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Critique du Jeu de cartes : Masquerade
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Critique du Jeu de cartes : Masquerade

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 17 mars 2012 à 1257

Une mascarade cthulienne

Le monde est à prendre. Des entités surpuissantes aspirent à le dominer mais les Lois interdisent les affrontements frontaux. La seule solution reste de séduire des factions indigènes qui combattront pour vous et vous glorifieront éternellement. Vers qui basculera ce monde, à vous de l'écrire...


Un monde qui tient dans la main...

Masquerade est un jeu de 71 cartes qui se contente d'une modeste boîte pour être rangé. Il n'encombre pas inutilement les placards de certains joueurs bourrés à ras bord. Le jeu se compose de cartes Sort avec une unique illustration très minimaliste. D'ailleurs, le graphisme proposé reste en deçà des principales productions actuelles même si ce n'est pas catastrophique, difficile de s'enflammer pour le travail de l'artiste Polture Umeyama. Sinon, on découvre des entités bedonnantes et peu effrayantes par rapport à la thématique apocalyptique et sans concession. Quelques lieux parsèment les aventures de ces aspirants à l’assujettissement total des populations vivant sur cette planète. Attention, toutes les cartes comportent du texte en anglais, plutôt accessible.

La boîte de jeu de Z-Man games.

Une mascarade agressive...

Le but du jeu est de cumuler un maximum de points de victoire à la fin de la partie. Le jeu s'organise autour de cinq phases qui se jouent toujours dans le même ordre. En début de tour, chaque participant choisit une carte Ordre du tour qui détermine le premier joueur, le second et ainsi de suite. Ensuite, dans l'ordre établi, chaque joueur place son Danseur (entité) sur un des six lieux disponibles et applique son effet (pioche de cartes Sort, récupération de points de vie, lancement d'un défi contre un Gardien ou un autre Danseur , activation d'une carte Événement).

Une phase Sort débute où on lance... des sorts (récupération de points de vie, recherche d'une carte défaussée...). Chaque sort a un coût, en se défaussant de cartes Sort de sa main, entre 0 et 3. Commence la phase défi, où les combats auront lieu soit contre un Gardien qui cache un trésor ou un autre Danseur (joueur). On calcule la puissance de chacun avec éventuellement l'ajout de cartes Sort adaptées. Le plus fort total remporte le combat, un trésor contre le Gardien (parmi sept) plus une Carte Sort, ou simplement une carte Sort transformable immédiatement en point de victoire dans une confrontation entre Danseurs. Le vaincu souffre de la perte d'un point de vie. Enfin, si un joueur a activé un événement, on l'applique. On continue ainsi tant qu'il reste des Gardiens à vaincre, des événements à résoudre, ou la pile carte Sort non épuisée.

Les Gardiens des trésors...

Sans pouvoir, impossible de masquer sa faiblesse...

Masquerade est un jeu de cartes de Satoshi Nakamura, un auteur japonais inspiré déjà à l'origine de Saga (lire la critique ici) et surtout de Fairy tale, publié par Edge en 2006 (lire la critique ici). Cet opus s'appuie sur des phases classiques qui ne surprennent pas par leur originalité. Cela consiste à placer son Danseur sur un Lieu précis qui semble le plus idoine pour engranger des points de victoire ou se refaire une santé en cas de grosse baffe lors d'un tour précèdent. Le nerf de la guerre se passe dans sa gestion maline des cartes Sorts qui procurent des avantages importants lors des défis contre les Gardiens ou les autres Danseurs. Parfois, il faut savoir courber l'échine et conserver ses sorts afin d'optimiser ses prochains tours de jeu.

Les six Danseurs...

Se mettre à nu et sans aucune menace potentielle, c'est l'assurance de devenir le terrain de jeu favori de sympathiques camarades qui en profitent systématiquement pour s'accaparer des Trésors intéressants ou de simplement gagner facilement des points de victoire en défiant une bête blessée et sans défense. Évidemment, aucune hésitation n'est permise quand il s'agit de récupérer aisément des points de victoire sur un Danseur en mauvaise fortune. Cela déclenche fréquemment quelques onomatopées courroucées des victimes qui s'offusquent devant tant d'acharnement. Mais, comme les points de vie ne cessent de baisser ou de grimper (un Danseur a toujours entre 0 et 2 points de vie) et se glanent commodément, les retournements de situation spectaculaires dynamisent habilement une partie de Masquerade. Tous les joueurs sont concernés par la victoire jusqu'au terme de la partie. Perdre un défi est une étape obligée, savoir rebondir et choisir la bonne action augmentent les potentialités de dominer ludiquement le monde de Masquerade.

Un sort parmi les 33.

 

La conclusion de

Masquerade est un jeu de cartes qui favorise le combat avec une résolution simple et efficace. La maîtrise et la gestion des cartes Sorts est un paramètre important afin de figurer honorablement dans la course à la domination du monde. Masquerade ne manque pas de rythme et de profondeur, et avec sa petite taille, il s'emporte partout. Toutefois, les illustrations moyennes desservent le jeu et le texte en anglais sur toutes les cartes risquent de gêner Masquerade pour s'imposer dans nos contrées. Un jeu qui ne fait pas que de la figuration !

Que faut-il en retenir ?

  • Jeu de poche.
  • Assez riche.
  • Combat simple à résoudre.
  • Thème bien rendu.

Que faut-il oublier ?

  • Maîtriser les effets des cartes.
  • Anglais sur toutes les cartes.
  • Parties trop longues de temps en temps.
  • Les illustrations.

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