaire, surtout dans la famille surencombrée des « Memory ». Après quelques parties, le résultat reste mesuré sur l'intérêt ludique de Ali. Certes, le jeu fonctionne correctement et ne traîne pas en longueur inutile. Le fait d'exprimer à haute voix les trésors cachés dans la main du joueur Ali Baba rapproche intelligemment l'ensemble de sa thématique des 1001 nuits. Cependant, Ali requiert de rester concentré de manière permanente afin de réciter sa leçon sans commettre la moindre erreur. Si cet effort implique les joueurs fortement sur toute la durée de la partie, il atténue la prise de plaisir et surtout on constate que l'ambiance ne décolle pas vraiment. Ce ne sont pas les quelques artifices employés (les jetons Alerte) qui soulèvent un enthousiasme débordant. Toutefois, on reconnaît la technicité des auteurs qui ajoutent des éléments obligeant les joueurs à prendre des risques et des décisions, préservant Ali de tout faux rythme préjudiciable.

Dans le même esprit, un jeu sollicitant l'expression et une incrémentation des éléments à retenir, La voix du grand manitou, édité en français par Gigamic en 2007, était bien plus amusant et rigolo, des qualités indispensables pour ces jeux sans autre prétention que de provoquer rires et convivialité chez les participants. Ali manque de magie !

Ali "Elie Semoun" Baba...

La conclusion de

Ali est un jeu de mémoire qui s'articule autour de l'augmentation constante d'éléments à retenir, de l'énumération à haute voix et d'un peu de prise de risque. La paire Antoine Bauza (auteur de 7 Wonders) et Corentin Lebrat (co-auteur de Le Petit Poucet et la forêt mystérieuse) propose un petit jeu sans prétention qui captive moyennement les participants. Malgré des mécanismes bien équilibrés et une durée adaptée (une quinzaine de minutes), Ali n'invite pas à l'évasion et la libération des zygomatiques, une concentration permanente étant nécessaire afin de ne pas endosser le rôle ingrat de brebis galeuse, ou simplement de ne pas pourrir la partie. Ces charmes orientaux ne surprennent pas...

Que faut-il en retenir ?

  • Bon jeu de mémoire.

Que faut-il oublier ?

  • Pas assez amusant.

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