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Critique du Jeu de cartes : Saga
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Critique du Jeu de cartes : Saga

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 25 décembre 2010 à 1040

A l’époque, les gobelins n’existaient pas…

Dans le royaume, les luttes intestines gangrènent la stabilité pacifique. Des héros au cœur noble sont envoyés pour éradiquer les violences dirigées à l’encontre des plus faibles. Parviendrez-vous à mater les forces démoniaques semant le chaos dans les contrées isolées suzeraines de votre Roi magnanime ?

Saga au Japon.

Saga se conforme aux standards japonais, une petite boîte contenant exclusivement des cartes. Au toucher, l’épaisseur des soixante douze cartes surprend par rapport aux normes actuelles et dégage une belle qualité de réalisation. On découvre 18 personnages ou créatures différentes qui comportent toutes un petit pouvoir… en japonais. Heureusement, une traduction complète en anglais (règles plus cartes) se trouve disponible sur Internet. Les illustrations finissent de séduire positivement les regards interrogateurs de l’assistance assemblée autour de la table de jeu.

Voici toutes les familles de Saga.

Pour héros fatigués.

Le but du jeu est d’accumuler le plus de points à la fin de la partie. Chaque reçoit six cartes et le restant se place en une pioche commune au centre de la table. A son tour, un joueur pioche une carte ou en pose une et applique son effet.

La partie se termine quand une des trois conditions apparaît à la fin du tour du joueur.

- si le joueur n’a plus de cartes en main. On calcule les points des cartes posées devant chaque joueur auxquels on retranche les points des cartes tenues en main.

- si un joueur possède dans sa main au moins 20 points. Il montre sa main. Ensuite, tous les joueurs calculent les points des cartes tenues en main et retranchent ceux des cartes posées.

- si la pioche commune s’épuise. On compte les points comme lorsqu’un joueur n’a plus de cartes en main.

Dans les trois cas, le joueur avec le score le plus élevé devient le champion du royaume.

Variante : on joue la partie en 50 points, ou plus.

Le Démon du jeu... un vrai poison !

Pour changer de Gosu.

Saga, paru en 2003, est l’œuvre de Satoshi Nakamura. Cet auteur japonais a déjà livré un jeu traduit en français, Fairy tale (lire la critique). Les premières fois que l’on essaie Saga, le parallèle avec Gosu apparaît ouvertement. On distingue le principe de la pioche commune à tous les joueurs, les combinaisons liées aux interactions entre les cartes. Toutefois, Gosu (lire la critique) se différencie par une richesse et une complexité élargies, comparées à ce Saga au tour de jeu simplissime, pioche d’une carte ou application de son effet.

Avec son accessibilité affichée, Saga tourne comme une horloge et les parties sont rondement menées. Certes, les stratégies possibles restent minimes, on conserve sa main ou on balance des sorts aux autres, mais le charme opère grâce à une fluidité remarquable (pas de pouvoirs compliqués) et une interactivité constamment maintenue. On se fait des crasses gentiment pendant la quinzaine de minutes que dure la partie. La chance impose sa loi, et parfois certains rounds laissent un goût d’inachevé (il est possible de gagner dès le premier tour). Afin de conserver une emprise légère sur le déroulement du jeu, l’application de la variante semble un compromis nécessaire pour apprécier pleinement les qualités familiales de ce jeu sans prétention.

La principale difficulté réside dans les pouvoirs écrits en japonais sur les différentes cartes. Si un effort préalable de traduction (étiquette en français collée sur la carte), Saga risque de ne pas contenter le public visé (enfants à partir de 8 ou 9 ans jusqu’aux adultes) et surtout le rythme de la partie se ralentit dangereusement. Sans être une grande saga ludique, Saga mérite votre attention, ne serait-ce que pour savourer le plaisir de se « crasser » en toute simplicité.

Partie à 3 joueurs.

La conclusion de

Saga est un jeu de pioche simple, similaire à Gosu, qui s’adresse à un large public. Contrairement à sa descendance, Saga milite pour une épuration mécanique efficace (je pioche ou je pose une carte en activant son pouvoir). Cette accessibilité rogne sur le potentiel stratégique et impose une forte dose aléatoire. Toutefois, les parties rapides n’handicapent pas réellement Saga qui s’affiche comme un bon exutoire entre potes chamailleurs, ou comme une initiation à des jeux de cartes plus évolués. Sans rentrer dans la légende, Saga présente de jolies qualités à ne pas ignorer.

Que faut-il en retenir ?

  • Simple et beau.
  • Dynamique.
  • Cartes toilées épaisses.

Que faut-il oublier ?

  • Texte en japonais.
  • Chaotique et aléatoire.

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